Hongrie : Le «conservateur» Viktor Orban grand vainqueur des législatives (vidéo)(màj)

Addendum du 07/04/2014

Analyse de la victoire de Viktor Orbán sur LCP :

source : extrait de LCP - Politique Matin – 07 03 2014

Présentation de la victoire de Viktor Orbán sur Euronews :

Ce dimanche, les Hongrois sont renouvelé leur parlement. Les premières projections ont confirmé les derniers sondages: le parti de Viktor Orban est donné grand vainqueur, il aurait recueilli 48 % des voix, contre 52 % lors du dernier scrutin voici 4 ans. L’opposition de centre-gauche obtiendrait 27 % des voix et devancerait largement le parti d’extrême-droite Jobbik qui, aurait cependant glané 18 % des voix, soit le double de son score de 2010. Les Verts libéraux du LMP entrerait au parlement avec 6 % des voix. 

[...] Le gouvernement actuel peut se prévaloir d’un bilan économique à faire rougir non seulement l’opposition, mais plus d’un des donneurs de leçons européens. Et c’est sans doute là une des clés du succès annoncé de Victor Orban.

En 2009, la Hongrie dans les griffes du FMI

Pour comprendre, il faut revenir en arrière. En 2009, la crise commerciale et la fuite des investisseurs vers la qualité fait chuter le forint, la monnaie nationale et l’activité. Les ménages sont étranglés par les prêts contractés en euros ou en francs suisses pour bénéficier de taux plus attractifs. La Hongrie est au bord de la faillite et le gouvernement de centre-gauche fait appel au FMI et à l’UE. Elle est alors, avec la Roumanie et les pays baltes, un laboratoire des plans d’ajustement qui seront imposés en zone euro un an plus tard. Les recettes habituelles sont mises en place : privatisations, coupes dans les dépenses, « réformes structurelles. »

Changement de politique économique

En 2010, Victor Orban arrive au pouvoir. Le changement de politique économique est radical. L’ambition du nouveau gouvernement est de se libérer des griffes du FMI et de continuer à s’appuyer sur la demande intérieure, notamment la consommation. Pas question, donc, de pratiquer l’ajustement proposé par les bailleurs de fonds. A l’époque, nul ne parie un forint sur le succès d’une telle politique.

La volonté de se libérer du FMI

Budapest fixe alors ses priorités. D’abord, se libérer du FMI. Pour cela, tous les moyens sont bons. Il faut nécessairement en passer par une période d’austérité budgétaire et par une hausse de la TVA de 24 à 27 %, mais pour adoucir l’amertume de la pilule, le gouvernement joue sur la fibre nationaliste en taxant les secteurs économiques où règnent les entreprises étrangères, comme la distribution et les banques. Surtout, il met la main sur le fonds de retraite privé de quelques 10 milliards d’euros. Pour s’assurer du succès de sa politique, il modifie la loi sur la banque centrale, réduisant l’indépendance de cette dernière. Il s’agit évidemment pour Viktor Orban de disposer du levier monétaire pour adoucir les effets de l’austérité.

L’Europe et les agences de notation matées

L’UE se fâche alors et menace. Les agences de notations, fin 2011, dégrade la dette de la Hongrie à l’état d’obligation pourrie. Mais Viktor Orban, fort d’un certain soutien populaire et d’un parlement soumis, s’en moque. Il tient tête aux Européens qui, finalement, rentrent dans le rang et le laisse faire.[...]

En 2013, l’économie hongroise s’est redressée avec des taux de croissance supérieurs à ceux de la zone euro. Au dernier trimestre de l’an passé, le PIB hongrois était supérieur de 2,7 % à celui du dernier trimestre de 2012. Le chômage a reculé de Certes, la plupart des économistes annoncent (encore) l’effondrement de ce système, mais les prévisions promettent une croissance de 2 % pour 2014 au pays, soit le double de la zone euro !

[...] Nul ne peut contester que le bilan économique du gouvernement sortant est bien meilleur que celui de l’opposition voici quatre ans. Et qu’il jouera un rôle dans l’issue du scrutin dans un pays traumatisé par la crise de 2009.

La Tribune

Addendum du 06/04/2014 : le parti de Viktor Orban largement en tête des élections

Le parti conservateur de Viktor Orban, accusé de dérives antidémocratiques ces quatre dernières années, arrive largement en tête des élections législatives hongroises dimanche, selon les sondages effectués à la sortie des urnes.

