À Saint-Ouen, on lutte contre le «sexisme» dès la crèche : Adieu Petit Ours Brun

(…) Dans cette structure pilote, pas de place pour les images du passé. Un ménage a été effectué dans la bibliothèque où un certain nombre d’ouvrages ont disparu.

Adieu Petit Ours brunjugé inopportun avec ses représentations de papa fumant le pipe en lisant le journal et de maman aux fourneaux.

«L’enfant se construit par identification, il faut faire attention aux images et aux représentations que nous lui donnons», plaide David Hellebecq, un des éducateurs. Mais quand les petites filles s’obstinent à se rêver en princesse, est-il pertinent de confisquer diadèmes et robes roses? «Nous essayons d’ouvrir l’horizon de la princesse en lui proposant du bricolage mais sans l’empêcher de jouer à la princesse», répond l’éducateur.

En Suède, certains établissements vont jusqu’à prôner l’emploi d’un pronom neutre pour remplacer les traditionnels «il» et «elle» ou à éliminer les jouets jugés trop sexués. Des pratiques qui n’ont pas cours à Bourdarias. «Nous ne cherchons pas à faire des filles des garçons ou l’inverse», assure la directrice. «Pourquoi être dans la lutte? Il faut proposer à chaque enfant d’être garçon ou fille à sa manière, sans nier la différence des sexes comme le font des partisans de la théorie du gender, estime le pédopsychiatre (1) Stéphane Clerget. On peut proposer à un garçon de jouer à la poupée, mais il ne faut pas l’embêter s’il aime bien la bagarre.».

(…) le Figaro

Des iraniennes topless dans un clip contre ”l’islam politique” – Vidéo

Le 8 mars, profitant de la journée de la femme, un calendrier de « Photos de révolutionnaires nues » est mis en vente et dans le but de le promouvoir, des iraniennes se montrent seins nus dans la vidéo « Dites non à l’islam politique ».

Les femmes qui n’ont pas peur de se montrer dans ce clip vidéo, soulignent que leur nudité est une manière pacifique de s’opposer à l’islam en politique

Par ce moyen, elles entendent dénoncer une ”société de violence, de racisme, de sexisme, de harcèlement sexuel et d’hypocrisie ”.

Elles souhaitent vendre ce calendrier pour financer le soutien aux droits et à la liberté d’expression des femmes à travers le monde.

Des hommes en robes contraignent, contrôlent et intimident des femmes à travers le monde au nom de Dieu… il faut que cela cesse ”,

insiste l’une des instigatrices de ce programme.

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Terrafemina

«Le combat contre l’hétérosexisme, une priorité publique»

Pour Carine Favier, Présidente du Planning familial, et Louis-Georges Tin Président du comité Idaho, l’hétérosexisme doit être «déconstruit» car il serait à l’origine de l’homophobie, du sexisme et de «nombreux actes de violences».

Principe de vision et division du monde social, l’hétérosexisme repose sur l’illusion selon laquelle l’homme serait fait pour la femme et, surtout, la femme faite pour l’homme.

Mouvements féministes et mouvements homosexuels ne sont pas parallèles ou convergents, c’est une seule et même cause. Etre féministe, c’est nécessairement être contre l’homophobie ; militer contre l’homophobie, c’est nécessairement militer contre le sexisme. Cette nécessité n’a pourtant pas toujours été comprise. […]

L’idéologie de l’inégalité des sexes et des sexualités se voit ainsi justifiée par l’hétérosexualité, qui détiendrait le monopole de la sexualité légitime. Le coût et les effets sociaux de cette mécanique ne sauraient être sous-estimés. Cette double injonction à la conjugalité et à la parentalité constitue un système de pensée articulé, quadrillage de l’espace social qui laisse dans ses marges stigmatisées les homosexuels, hommes et femmes, fussent-ils en couple, même (surtout) avec enfants, mais aussi les célibataires, les «filles mères», les divorcés, les couples non mariés ou sans enfants, tous ceux qui semblent ne pas ratifier l’ordre du couple et de la filiation biologique, et qui apparaissent alors comme des ferments de désordre et de contestation sociale. L’hétérosexisme est donc une police des genres destinée à rappeler à l’ordre symbolique les individus, quels que soient leur sexe ou leur orientation sexuelle. […]

Libération

Nice : Chronique ordinaire d’une école qui va mal

Autant de maux dénoncés par des instits expérimentés qui ne veulent plus se taire :

On nous demande de tenir fermement le couvercle d’une marmite scolaire en pleine ébullition qui, chaque jour, déborde un peu plus. Et surtout de ne rien dire !

À cause d’une société où tout va trop vite, où les valeurs se délitent, où les difficultés de vie des parents supplantent l’avenir scolaire de leurs enfants qui ne sont plus encadrés, ni cadrés. Tout cela se traduit en classe par des problèmes de concentration, rejet de l’autorité, montée du sexisme vis-à-vis des maîtresses…[...]

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Sur une classe de 22 élèves, cinq sont studieux, attentifs et polis. Quatre présentent des troubles sévères du comportement. Les 13 autres se lèvent en classe, n’écoutent pas l’instit, jettent leur cahier en l’air pour ne pas faire un exercice de conjugaison, raconte un enseignant à L’Ariane. Comment faire cours normalement ? Gavés de jeux vidéo, d’Internet, ces enfants zappent les cours comme s’il s’agissait d’un programme télévisé. »[...]

c’est pas ma maîtresse, m’a-t-il répondu. C’est une femme. » Un gosse de 8 ans n’invente rien. Il reproduit ce qu’il voit chez lui. »[...]

Nice matin

Le sexisme en classe inquiète les profs

Combattre le sexisme, faire respecter la laïcité, gérer les tensions avec les élèves… Le 26 novembre, 120 personnels de l’Education nationale et quelques élèves ont visionné « la Journée de la jupe »  pour évoquer ces questions.

Pour une enseignante, le film témoigne d’une réalité : « Les filles s’habillent aujourd’hui comme des sacs et n’osent plus s’habiller de manière féminine. Même pour les femmes profs, c’est dur ! » Une élève de Bobigny trouve que le cinéaste « exagère » : « Je viens en robe et je n’ai pas de problème. »

L’infirmière scolaire de son établissement précise néanmoins que le problème existe : « Il y a eu des problèmes d’attouchements. Il faut travailler ensemble. » Elle envisage de proposer une « Journée de la jupe » dans le lycée. Une enseignante critique le caractère « stigmatisant » du film concernant la banlieue : « on n’en arriverait pas là s’il y avait plus de mixité sociale ».

Un monsieur apprécie la « fin subtile » : « Il faut qu’elle meure pour que les valeurs qu’elle défend soient respectées. Cela montre que l’on va tous payer cher si on veut que ça change trop vite. Les changements se feront doucement à la force des convictions. » Le Parisien

La Journée de la Jupe. Tous les passages qui comptent (rediff)