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Le nom de Ted Hughes a été ajouté à une liste établie par la British Library, censée inventorier plus de 300 personnalités «présentant des preuves de liens avec l’esclavage, des profits de l’esclavage ou du colonialisme». Selon The Guardian , Ted Hughes y a été associé par l’intermédiaire de Nicholas Ferrar, qui est né en 1592 et dont la famille était, d’après la bibliothèque, «profondément liée» à la London Virgina Company, créée pour coloniser l’Amérique du Nord.

Ted Hughes n’est pas un descendant direct de Nicholas Ferrar, qui est mort sans avoir eu d’enfant. C’est Jonathan Bate, un biographe du poète, qui avait signalé sa présence dans la liste plus tôt cette semaine. «Black Lives Matters certes, mais cela va trop loin, a-t-il écrit sur Twitter.

La British Library précise que ses conservateurs s’attellent à identifier les collections «associées à la richesse obtenue via l’esclavagisme ou la violence coloniale», afin de partager l’information avec des chercheurs. Mais l’institution a reconnu que la «présentation hâtive de ces découvertes a suscité confusion et inquiétude, en particulier par rapport aux liens faits entre les individus nommés et leurs ancêtres».

La veuve du poète déplore que son mari ait été «associé à des accusations infondées d’esclavagisme, et ce alors que cet ancêtre très lointain est né au temps de Shakespeare».

Le Figaro

(Merci à Tara King)

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