Ces résultats ne permettent pas encore de savoir si le Fidesz va conserver ou non une majorité des deux-tiers au parlement, mais sa réélection semble acquise.

Selon l’institut de référence Nezopont, il est crédité de 48% des suffrages, contre 27% pour l’alliance de la gauche et 18% pour le parti d’extrême-droite Jobbik.

20minutes.fr


En Hongrie, à un jour des élections législatives, le nom du grand vainqueur ne fait plus guère d’illusion. Le Premier ministre Viktor Orban (déjà en poste de 1998 à 2002) et son parti conservateur, Fidesz, s’apprêtent pour la seconde fois consécutive à ravir ce scrutin après leur impressionnant score de 52,7 %, obtenu en 2010. L’opposition de gauche est apathique.

Autre fait d’arme médiatique du leader du Fidesz : avoir su jouer avec la fibre patriotique de la population, en offrant par exemple le droit de vote à plusieurs centaines de milliers de Hongrois de souche, vivant hors du pays des Magyars.

Dans tous les sondages, et ce depuis plusieurs mois, Fidesz laisse peu d’espoir aux autres forces politiques. L’institut hongrois de référence, Median, crédite ainsi la formation de droite d’une confortable avance dans les intentions de vote (47 %). Bien loin devant la coalition de gauche – rassemblant socialistes et libéraux – qui parvient difficilement à rassembler 23 % des voix, talonnée de près par la formation d’extrême-droite Jobbik qui pointe à 21 %. Seule incertitude persistant donc: quelle sera l’ampleur du raz de marée électoral ? […]

La gauche et ses leaders portent le fardeau du « désastreux bilan des années de gouvernance (entre 2006 et 2010, NDLR), marquées par les scandales de corruption, le creusement de la dette et l’appauvrissement du pays »explique-Catherine Horel, historienne et directrice de recherche au CNRS.

Et pour asseoir un peu plus son pouvoir, Viktor Orban n’a également pas hésité à flirter avec le populisme.Dans les premières années de son second mandat, en vue de siphonner les voix du parti d’extrême-droite Jobbik, qui a le vent en poupe, « Viktator » s’en prend à la minorité rom (7 % de la population hongroise), épineux sujet dans le pays. Le Premier ministre décide ainsi d’abaisser drastiquement les aides sociales, vitales pour une communauté où un Rom sur deux est au chômage.

L’homme envisage même d’imposer aux bénéficiaires des travaux d’intérêt général sur des grands chantiers en échange de leurs minimas sociaux. Une idée directement puisée dans le programme du Jobbik. […]

Le Point

Poitiers (86) : Cambriolages en série : deux suspects arrêtés

La flambée des cambriolages continue. Deux personnes soupçonnées de pratiquer le vol en bande organisé ont été arrêtées jeudi par les gendarmes. Ils les pistaient. Jeudi, les gendarmes leur sont tombés dessus.

Une cellule d’enquête baptisée Roms 86 avait été mise en place par la gendarmerie soupçonnant des ressortissants roumains de pratiquer le cambriolage à grande échelle.

Des équipes organisées, originaires des pays de l’Est sont dans le collimateur des services de police et de gendarmerie. Récemment, ce sont des Serbes qui ont été arrêtés en région parisienne après une vingtaine de vols dans des magasins d’optique, notamment dans le Poitou. Là, les gendarmes pistent des Roumains, soupçonnés de rechercher l’argent liquide et les bijoux en or dans les habitations du Poitou.

Jeudi, deux personnes sont repérées puis interpellée. En début d’après-midi, les gendarmes en charge du dossier, et les policiers de Poitiers associés aux opérations, déboulent dans le quartier de la Gibauderie. « Ils sont venus dans l’appartement d’une des personnes qui est arrivée là avec sa femme il y a quinze jours », indique une des occupantes d’un l’ancien hôtel squatté par plusieurs familles roms.
Les gardes à vue des deux personnes interpellées jeudi peuvent durer jusqu’à 96 heures. Les gendarmes agissent dans le cadre d’une enquête pour vols en bande organisée suivie par la juridiction interrégionale spécialisée de Rennes. L’enquête fait suite à de nombreux cambriolages commis depuis 2013, en zone gendarmerie mais aussi en zone police.

