Norvège : Une tasse de thé à la maison contre le racisme anti-musulmans

Une opération «Une tasse de thé à la maison» est organisée en Norvège pour lutter contre «l’islamophobie et les préjugés dévastateurs».

La Reine de Norvège, elle-même, y a répondu très favorablement, consciente des bienfaits libérés par des arômes invitant à la sérénité et au vivre-ensemble.

C’est prodigieux ce que la chaleur d’une simple tasse de thé peut faire sous les latitudes les plus nordiques ! Encore fallait-il oser mettre au goût du jour ce grand rituel de la convivialité musulmane, et lancer une invitation nationale conviant les Norvégiens dits de souche à venir prendre le thé chez leurs concitoyens musulmans, tous engagés volontaires dans l’aventure.

Au royaume de Norvège, meurtri dans sa chair par l’engeance du mal absolu sous les traits froids et calculateurs d’Anders Breivik, ce monstre du néo-nazisme qui a justifié sa folie meurtrière du 22 juillet 2011, à Oslo et sur l’ïle d’Utoya, au nom de sa croisade contre l’islam, les musulmans ont choisi de faire l’éclatante démonstration que leur hospitalité légendaire n’était pas usurpée, et qu’elle pouvait ouvrir les portes de leur foyer, mais aussi et surtout celles du coeur. […]

oumma

Saint-Ouen (93) : La première crèche qui nie la différence entre filles et garçons

Après la Suède, pays qui a largement développé les crèches «qui traite de façon indifférenciée les garçons et les filles», c’est au tour de la France dont la première crèche basée sur ce modèle a été ouverte à Saint-Ouen, en Seine-Saint-Denis.

«La crèche Bourdarias s’inscrit [...] bien dans un projet global du gouvernement à agir sur les modèles éducatifs pour promouvoir dès le berceau l’indifférenciation des sexes». (Stéphane Clerget, pédopsychiatre)

Par l’ouverture de la crèche Bourdarias, «l’objectif assumé» du gouvernement est de «lutter contre les préjugés ‘sexistes’ dans l’éducation pour promouvoir l’égalité homme/femme » […]

genethique (Merci à Rozenwyn)

Pour 53% des Français, «leurs concitoyens issus de l’immigration» sont représentés de manière satisfaisante dans les institutions politiques.

Deux tiers des Français (66%) ne voient aucune amélioration en matière d’égalité des chances depuis l’élection de François Hollande, selon un sondage Harris/Club Averroes publié mardi dans 20 minutes.

Cette enquête est publiée le jour d’un comité interministériel de lutte contre le racisme et l’antisémitisme, au cours duquel les ministres vont réfléchir aux moyens de lutter contre les préjugés liés à l’origine ou la religion.

Cette opinion est partagée quelle que soit l’étiquette politique des sondés: 63% des électeurs de François Hollande, contre 67% des électeurs de Nicolas Sarkozy, jugent que le concept d’égalité des chances n’a pas progressé depuis l’élection présidentielle.

Or, 61% des Français considèrent que la société discrimine les citoyens selon des critères de sexe, d’âge, d’origine géographique ou de couleur de peau. Cette fois, les affiliations partisanes jouent beaucoup: près de 50% des partisans de gauche souhaitent une meilleure représentation de la diversité au gouvernement, au Parlement et dans les partis, contre 9% des sympathisants de droite.

Libération

«En Europe, la défense de la laïcité est souvent une façade derrière laquelle se cache un vieux préjugé colonial»

Interview de l’historien Enzo Traverso, enseignant à l’université Cornell de New York, qui publie deux livres, un sur l’histoire des intellectuels dans l’espace public français, et un autre sur la modernité juive, comme «autant d’accomplissements de ses questionnements sans fin». Extraits.

L’antisémitisme n’a pas disparu, je n’ai pas écrit cela. Ce que, avec bien d’autres analystes, j’appelle une nouvelle judéophobie, est une hostilité à l’égard des Juifs qui peut prendre des formes très violentes (les cas que vous citez le prouvent) et vis-à-vis de laquelle je n’ai aucune indulgence. Pour combattre efficacement cette judéophobie, cependant, il faudrait partir du constat qu’elle n’a pas grand-chose à voir avec l’antisémitisme traditionnel.

La haine de Merah ne se nourrissait pas de Barrès ou Céline. L’antisémitisme qui a structuré le processus de formation des sociétés nationales en Europe et qui a largement modelé, pendant deux siècles, leur habitus mental, des élites aux couches populaires, est aujourd’hui en déclin. Au contraire, l’Europe fait de la mémoire de l’Holocauste une sorte de «religion civile» des droits de l’homme et stigmatise l’antisémitisme.Cette condamnation est d’autant plus intransigeante qu’il n’y a pas de Juifs parmi les sans-papiers susceptibles d’expulsion, ces derniers étant plutôt des Africains, des Arabes ou des Roms. La xénophobie et le racisme ont pris d’autres formes et s’exercent contre d’autres cibles. […]

Le mot «islamophobie» n’est-il pas aussi piégé que le mot «antisémitisme» et ne risque-t-il pas de brouiller la frontière entre racisme et critique anticléricale ?

