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Noirs de France

Depuis l’élection de Barack Obama, les associations censées représenter les “noirs de France” réclament de la reconnaissance, de la visibilité et l’accès aux postes prestigieux. A les entendre, la couleur de la peau serait en France un facteur grave de discrimination et d’échec social: 56% se sentiraient discriminés. Pourtant leur situation n’est pas si sombre. Il y a aussi des cols blancs dans la communauté noire.

D’après un sondage du CSA, 1,7 million de personnes de plus de 18 ans seraient noirs, antillais inclus, soit, si l’on intègre les plus jeunes, 4 % de la population française. Comme la part des personnes considérées comme non blanches est de 14 % dans les émissions et publicité confondues, on pourrait donc arguer que les noirs sont sur-représentés à la télévision.

Leur image a évolué. Au «bon Noir» des années 1920 ou à l’étudiant au français raffiné, s’est brutalement substituée l’image du nouveau migrant, venu des régions rurales du fleuve Sénégal: Maliens, Mauritaniens, Sénégalais, souvent analphabètes. Cet afflux de Subsahariens s’est concentré en Ile-de-France. Certains quartiers, notamment dans la capitale, ont connu une vague noire, comme le montre Michèle Tribalat dans une enquête sur le voisinage à Paris. Les enfants de famille africaine vivent dans un univers communautaire de plus en plus clos.

Certains noirs affichent pourtant un remarquable parcours. Malamine Koné, ancien berger au Mali, arrivé à 10 ans à Saint-Denis, a créé Airness, l’équipementier de nombreux clubs de football. Il y a d’autres exemples. Une fois riches, ces entrepreneurs ont souvent dû déménager, car la notoriété et la réussite peuvent attirer des ennuis dans les quartiers.

D’origine antillaise ou venant d’Afrique, chrétiens ou musulmans, les noirs de France ont finalement peu de points communs et constituent une communauté morcelée. «Les fils d’Africains sont plus dynamiques que les Antillais», estime François, né en métropole de mère martiniquaise. (Le Figaro)

Pour tenter de souder cet ensemble disparate, les associations comme le CRAN tentent de réinventer une mémoire commune en exacerbant les griefs contre les Blancs. De nombreux enfants d’Africains se prennent ainsi pour des fils d’esclaves qu’ils n’ont jamais été.  Mais le CRAN dont la légitimité est contestée est en voie d’éclatement. N’est-ce pas plutôt certaines élites blanches qui vont imposer, par les contraintes et les sanctions, une diversité qui est devenue la référence obligée de tout discours politique?


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