La Nouvelle République

Un collectif de gauche appelle à refuser le vote de confiance au nouveau gouvernement

Dans une tribune intitulée « François Hollande et la rupture irrémédiable du PS avec la gauche », un collectif de chercheurs, d’écrivains et d’artistes appelle à refuser le vote de confiance au nouveau gouvernement.

L’élection de François Hollande en 2012 n’avait pas suscité d’enthousiasme démesuré. Pour beaucoup d’électeurs de gauche le vote témoignait d’une volonté de rompre avec la sarkozie plus que d’une adhésion au projet bien falot du candidat.

C’est aux députés de gauche et écologistes, majoritaires à l’Assemblée nationale, que nous nous adressons donc. Refuser de voter la confiance au nouveau gouvernement peut être le premier acte. Mais c’est une motion de censure qui pourrait vraiment contraindre notre cacique présidentiel à revoir ses choix.

Le changement, ce devait être maintenant. Rapidement pourtant c’est le constat de la continuité avec la politique de la droite qui s’est imposé. Ainsi en matière de sécurité où les coups de menton de Manuel Valls ont rappelé ceux de M. Guéant, les deux ministres de l’intérieur prouvant leur autorité et leur fermeté dans leur chasse aux roms. Il est beaucoup d’autres secteurs, on pourrait citer l’enseignement supérieur, la politique étrangère etc., où le changement s’est fait dans la continuité, pour reprendre l’expression pompidolienne. Mais c’est incontestablement la ligne économique suivie qui traduit le plus, à la fois dans le symbole et dans ses effets, cette continuité. A peine installé, le gouvernement Ayrault a fait du libéralisme économique sans le proclamer. Jusqu’aux vœux présidentiels du 31 décembre dernier où l’annonce d’un « pacte de responsabilité », salué par la droite, a confirmé la conversion du gouvernement à la politique de l’offre, explicitement libérale. Les effets sont connus. Loin de restaurer la croissance et de réduire le chômage, ce type de politique creuse les inégalités. […]

Anaïs de Courson, comédienne ; Keith Dixon, angliciste ; Susan George, écrivaine ; Thomas Lacoste, cinéaste ; Bernard Lahire, sociologue ; Christophe Mileschi, italianiste ; Frédéric Neyrat, sociologue ; Louis-Georges Tin, essayiste.

Le Monde

A Montreuil, Jean-Pierre Brard conteste le vote de roms et demande l’annulation du scrutin

L’ancien maire de Montreuil Jean-Pierre Brard, défait au deuxième tour des élections municipales, a déclaré vendredi 4 avril, avoir déposé un recours pour annuler le scrutin, contestant notamment le vote d’une centaine de Roms.

« Une quantité importante, 100 à 120 Roms, ont voté sur la base d’adresses qui ne le permettent pas: des sièges d’associations, des bureaux, des terrains ou des logements inhabités », a affirmé M. Brard, ancien communiste sans étiquette, lors d’une conférence de presse.

Pour la première fois cette année, les citoyens roumains et bulgares pouvaient voter aux élections municipales, en leur qualité de citoyens européens.

L’ancien édile de cette commune de Seine-Saint-Denis entre 1984 et 2008 espérait bien revenir aux affaires. Il a toutefois été distancé d’un peu moins de 500 voix par Patrice Bessac (FG), élu à l’issue du deuxième tour à 36,8% des voix avec le soutien des candidats Razzy Hammadi(PS) et Ibrahim Dufriche Soilihi (EELV).

France 3

Le promoteur, les Roms et les habitants du château

Château des Hautes-Montées au sud d’Orléans. Un manoir vendu sur papier glacé, une réalité qui prend l’eau depuis plusieurs années, pour une vingtaine de copropriétaires, en procédure avec leur promoteur immobilier.

Depuis quelques semaines, sur le théâtre du conflit ouvert entre les deux parties, se joue un nouvel acte : la « résidence de standing » accueille actuellement plusieurs familles de Roms, hébergées gracieusement par le patron de Zenith Promotion Emil Penev. « J’ai des appartements vides et il y a dehors des gens qui ont froid », explique-t-il. Un projet « humanitaire » mûri en décembre dernier, avec l’objectif d’héberger entre « 50 et 80 personnes » dans le château et le gymnase du domaine, rachetés à la mairie d’Orléans en 2007 pour un peu plus d’un million d’euros.