Vous avez raison, cette distinction me paraît nécessaire, comme il me paraît nécessaire de soutenir ceux qui, avec beaucoup de courage, mènent un combat «anticlérical» sous des régimes islamistes ou en voie d’islamisation, comme en Tunisie. En Europe, la défense de la laïcité est souvent une façade derrière laquelle se cache un vieux préjugé colonial. La xénophobie devient respectable lorsqu’elle se cache derrière la défense des droits des femmes et des homosexuels. Alors, déconstruisons aussi la laïcité. […]

Les Inrocks

Mariage pour tous. Loid Oyenamono : «La bataille des anti est perdue d’avance»

Le Nouvel Obs ouvre largement ses colonne aux partisans du mariage pour tous. Parmi eux, Loid Oyenamono, «étudiant en Com/Marketing et blogueur», qui «réclame le progrès social et la fin de la haine».

Encore une fois chers opposants, je vous le répète, la bataille est gagnée d’avance. Que vous soyez, 300.000, 800.000 ou 1.000.000 dans les rues à crier votre indignation, jamais vous n’empêcherez le progrès d’avoir lieu.

Il paraît que le 13 Janvier dernier, un peu plus 500.000 personnes étaient dans la rue pour exprimer leur opposition à ce projet de loi. Réalisant par la même, l’une des plus grandes manifs de protestation en France de ces trente dernières années. Eh bien, mon propos s’adressera ici à ceux-là. Ceux-là qui ont bravés le froid il y’a deux dimanches de cela pour nous dire leur opposition. Votre combat est vain ! […]

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Pour Google et Twitter, les Noirs puent

Si la saisie semi-automatique de votre navigateur est activée, vous verrez, si vous posez la question de savoir « pourquoi les noirs », vous verrez s’afficher les suggestions « sentent mauvais, puent, ont une odeur forte… ».

Il ne s’agit pas pour moi de verser dans la complainte ou la victimisation : ce que reflète Google c’est simplement les préjugés du plus grand nombre. Google doit-il laisser les affichages tels quels, voire les entretenir, en n’éliminant pas des recherches associées aussi nauséabondes ?

Les noirs sentent fort, un peu bizarre, ils puent… Pas comme certains Blancs qui dégagent le camembert ou le macchabée : les Noirs ça schlingue le bouc ! Je confirme. Mais notre odeur n’est pas toute notre essence.

Les odeurs des Noirs sont la forêt primaire à travers laquelle nombre de mythes prospèrent. C’est étonnant que l’on se pose la question de nos odeurs quand sont de notoriété publique les problèmes d’eau que nous avons et la cherté des parfums, ce n’est pas chez nous que Dior ou Hugo Boss battent leurs records de vente. [...]

Au Cameroun, on n’utilise jamais d’eau pour se laver les dents, on se contente des racines de certains arbres dont on s’astique consciencieusement. C’est pourquoi nos dents sont si blanches ; ici on pense que l’eau rend les dents jaunes. Il suffit pour s’en convaincre de voir les dents des Blancs ou des plus claires (donc les plus aisées) de nos femmes noires, toutes jaunies, comme si au lieu de racines elles utilisaient du tabac à chiquer. Nos pipis, eux, sont recyclés pour de prétendues thérapies, mais il s’agit en réalité de combler notre soif.

Si vers 17 heures, un Africain vous propose du thé, vous savez désormais de quoi sera faite votre boisson. Le thé c’est pour l’exportation, nous n’avons pas assez d’eau pour en consommer nous-mêmes. Il y a nos brasseries qui ont eu l’idée de commercialiser les pipis, sous forme de boisson énergisante : les Camerounais en redemandent ! On boit du pipi partout maintenant, les jeunes lui prêtent des vertus aphrodisiaques, les vieux des propriétés de jouvence. [...]

Afrik.com

Merci à Født Til å Herske

Etats-Unis : Une campagne «éducative» intitulée «My Jihad»

Le Conseil des relations américano-islamiques (CAIR) a lancée aux Etats-Unis le 14 décembre une nouvelle «campagne éducative» intitulée «My Jihad»

«Mon jihad est de briser les stéréotypes à travers l’humour.» «Mon jihad est de créer des ponts à travers les amitiés.» Avec une question récurrente à laquelle tous et chacun sont invités à répondre : «Quel est le vôtre ?».

