USA : Quand la discrimination positive devient négative

Il n’est jamais très malin d’affabuler. Surtout sur des formulaires de candidature à un emploi ou à une place d’étudiant ou de professeur dans une université américaine.

Candidate démocrate au poste de sénateur du Massachusetts, Elizabeth Warren, portée aux nues par la Maison blanche et par la presse américaine bien pensante, découvre à son insu qu’il est embarrassant d’affirmer que l’on appartient à la race des indiens d’Amérique quand on ne peut pas le prouver.

Explications:

Depuis l’abolition de l’esclavage, un américain blanc est censé disposer des mêmes droits qu’un autre américain, qu’il soit noir, « hispanique », asiatique ou issu d’une tribu indienne (je devrais dire d’une « nation » indienne).

Pour autant les universités américaines très soucieuses de soigner la diversité de leur recrutement, accordent souvent une priorité à certains candidats si ces derniers se déclarent d’une race autre que blanche. Eh oui, il faut déclarer de quelle race on est…

Qu’est-ce à dire ? À notes égales, à dossier et motivation égales, un « non blanc » a plus de chances d’être accepté qu’un blanc.

Il n’y a pas nécessairement de « quotas ». Cependant la diversité raciale est un élément important de la culture et de l’ambiance qu’une université veut promouvoir.

L’idée n’est pas nécessairement raciste si le dosage est fait avec discernement. Pour autant les « caucasiens » (c’est comme ça qu’on doit appeller les blancs aux États-Unis) qui osent dénoncer ce système sont parfois traités d’horribles racistes. C’est le nouveau fardeau de l’homme blanc du XXIième…[...]

Dugua (Le Figaro)

(Merci à Zatch)

Etats-Unis : Un patron condamné à verser 5 millions de dollars pour avoir arraché le foulard d’une employée

Une femme américaine originaire du Kansas, convertie à l’Islam depuis 2005, était harcelée depuis des années sur son lieu de travail, l’entreprise de télécoms AT&T. En 2008, les choses sont allées tellement loin que son patron lui a arraché le foulard de la tête.

La femme, Susann Bashir, a porté l’affaire devant les tribunaux. Finalement, son ancien employeur à été condamné à payer cinq millions de dollars (quatre millions d’euros) de dommages et intérêts, plus 120.000 dollars (95.000 euros) de frais salariaux non-versés.

Bashir travaillait depuis 10 ans pour AT&T en tant que constructeur de fibre de verre, un job qui lui rapportait 70.000 dollars par an. Le comportement d’harcèlement a débuté dès qu’elle s’est convertie à l’Islam. Ses collègues lui demandaient si « elle allait faire exploser le bâtiment » ou si elle « était une terroriste ». Son patron faisait régulièrement des remarques dénigrantes sur son foulard, et l’a aussi agressée physiquement. [...]

Atlas info

(Merci à Zatch)

Les mots « porc » ou « nuage » dangereux pour les Américains

Les mots en ligne ‘porc’ (porc), ‘nuage’ (cloud) ou « Mexique » peuvent attirer l’attention des services de sécurité américains. Le ministère américain de la sécurité intérieure a rédigé une liste des mots-clés en vue de détecter les menaces notamment terroristes sur les réseaux sociaux et les médias en ligne. Cette liste a été publiée en vertu du Freedom of Information Act.

Le Department of Homeland Security a souligné qu’il ne recherche pas sur internet à déceler un mécontentement général mais bien des preuves de menaces réelles. Certains critiquent déjà l’aspect vague et ambigu de la liste.

7sur7.be

(Merci à Ultim Atom)

Girls, racisme et tokénisme : la polémique qui enflamme le Web

La controverse a commencé il y a un mois, alors que HBO lançait Girls, une série comique créée et écrite par Lena Dunham, jeune scénariste talentueuse de vingt-six ans.

(…) Seulement voilà : dans Girls, il n’y a que des acteurs blancs.

Ceci n’est pas un raccourci ni une hyperbole : dans les trois premiers épisodes, seul un personnage de couleur est représenté, et c’est un sans-abri qui hérite de dix secondes d’antenne. Comme s’en étonne le site The Take Away, Lena Dunham n’a créé que des personnages blancs alors que ceux-ci vivent à Brooklyn, quartier dans lequel deux tiers des habitants ne sont pas caucasiens. (…)

Huffingtonpost

Etats-Unis. Vol détourné, une Franco-Camerounaise arrêtée

Le vol 787 de la compagnie US Airways assurant la liaison entre Paris et Charlotte en Caroline du Nord a atterri sans incident sur un aéroport de Bangor, dans le nord-est des Etats-Unis, en raison du « comportement suspect » d’une passagère française, qui a été arrêtée.

La passagère, une Française d’origine camerounaise, a remis à l’équipage un mot disant qu’on lui avait implanté dans le corps des explosifs lors d’une opération chirurgicale. Cette femme était montée à bord de l’avion sans bagage, voyageait seule et avait l’intention de passer dix jours aux Etats-Unis.

Deux chasseurs F-15 ont décollé en raison de l’incident, a indiqué le NORAD, le commandement américain de la défense aérienne, sans donner plus de précisions.

Le Figaro

(Merci à Shinbeth)

Trois militants anarchistes projetant un attentat contre le QG d’Obama arrêtés

Trois jeunes militants ont été arrêtés et inculpés hier aux Etats-Unis. Ils projetaient un attentat contre le quartier général de campagne du président américain Barack Obama à Chicago, lors des manifestations organisées en marge du sommet de l’Otan.


Trois militants projetant un attentat contre le… par BFMTV

Policiers sikhs en turban aux USA : une « leçon de laïcité éclairée » (oumma.com)

Quand la leçon de laïcité éclairée nous vient des Etats-Unis, terre de contrastes, capable du pire comme du meilleur, la conception laïcarde de la France, ou qui feint de l’être au nom d’intérêts supérieurs, paraît plus étriquée que jamais, recroquevillée dans ses certitudes sans éclat, et désespérément sans hauteur de vue.

Washington ouvre la voie de la tolérance religieuse au sein de sa police, à travers une grande première dont se félicite sa responsable en chef Cathy Lanier : les agents de police sikhs de la capitale sont désormais autorisés à porter le turban, et pas plus tard que début août, le premier policier sikh prendra ses fonctions, arborant barbe et turban. Quand on sait l’importance que revêtent ces deux symboles essentiels dans la construction identitaire des hommes sikhs, on mesure la formidable ouverture consentie par les Etats-Unis pour favoriser leur intégration dans la société.

On imagine sans mal le retentissement d’une telle nouvelle dans le microcosme politico-médiatique hexagonal, où la philosophie de comptoir a supplanté, en l’espace de quelques années, et avec l’émergence des chaînes d’informations en continu, la réflexion distanciée, lumineuse et profonde. Nul doute que la vision de policiers barbus et enturbannés sur le sol national susciterait une avalanche de commentaires, mais par le petit bout, tout rabougri, de la lorgnette…

oumma.comLe Monde

Note aux rédacteurs d’oumma.com : La religion sikh interdit formellement la consommation de viande halal.