Au milieu du mois de février, l’ancienne chapelle au confort plus que sommaire, a vu s’installer un premier occupant, avec son chien. « Avant de faire de l’humanitaire, qu’il s’intéresse à ceux à qui il doit des travaux », lâche Sébastien Lescop, voisin direct, persuadé de la « mauvaise foi » de l’homme d’affaires qui, loin de jouer les philanthropes, voudrait « faire traîner les choses » et lasser la petite vingtaine d’habitants des Hautes-Montées, qui l’affronte au tribunal depuis 2010.

En novembre dernier, le syndic a assigné la SCI Château des Hautes-Montées en justice pour une nouvelle action en réparation de « malfaçons et non-façons ». Le syndic pointe entre autres des travaux de réfections des parties communes « non achevés » et un ravalement de façade très imparfait, fissures et infiltrations à l’appui. En l’état, les caves sont inutilisables et certaines installations électriques sont non-conformes. « L’absence d’entretien a contribué à cette atmosphère », rétorque Émil Penev, qui compte en plissant les yeux les « 30 annulations de compromis de vente » que sa société aurait subi depuis le début du conflit. En attendant son règlement, les copropriétaires, avec le syndic, ont obtenu la mise sous hypothèque des lots restants : bien qu’ils soient toujours affichés à la vente sur le site de la société immobilière, le promoteur ne peut s’en séparer.

Au château, une pétition circule dans les étages pour demander leur départ. « On vit dans l’insécurité.

La République

Un promoteur immobilier offre la vie de château à des bulgares sans abri

[NDLR : bien lire l'article sur Solibail en bas de page. Si le promoteur met en place une association avec la préfecture, alors les appartements seront remis aux normes et sous loués grâce à des subventions d'état pour loger des dizaines de familles roms]

Un château du XIXe siècle près d’Orléans est le théâtre depuis quelques semaines d’une singulière querelle : un promoteur immobilier y offre la vie de château à des sans-logis, au grand dam de propriétaires d’appartements dans la demeure, avec lesquels il est en conflit pour malfaçons.

« J’ai des appartements vides, je ne peux rien en faire, c’est absurde alors que tant de gens sont mal logés ! Je les utilise donc à des fins humanitaires », assure Emil Penev, qui a racheté le château des Hautes Montées à la municipalité d’Orléans il y a sept ans pour faire de cette grande bâtisse XIXe une « résidence de standing ».

Les copropriétaires, eux, considèrent que ce promoteur n’a rien d’un philanthrope et veut au contraire leur faire payer les actions en justice qu’ils ont engagées contre lui pour malfaçons depuis plusieurs années. « Nous ne sommes pas naïfs, nous savons qu’il est de mauvaise foi », s’insurge Sébastien Lescop, qui a emménagé en 2009.

Selon le syndic de copropriété, six à sept personnes d’origine bulgare sont installées depuis quelques jours dans un appartement de 150 m2 au rez-de-chaussée de l’édifice, sans le moindre confort. « Un seul d’entre eux parle français, les autres ne répondent pas.

Apparemment, ils n’ont pas d’électricité et s’éclairent à la lampe à pétrole. Nous craignons des risques d’incendie », explique M. Lescop. Le promoteur a accueilli dans les appartements vides le premier sans-abri vers la mi-février 2014. Il estime pouvoir loger une quarantaine de familles dans les trois ou quatre logements qu’il n’a pas encore vendus, ainsi que dans un ancien gymnase situé sur le domaine.

« Une de mes voisines s’inquiète désormais de laisser ses enfants seuls dans le parc et une pétition circule pour demander leur départ. Nous avons tenté de prendre des photos, mais ils se réfugient chez eux quand ils nous voient », affirme Sébastien Lescop. Le promoteur affirme pour sa part s’être rendu il y a peu dans des camps de Roms en région parisienne et pourrait « monter une association pour porter le projet ». Il a aussi contacté la préfecture du Loiret dont les services juridiques « examinent le dossier », selon lui…

L’avocat des copropriétaires, Me Emmanuel Potier, dénonce quant à lui « une volonté de nuire », même si « l’idée d’installer des sans-abri pourrait a priori paraître sympathique ». Ce promoteur, déplore Me Potier, « n’en est pas à sa première histoire à Orléans » et, selon l’avocat, il fera sans doute tout pour faire traîner les procédures en longueur et éviter de payer la remise en état des malfaçons.

