Présidentielle américaine: la question raciale resurgit dans la campagne

La question de la couleur de Barack Obama revient en force dans la campagne présidentielle américaine, quatre ans après l’élection du premier Noir à la Maison Blanche.

Les conservateurs enragent d’être taxés de racisme chaque fois qu’ils critiquent la politique du gouvernement, tandis que les libéraux ne voient pas d’autre explication à une telle aversion pour le sortant.

Une accusation impossible à démontrer mais qui reste omniprésente pour la communauté afro-américaine. Cet éternel débat, qui semblait clos avec l’élection du premier président noir américain, resurgit dans toutes les sphères de la société.

(…) Des études démontrent qu’en raison de stéréotypes négatifs tenaces envers les Afro-américains — les Noirs sont dangereux, bêtes, préfèrent vivre des minima sociaux plutôt que travailler… — beaucoup de gens ont intégré des préjugés dont ils ne se rendent plus compte. Et tout le monde, pas seulement les Blancs, serait atteint, d’après ces études.

« Notre histoire a créé ces préjugés inconscients », confirme Gail Christopher, vice-président de la stratégie de la Fondation Kellogg, qui a financé des recherches sur le sujet. « Nous devons concevoir des espaces protégés pour discuter et éduquer les gens sur ces préjugés inconscients, sans le leur reprocher ou leur faire honte. »

« Nous devons concevoir des espaces protégés pour discuter et éduquer les gens sur ces préjugés inconscients, sans le leur reprocher ou leur faire honte.» »

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« Les musulmans, partie intégrante de l’Histoire des États-Unis »

Washington – Ce mois-ci, la première mosquée de Cleveland, dans l’Ohio, va célébrer son 75e anniversaire et honorer son fondateur et dirigeant visionnaire, Hajj Wali Akram. Né au Texas, cet Afro-Américain s’est ensuite installé à Cleveland, où il a créé une communauté sunnite dynamique, qui subsiste encore de nos jours.

Pourtant, en écoutant les médias populaires d’aujourd’hui, voire l’avis de certains élus, nous pourrions aisément croire que Hajj Wali Akram a immigré aux Etats-Unis − et que l’islam est étranger au paysage national. Trop souvent, nous entendons dire que les musulmans ne sont arrivés que récemment et qu’ils ne sont pas d’« authentiques Américains », à la différence des protestants, des catholiques ou des juifs.

Or, rien ne pourrait être plus éloigné de la vérité.

La population musulmane étant en augmentation aux Etats-Unis, il est particulièrement important d’examiner l’Histoire de l’islam dans ce pays et de reconnaître et d’apprécier la contribution des musulmans américains.

(…) Saphir News

(Merci à Shaka)

Le Monde : « L’Amérique, véritable ennemi de Richard Millet »

Par Bruno Chaouat, professeur associé à l’Université du Minnesota

Vue des Etats-Unis, « l’affaire Millet » est plutôt drolatique. Lecteur et admirateur de Richard Millet depuis quelques années, je n’ai pas été surpris par son Eloge littéraire d’Anders Breivik (Langue fantôme, Pierre-Guillaume de Roux, 120 p., 16 euros). Si j’admire la beauté sombre et cruelle de son oeuvre romanesque, ses pamphlets me laissent sceptique et me paraissent surfaits et prévisibles. Dans l’affaire qui nous occupe me surprend surtout l’aveuglement de la critique : écrivains et journalistes se sont montrés prompts à dénoncer le racisme et l’islamophobie de Richard Millet. Soit. Mais nul n’a identifié l’ennemi de l’écrivain. Or, la véritable hantise de Millet, ce ne sont ni les Noirs ni les Arabes (tout lecteur un peu attentif sait qu’il a une grande admiration pour la culture arabe). Son idée fixe, c’est l’Amérique.