A l’heure où le terme même de «jihad» conduit à des préjugés tenaces contre les musulmans, ces derniers tordent le cou aux clichés qui renforce la haine de l’islam en Occident. Une belle initiative que Saphirnews relaie sans tarder. […]

Saphirnews

«Contrairement aux personnes noires ou d’origine arabes, personne n’a été tué en France parce qu’il est blanc»

Le Conseil des jeunes de la ville de Bondy organise régulièrement des ciné-débats. Thème de la dernière rencontre cette semaine : comment combattre le racisme au quotidien ?

Deux spécialistes de la question ont été accueillis à l’espace Marcel Chauzy, situé à proximité de l’Hôtel de ville. Steevy Gustave, maire-adjoint à Brétigny-sur-Orge, membre de l’association SOS Racisme et producteur entre autre de l’émission Rire contre le racisme, ainsi que Marouane Zaki, intervenant en milieu scolaire. […]

«Combattre le racisme c’est combattre les préjugés qui subsistent dans la tête de tous, Blancs, Noirs ou Arabes. Les préjugés sont le propre de l’être humain. L’importance du combat est donc de montrer que l’on a tous des préjugés. Néanmoins nous devons aller au-delà de tous cela pour vivre ensemble» affirme Steevy Gustave. Suivant son analyse, les actes de racisme peuvent être vécus par tout le monde. Les victimes ou les bourreaux ne sont pas toujours ceux que l’on imagine. Ainsi, il reconnaît bien volontiers le racisme anti-blanc, bien que ce phénomène soit marginal.

«Il n’y a pas de bons qui s’opposent aux méchants. Ce n’est pas parce qu’on a subi des actes de racisme de la part d’une personnes que l’on va généraliser. Des cons il y en a partout. En outre, le racisme anti-blanc existe bel et bien. Cependant, contrairement aux personnes noires ou d’origine arabes, personne n’a été tué en France parce qu’il est blanc» tempère Steevy Gustave. […]

«Lorsque j’interviens dans les écoles, il y a des jeunes d’origine arabe qui admettent l’idée selon laquelle les Arabes sont tous des voleurs. C’est la pire des choses. De plus, il faut que l’on assume notre nationalité qui est française avant tout.» déclare Marouane Zaki.

Le Bondy Blog

«Faire face à la France raciste»

Louise Couvelaire rappelle dans Le Monde les différentes initiatives prises par les pouvoirs publics et les associations pour «déconstruire les préjugés».

Il ne s’agit pas de changer les mentalités mais d’entamer un travail de déconstruction des préjugés et de montrer que l’histoire de France est faite de diversité. (Marwan Muhammad, Collectif contre l’islamophobie en France, (CCIF).)

Campagnes contre l’islamophobie et le racisme, plan contre l’homophobie, appel conjoint de François Hollande et du premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, contre l’antisémitisme, le 1er novembre à Toulouse… Pouvoirs publics et associations tirent la sonnette d’alarme. Et il y a de quoi. Toutes les études le montrent : les préjugés, qui étaient en recul depuis 2005, sont repartis à la hausse depuis deux ans. […]

«On tend à s’imaginer que la France « historique » était blanche, mais c’est oublier les colonies !», déclare le sociologue Eric Fassin.

«Il faut adopter une ligne plus agressive dans nos messages, moins gnangnan», insiste le président de la Licra, ain Jakubowicz. «Moins moralisatrice surtout, précise le sociologue Eric Fassin. La bonne conscience paraît toujours condescendante» […]

Le ministère des droits des femmes vient d’ouvrir la voie. Le 31 octobre, Najat Vallaud-Belkacem a présenté un vaste plan destiné à lutter contre l’homophobie. […]

Le Monde (Merci à Joyeux luron )

Le Conseil de l’Europe et l’UNESCO appellent à lutter contre l’islamophobie à l’école

Le Conseil de l’Europe, le Bureau des institutions démocratiques et des droits de l’homme (BIDDH) et l’UNESCO ont édité un guide à l’attention des éducateurs pour les aider à combattre l’intolérance et la discrimination à l’encontre des musulmans.

Les musulmans de France ne supporteraient pas, une nouvelle fois, d’être pris pour cible au sein de l’école, qui est censée être un lieu d’intégration.

Les préconisations du Conseil de l’Europe ciblent tout le monde de l’éducation. «Responsables de l’éducation dans la classe politique et l’administration, formateurs d’enseignants, enseignants, chefs d’établissement et principaux, personnel des syndicats d’enseignants et des associations professionnelles, membres d’ONG» sont visés, indiquent les auteurs du guide, qui ajoutent que ces règles s’appliquent «à l’enseignement primaire et secondaire, mais sont aussi utilisables dans un cadre éducatif informel».