Le Point

Relire :

Louez Solidaire & Solibail, le bon plan

 

Laurent Joffrin : Le FN, un «parti comme les autres partis… d’extrême droite»

Laurent Joffrin, Directeur du Nouvel Observateur, s’interroge : «Comment lutter contre le ‘gentil’ Front national ?».

Faut-il admettre cette politique du bouc émissaire quand les exemples étrangers montrent que les pays les plus ouverts à l’immigration ne sont pas ceux qui vont le plus mal, bien au contraire ?

Les habits neufs d’enfant de Marine rendent moins simple la bataille contre le parti d’extrême droite. Mais il reste tout de même des armes.
C’était tout de même plus simple quand il avait l’air méchant, quand sa vraie nature était bien visible, quand il multipliait les provocations xénophobes ou antisémites. […]

Alors faut-il ranger les drapeaux de l’antifascisme, faire taire toute indignation, mettre au rancart manifs, tracts vengeurs, conférences pédagogiques, rappel des «heures les plus noires de notre histoire», bref accorder au Front national, comme il le demande à cor et à cri, son brevet de parti comme les autres ? C’est là où tout se complique.

Bien sûr les leçons de vertu tombent à plat. Bien sûr les envolées morales sonnent le creux. […]

Mais en attendant que l’économie se rétablisse, que l’Europe se ressaisisse, que le civisme renaisse, que les tensions communautaires s’apaisent, que l’ouverture des frontières fasse moins peur – et tout cela prendra un certain temps – faut-il rester les bras croisés ? Faut-il vraiment banaliser un parti qui fait des immigrés la cause principale des difficultés françaises, au mépris de la réalité ?

Faut-il consentir à un programme qui prévoit de ramener le droit d’asile, pilier des valeurs démocratiques universelles, à la portion congrue, qui préconise les moyens les plus durs pour lutter contre les sans-papiers, allant jusqu’à proscrire toute manifestation de soutien à ces damnés de la mondialisation ? Faut-il sortir de l’euro et de l’Europe pour rétablir la fermeture des frontières, et détruire ainsi l’oeuvre de plusieurs générations, alors que cette construction fragile et improbable garantit, tant qu’elle est là, la paix aux générations futures ?

Ceux qui apprécient, malgré la perte de mémoire contemporaine, ce formidable documentaire sur la guerre de 1914 intitulé « Apocalypse », comprendront de quoi on parle…

Faut-il se rallier à une politique étrangère qui ferait de la France l’alliée de Poutine, l’amie d’Assad, la Ponce Pilate de tous les massacres, l’adversaire des révolutions arabes et la nostalgique de tous les dictateurs déchus, qui ferait de Paris la Mecque de tous les national-populistes d’Europe, la nouvelle Rome des xénophobes ? Le Front national est effectivement un parti comme les autres. Comme les autres partis d’extrême droite…

Ceux qui prétendent le contraire ne le font pas par lucidité, par réalisme, ou par une suprême habileté. La plupart du temps, ils veulent favoriser sans le dire l’intégration du FN au jeu républicain, c’est-à-dire, à terme, l’alliance entre les frontistes et l’UMP, en bloc ou en détail, qui donnerait à la droite très dure une majorité dans le pays. […]

Nouvel Obs

Orthez (64) : 150 gendarmes mobilisés, 7 gens du voyage interpellés

Vendredi dernier, vers 1h du matin, plusieurs coups de feu avec des armes de chasse sont échangés à l’entrée du camp de gens du voyage de la rue Bergerau à Orthez entre les membres de deux familles sédentarisées.

Dans le cadre de l’enquête de flagrance, une opération de police judiciaire a été organisée ce vendredi pour retrouver les armes, interpeller les auteurs et rétablir et l’ordre public, a-t-on appris par communiqué.

150 gendarmes ont investi le camp de la rue Bergerau et deux autres sites du secteur d’Orthez. Les investigations menées ont conduit à la découverte d’une vingtaine d’armes. Sept personnes ont été interpellées et placées en garde à vue pour violence volontaire avec arme et en réunion ainsi que pour des dégradations graves.