C’est que, fidèle à une longue tradition française, Millet identifie l’Amérique et « l’américanisation » de la France, de l’Europe, voire du monde, comme la causalité diabolique du déclin de l’Occident. On reconnaît le tropisme antiaméricain à ce qu’aucun paradoxe ne l’arrête. Ainsi, selon lui, l’Amérique serait responsable à la fois de la montée de l’islam en Europe et de l’islamophobie génocidaire du terroriste norvégien. Le paradoxe ne semble pas avoir suscité l’interrogation des lecteurs français, et pour cause : l’antiaméricanisme est inscrit dans l’ADN de l’intelligentsia française. Que l’Amérique pervertisse le monde, cela va sans dire et fait consensus, de l’extrême droite à l’extrême gauche. [...]

Le Monde

USA : Le Texas pourrait basculer dans le camp démocrate « grâce au vote hispanique »

Julian Castro, le prodige latino des démocrates américains

À seulement 37 ans, il est le maire de San Antonio, dans le très conservateur État du Texas, que les démocrates ne désespère pas de voir basculer dans leur camp. Grâce au vote hispanique.

Les démocrates le voient comme leur meilleur espoir de remporter un jour le poste de gouverneur du Texas, État très conservateur monopolisé depuis des décennies par les républicains, mais confronté à une révolution démographique sous la pression de l’immigration latino. Certains parlent même pour lui d’un avenir national brillant, susceptible de le mener, pourquoi pas… jusqu’à la Maison-Blanche. Julian Castro, jeune maire de la ville texane de San Antonio, non loin de la frontière mexicaine, devait prononcer mardi soir l’un des discours les plus attendus de la convention démocrate. À 37 ans, ce petit-fils d’une immigrante mexicaine arrivée en Amérique au début du XXe siècle, incarne le pouvoir montant des Hispaniques, (55 % de la croissance démographique depuis dix ans). [...]

Le Figaro

L’État providence dépend largement de la cohésion ethnique

Dans un ouvrage traduit en français sous le titre « Combattre les inégalités et la pauvreté : Les États-Unis face à l’Europe » (Flammarion, 2006) (1), deux économistes de renom international, professeurs à Harvard, Alberto Alesina et Edward L. Glaeser, ont cherché à comprendre pour quelles raisons l’État providence est plus présent en Europe occidentale qu’aux États-Unis, alors que les pays concernés ont des racines culturelles et religieuses comparables. (…)

Réunion « flash mob » (via les réseaux sociaux) ayant dégénéré en émeutes à Philadelphie, États-Unis, en février-mars 2010 (photo : Philadelphia Inquirer via le New York Times)

L’ambition du livre est d’aller aux sources des différences entre les deux modèles. Il n’a pas pour propos d’analyser les impacts des politiques de redistribution sur le dynamisme économique et sur la croissance. Il ne s’agit donc pas d’évaluer les coûts et les avantages de l’État providence.

Après des observations liminaires sur les faits et les chiffres, Alesina et Glaeser montrent que la théorie économique pure explique très peu les écarts entre les politiques de redistribution aux USA et en Europe. Par contre, et ceci constitue l’essentiel de leur apport, ils montrent que la faiblesse de l’État providence en Amérique a deux causes fondamentales et de poids égal : la spécificité des institutions américaines et l’hétérogénéité de la population Outre-Atlantique. Ce deuxième aspect est largement traité à travers la question raciale et ethnique aux États-Unis. (…)

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Un week-end comme les autres aux USA (vidéos)

Presque une émeute à Brooklyn (New York) quand les résidents des
logements sociaux Fort Greene (qui est situé dans un quartier
embourgeoisé de bobos) s’affrontent avec la police NYPD

Femme poignardée à Fort Lauderdale (Floride) lors d’une rixe

http://www.youtube.com/watch?v=ZfQe3PHSDsw

Bagarre entre femmes dans un bus à Chicago (Illinois)

Une bagarre de rue à la sortie d’une boite de nuit de Manhattan à New
York (New York)

(Merci à Kent)

Statistiques : Qui tue qui aux Etats-Unis ?

Qui tue qui aux Etats-Unis ? Dans quelles circonstances ? Quels sont les mobiles ? Avec quelles armes ? Dans quels Etats y a-t-il le plus d’homicides par strangulation ? Le Wall Street Journal a créé une banque de données interactive compilant les statistiques officielles sur les 165 068 meurtres commis aux Etats-Unis entre 2000 et 2010, accompagnée d’une vidéo méthodologique.

