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Dans cette série postapocalyptique allemande, les gentils sont hétéros et proches de la nature, les méchants queers et hédonistes. Un manque d’inventivité qui consterne le journaliste berlinois Peter Weissenburger.

Lancée le 19 février sur Netflix, la série allemande Tribes of Europa était attendue avec curiosité, annoncée par la plateforme comme la nouvelle création SF des producteurs de Dark, Quirin Berg et Max Wiedemann. “J’aime tout ce qui laisse présager des monstres, des robots et des monuments en ruine”, se réjouissait Peter Weissenburger, journaliste au quotidien berlinois Die Tageszeitung. Spécialiste des questions de genre et de sexualité, il a vite déchanté devant les préjugés véhiculés par la série.

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Bien sûr, il n’est pas question d’exiger que les personnages LGBTI soient toujours positifs,
précise Peter Weissenburger. Ce qui gêne le journaliste, c’est que la trame de la série
emprunte un sentier trop balisé pour ne pas susciter des interrogations, “une parabole à
mi-chemin entre la décadence de l’Empire romain et le mythe de Sodome et Gomorrhe :
urbanisme, hédonisme, homosexualité et non-binarité de genre”.
Il poursuit : “Pourquoi les méchants ont-ils l’air de clubbeurs berlinois sortis des années
2010 plutôt que de voyous épris de nature vivant en rase campagne (oh, une ferme nazie) ?”

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Courrier International


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