Pour combattre l’islamophobie, le rôle de ces éducateurs, qui doivent avoir pour mission de «faire connaître et comprendre les différentes cultures», est essentiel car les «attitudes et les tensions à l’origine de conflits entre communautés plongent souvent leurs racines dans des stéréotypes et des préjugés». […]

Par ailleurs, «certaines études font ressortir, par exemple, que les élèves portant le voile ont plus de chances d’être placées dans un groupe de niveau inférieur, ou d’être invitées à éviter les disciplines plus intellectuelles», note le guide. Désolant. […]

Saphirnews

Ce soir sur France 2 : Tata Bakhta

France 2 programme ce soir à 20h35 Tata Bakhta, un «téléfilm humoristique» réalisé en 2010 par Merzak Allouache.

La fiction se permet des incursions frondeuses dans l’actualité des deux rives de la Méditerranée : évocation de la répression du printemps berbère de 1980, du poids de la corruption côté algérien ; profanation des sépultures juives et présence xénophobe du Front côté français. (Télérama)

Synopsis : Lorsqu’elle apprend que son frère est récemment décédé, Tata Bakhta se sent soudain bien seule en Algérie. Elle décide de faire son deuil en vérifiant qu’il a bien été enterré selon le rituel musulman. Elle débarque d’Oran et fait irruption chez ses neveux. Elle découvre qu’ils sont parfaitement intégrés et qu’ils prennent maintes libertés avec les traditions. Dans la petite ville de province où elle se retrouve, Tata Bakhta doit faire face aux préjugés. Peu à peu, elle doit admettre qu’elle-même est pleine d’idées préconçues. Estimant que sa culture et celle de son défunt frère sont menacées, elle essaie de rappeler à chacun l’importance de se souvenir de ses origines. D’abord compréhensifs, ses neveux tentent de lui mettre les points sur le «i»…

La critique de Télérama

Verbe haut et galure rouge vissé sur la tête, Bakhta débarque de son Oran natal chez ses petits-neveux provençaux. Tourmentée à l’idée que Sandrine, Paul et Kevin n’aient pas sacrifié au rituel musulman pour enterrer leur père, son cousin. Mais son exaltation des valeurs du bled et de la prière se heurte au quotidien «très intégré» des trois jeunes. «C’est dommage, tes parents, ils t’ont pas donné un nom arabe. Kevin Mohamed ou Kevin Mustapha, c’est meilleur. Il faut pas avoir honte de ses origines. — T’inquiète, je m’appelle Kevin Benbareh, ça me suffit comme origines.» Quant au souhait de Bakhta de se rendre sur la tombe du défunt, il présente un défaut majeur : les neveux ont fait incinérer leurs parents.

Les premières minutes, qui semblent installer le film dans l’outrance surjouée, peuvent faire craindre le pire. Puis, balançant entre comédie douce-amère, satire grinçante des replis communautaires et conte moderne capable de déjouer l’extrémisme politique, la fable, mâtinée d’autodérision, réjouit. […]

Télérama

La migration, une chance pour le développement de la foi chrétienne

Dix-huit organisations chrétiennes et protestantes, dont le Secours Catholique, ont publié le 24 mai une brochure consacrée à une réflexion chrétienne sur l’accueil des migrants. Elles y démontent les préjugés sur la migration et appellent à vivre-ensemble. [...]

« Lors de la campagne électorale présidentielle, le mot « immigré » couvrait tout et n’importe quoi. Derrière les craintes face à l’immigration se cachent des préjugés », dénonce François Soulage, président du Secours Catholique. Ce sont ces préjugés que les associations se sont employées à démonter dans cette brochure. « Dans un contexte de campagne électorale en vue des législatives, il est important que nous, chrétiens, fassions un travail de sensibilisation pour ne pas laisser nos élus dire n’importe quoi pour des raisons électoralistes », a estimé François Soulage. La brochure souligne que rien n’est plus préoccupant que le décalage entre la somme des études démontrant que l’immigration est une chance pour l’avenir de la France et la persistance d’idées reçues fondées sur une équation simple : immigrés = problème.

Parmi ces réticences, ont trouve, entre autres, le sentiment que les immigrés ne savent pas et ne veulent pas s’intégrer. « Sur les 650 000 personnes accueillies par le Secours Catholique, 30% sont des gens issus de l’immigration. Nous voyons combien ces personnes ont d’abord une envie d’être intégrées ; nous pouvons témoigner de cette réalité. Aujourd’hui, il faut mettre en avant une politique d’intégration et non plus de stigmatisation ! », a déclaré François Soulage. Par ailleurs pour Denis Vienot, secrétaire général de Justice et Paix, les migrants sont avant tout « des actifs et des consommateurs, ils payent des impôts davantage qu’ils ne touchent d’allocations. » [...]

Le Secours Catholique

Brochure Secours Catho