L’internaute est invité à explorer cette mine de chiffres en fonction de nombreux critères comme l’âge, le sexe ou encore l’origine ethnique des tueurs et des victimes. On peut par exemple constater que les Blancs tuent en majorité des Blancs, tout comme les Noirs font une majorité de victimes noires, ces deux origines ethniques étant les plus représentées dans les statistiques :

Big Browser
La banque de données

Faut-il légaliser une forme d’excision légère qui serait comparable à la circoncision masculine ?

Alors qu’outre-Atlantique, le débat sur le droit à l’intégrité physique bat son plein et que la pratique de la circoncision est en déclin, l’association des pédiatres américains s’apprête à émettre des recommandations en faveur de la circoncision néonatale, selon le Washington Post.

A l’origine de cette décision de l’American Academy of Pediatrics, les études sur la prévention du sida effectuées sur les hommes adultes dans les zones où la maladie est très répandue, en Afrique subsaharienne.

Le soutien de cette pratique controversée ne manquera de provoquer un débat aussi âpre que celui qui opposa l’institution aux militants des droits de l’homme, lorsqu’elle proposa, en 2010, de légaliser une forme d’excision présentée comme « légère ».

Effectuée afin de drastiquement réduire le plaisir féminin, l’excision est condamnée dans tout les pays occidentaux. Mais malgré l’arsenal juridique, la pratique se poursuit dans la clandestinité ou lors de voyages dans le pays d’origine, dans les pires conditions d’hygiène, exposant les fillettes excisées à de graves complications.
Une « piqûre rituelle » plutôt que l’excision

Afin d’y remédier, un débat a surgi ces dernières années dans la communauté médicale anglo-saxonne : faut-il légaliser une forme d’excision légère qui serait comparable à la circoncision masculine ?

Sous couvert de liberté religieuse, faut-il permettre aux parents de faire supprimer les peaux (sans toucher au clitoris) jugées, à l’instar du prépuce masculin, « inutiles » ? [...]

Rue89

Etats-Unis : L’Empire State Building s’illumine en vert pour la fin du Ramadan

Pendant les deux jours qui marquent la fin du Ramadan, l’Empire State Building s’illuminera en vert. Voir New-York Mag. Note 1 : c’est aussi le cas pour la Saint-Patrick.  Note 2Rue 89 aimerait apparemment que la Tour Eiffel fasse la même chose.
Extrait wikipedia : Des projecteurs illuminent le sommet de l’Empire State Building la nuit, avec des couleurs associées aux différents événements qui ont lieu dans la ville, aux États-Unis, ou dans le monde. // Principaux éclairages, associés aux différents événements du calendrier : Lire la suite

(EXCLUSIVITÉ Fortune) Gerald Celente : « Le gang financier et politique est impuissant à éviter l’effondrement »

Gerald Celente est directeur du Trends Research Institute, l’un des analystes et prévisionnistes économiques les plus reconnus mondialement depuis des années. Il est interrogé par Eric King, fondateur du site KingWorldNews.

Entretien réalisé le 06 juillet 2012

« Les gens vont devenir les vassaux des banquiers mais ils se plaisent à toujours appeler cela liberté et démocratie. C’est une prise de contrôle. »

Image de prévisualisation YouTube

(Version française réalisée par fortune.fdesouche.com. Reproduction autorisée sous réserve de nous citer.)

Commentaires sur Fortune

USA- « changement démographique » : un pasteur noir guide les ouailles sudistes

L’ÉLECTION DU RÉVÉREND Fred Luter Jr, 55 ans, à la tête de la Southern Baptist Convention (SBC, Convention baptiste du Sud) est une révolution au sein du mouvement évangélique américain.

Avec 16 millions d’adhérents, la SBC est la plus puissante congrégation protestante du pays.