150 gendarmes, trois équipes cynophiles, un hélicoptère ECU 64, des enquêteurs des brigades de recherches ont ainsi été mobilisés.

Sud Ouest

 

Monéteau (89) : des gens du voyage investissent un champ privé

Sommés de partir d’un terrain situé près de l’autoroute, des membres de la communauté des gens du voyage ont investi un champ privé à l’entrée de Monéteau, hier matin. Provoquant une petite gêne à la circulation et une échauffourée.

L’un des propriétaires a tenté de les déloger et les esprits se sont un peu échauffés. Les gendarmes et la police municipale sont intervenus pour apaiser la situation.

« Mon mari est venu avec sa tractopelle pour creuser une tranchée, explique Nelly Rimbert, l’une des propriétaires du terrain. Ils sont venus, agressifs, vers lui. Ils tapaient sur le tractopelle. Ils avaient un fusil. »

L’un des membres de la communauté des gens du voyage admet s’être « un peu emporté ». « On s’excuse. Je lui ai juste fait voir le fusil de loin. Je n’aurai pas tiré, poursuit-il. Mais il vient et n’a pas voulu parler avec nous. On n’est pas des bêtes. On est Français. Ils nous font partir de l’autoroute mais il faut bien que l’on se mette quelque part. »

Nelly Rimbert l’entend. « Il faut leur trouver une place. » Mais répète « ce sont des champs qui sont en jachère, qui sont privés et qui doivent être libres. Donc au regard de la loi, ils ne peuvent pas s’installer ici. »

Les deux principaux propriétaires du terrain ont déposé plainte, hier après-midi. Le parquet d’Auxerre a été saisi du dossier. « On reprend la même procédure, indique la vice-procureure Frédérique Oliveaux. On va leur notifier qu’ils doivent partir. Et s’ils ne partent pas, on les poursuivra. »

L’Yonne

« On s’en prend à nos compatriotes d’origine, de culture ou de foi musulmane et il faut en finir avec ça ! » (Plenel/RMC)

Edwy Plenel est l’invité de Jean-Jacques Bourdin. Il s’en prend vivement au Front National et loue la diversité.

« Qu’est-ce que le piège du Front National ? C’est de dire aux gens ‘Comme vous êtes malheureux, prenez-vous en  à votre voisin, à celui qui n’a pas la même religion que vous, la même identité, la même apparence etc.’ Quand les pauvres se font la guerre, quand les pauvres dans la diversité de notre peuple (qui est un peuple  de brassage, de mélanges) se font la guerre, les riches et les oligarques ont la paix. Le Front National ne fait pas la politique du peuple. » – Edwy Plenel

—————— Complément (2009)

Edwy Plenel [vidéo : à 3'30"]
« Je crois que [Christophe Colomb] est vraiment métissé… C’est la résonance avec notre époque. Avec la Reconquista, avec la fin de cette Espagne métissée, c’est un moment de clôture, de crispation, de l’Europe. Il n’y a pas des résonances avec notre époque ? Où on a peur, où l’Occident se crispe ?  Une époque de crispation identitaire ? »

via groutard

Perpignan (66) : un campement de Roms détruit par un incendie

Le feu s’est déclaré, mercredi soir, vers 20h30, dans un endroit isolé, situé derrière une grande surface, à la sortie sud de Perpignan. L’alerte a été donnée par des agents de sécurité du magasin de bricolage.

Les sapeurs pompiers sont intervenus rapidement mais les habitations de fortune ont été détruites par les flammes.


Un témoin oculaire de la communauté Rom, rencontré ce jeudi matin, affirme avoir vu la veille un individu asperger les lieux avec de l’essence avant de l’enflammer.

Une enquête de police est en cours pour vérifier l’origine du sinistre et les services sociaux de la municipalité se sont rendus sur place, ce matin, pour tenter de trouver une solution pour l’hébergement des familles de Roms.

France 3

Les tracteurs volés partaient pour la Roumanie

Trois tracteurs volés à Nuaillé ont été retrouvés au matin, alors qu’ils circulaient près d’Orléans. Les voleurs avaient compté sans la prévoyance du propriétaire de la concession qui avait pris soin d’équiper le plus cher de ses tracteurs d’une puce électronique permettant de le géocalisé à distance.

Courrier de l’Ouestmerci Paul Kersey