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Soupçonné d'agression sur deux femmes voilées à Montpellier : "Elles voulaient tuer mon chien" raconte l'homme de la vidéo

Soupçonné d’agression sur deux femmes voilées à Montpellier : “Elles voulaient tuer mon chien” raconte l’homme de la vidéo (MàJ)

13/04/22

Selon lui, tout commence quand il promène son chien en fin de matinée sur les bords du Lez, à proximité de l’Hôtel de Région. L’animal, un teckel, n’est pas attaché quand il s’approche d’un banc sur lequel sont assises cinq femmes, dont deux portant un hijab, le voile islamique.

Visiblement effrayées par le chien, les jeunes femmes se mettent alors à “hurler comme des folles“, explique-t-il. Entendues par la police, les plaignantes évoquent aussi un chien de “petit gabarit” non attaché : “Mes amies ayant eu peur du chien se sont mises debout sur le banc”, témoigne l’une d’entre elles.

“Elles voulaient tuer mon chien”

C’est alors que les versions diffèrent. Selon l’une des victimes qui a témoigné sur le compte twitter Decolonial News, l’homme aurait “rigolé” en voyant cette scène et leur aurait lâché “mais quelle religion de cons”, ce qu’il ne confirme pas lors de son audition.

Lui, affirme avoir reçu des menaces. “Elles m’ont aussitôt demandé, en criant, d’attacher le chien et de le dégager de là car c’était le Ramadan” faute de quoi elles allaient “le tuer”, nous explique-t-il avant de répéter plusieurs fois qu’elles “voulaient tuer le chien ! “.

Je leur ai dit que j’avais quand même le droit de me promener ou je voulais avec mon chien

Très vite, le ton monte et la situation s’envenime, les jeunes femmes accusent l’homme de les avoir insultées. Lui se défend et évoque avoir été prié de “dégager” ainsi qu’avoir été invectivé en arabe et reçu des insultes à caractère homophobe. Il tente alors de fuir le conflit et poursuivre son chemin quand ces dernières le suivent.

“Elles ont commencé à sortir leurs téléphones pour me filmer, ce que j’ai aussi voulu faire en retour”, détaille-t-il en évoquant “un comportement de malade“. C’est à ce moment-là que la scène est filmée. “L’une me saute alors dessus pour m’arracher mon téléphone, je résiste”. Ce dernier parvient alors à saisir un smartphone avant de le jeter par terre. Dans la séquence en ligne, on peut en effet voir un téléphone voler sous les cris répétés des jeunes femmes.

L’absence de témoins visuels rend l’enquête délicate, où ici, les deux discours se contredisent sur plusieurs points. L’homme s’est rendu ce mercredi 13 avril au commissariat afin de déposer plainte pour atteinte au droit à l’image. Il a été placé en garde à vue le temps de son audition. Le parquet doit décider entre prolonger sa garde à vue ou lui rendre sa liberté dans la journée.

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