Son nouveau président, élu le 19 juin, est afro-américain ; la Convention, elle, est historiquement « blanche ». Fondée en 1845, elle est née d’une scission opposant les fidèles du Sud, ardents défenseurs de l’esclavage, à ceux du Nord, qui y étaient opposés. Elle fut un véritable refuge pour les partisans de la suprématie blanche jusqu’en… 1995, l’année où ses membres ont voté une résolution condamnant le racisme, demandant pardon à leurs « frères et sœurs afro-américains ». « Qu’un descendant d’esclave en devienne le président est tout simplement incroyable », a déclaré Fred LuterJr.

Elu pour un mandat d’un an (renouvelable une fois), le révérend a commencé sa carrière de prêcheur dans la rue, à La Nouvelle-Orléans, sa ville d’origine. C’était il y a plus de trente ans, après un accident de voiture qui faillit lui coûter la vie. Aujourd’hui, il dirige la Franklin Avenue Baptist Church, l’une des églises baptiste les plus importantes de Louisiane, avec plus de 5 000 membres (ils n’étaient que 50 à son arrivée). Réputé pour ses allocutions rapides, jalonnées de jeux de mots et de répétitions dites « hypnotiques », Fred Luter Jr condamne aussi bien l’avortement que le mariage gay.

Marié et père de deux enfants, le nouveau dirigeant de la SBC s’est donné pour mission de promouvoir les membres issus des minorités.

Consciente du changement démographique et du déclin du nombre de ses fidèles « anglos » (entendez blancs), la Convention baptiste du Sud tente depuis deux ans d’attirer de nouvelles recrues, afro-américaines, asiatiques ou hispaniques en ouvrant des églises dans des quartiers plus populaires.

Le nombre de membres afro-américains a depuis lors triplé, pour atteindre un million. (…)

Le Monde

Rapport du département d’état US sur les libertés religieuses en Algérie

Les non-musulmans rencontrent de nombreuses difficultés dans l’exercice de leur culte et les atteintes aux libertés religieuses se sont poursuivies durant l’année 2011, estime le département d’Etat des Etats-Unis d’Amérique.

«La Constitution garantit la liberté de culte, mais d’autres lois, politiques et pratiques restreignent cette liberté. Le gouvernement n’a pas affiché une tendance à l’amélioration du respect et de la protection du droit à la liberté de culte, ni à sa détérioration», est-il affirmé dans le rapport annuel de la diplomatie américaine concernant l’état des libertés religieuses dans le monde.

Poursuites judiciaires, harcèlement et intolérance populaire, refus de la part des autorités compétentes d’octroyer agréments et autorisations, refus de visas sont ainsi quelques-unes des restrictions auxquelles font face ces groupes religieux chrétiens et plus rarement juifs.

Combien sont-ils ? «Selon des estimations officieuses, le nombre de citoyens algériens chrétiens et juifs varie entre 30 000 et 70 000, les chrétiens constituant l’écrasante majorité de ces groupes, expatriés inclus», rapporte le document.

«Certains chefs religieux estiment qu’il est probable que seulement quelques centaines de juifs sont restés dans le pays», poursuit le département d’Etat américain. «Selon les dirigeants de la communauté chrétienne locale, les évangélistes sont les plus nombreux, suivis par les méthodistes, les membres d’autres confessions protestantes et les catholiques romains», ajoute le rapport. En sus, et toujours selon le département d’Etat, «un chef religieux a estimé qu’il y a entre 1000 et 1500 chrétiens coptes égyptiens vivant dans le pays».

Par ailleurs, en plus de cette communauté expatriée, une proportion importante de résidents étrangers chrétiens, dont le nombre demeure difficile à estimer, sont des étudiants et des immigrants clandestins originaires d’Afrique subsaharienne, établis en Algérie ou en transit afin de rejoindre l’Europe.

Et si la majorité de ces non-musulmans, expatriés installés en Algérie ou immigrés, sont plus ou moins tolérés par la société, les Algériens convertis à une autre religion sont, eux, exposés à de nombreuses brimades, tant gouvernementales, institutionnelles que populaires. (…)

El Watan

Lire : Algérie : La chasse aux non-jeûneurs commence !

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