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Abdellah O., jugé pour deux viols et tentatives de viol, a été condamné ce vendredi soir à quatre ans ferme. Une peine jugée trop clémente par les parties civiles, très amères.

Après des délibérations qui auront duré près de six heures, Abdellah O., surnommé le « boulanger prédateur de l’Est parisien », a été reconnu coupable ce vendredi soir d’un viol, d’une tentative de viol et d’une agression sexuelle. Il a été condamné à cinq ans de prison, dont un an avec sursis. Ce Marocain de 35 ans s’est également vu interdire d’entrer sur le territoire français pendant dix ans. Une peine conforme aux réquisitions de l’avocat général, qui avait demandé cinq ans d’emprisonnement.

Abdellah O. était jugé cette semaine devant les assises de Paris pour deux viols et deux tentatives, entre mai 2012 et juin 2013, dans un périmètre d’un kilomètre autour de la station Ménilmontant à Paris (XXe). Avec un mode opératoire similaire, l’homme s’attaquait à des femmes brunes, seules, en jupe, peu avant l’aube. Des faits que celui qui était alors boulanger a niés à l’audience, comme il l’avait fait avec constance pendant l’instruction.

Abdellah a donc été acquitté du viol d’une jeune femme, Laureline (le prénom a été changé), faute « d’éléments de preuve déterminants », selon les motivations lues à l’audience par la présidente de la cour d’assises. A l’énoncé du verdict, Laureline a quitté précipitamment la salle.

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Autre source de déception, pour les parties civiles : la tentative de viol sur Géraldine Jeffroy a été requalifiée en agression sexuelle. Les jurés ont en effet estimé que, lors de son passage à l’acte, Abdellah O. n’était pas allé assez loin, dans ses gestes, pour prouver la volonté de violer.

« J’ai le sentiment que pour les jurés, qui étaient principalement des hommes, il aurait fallu que je me débatte moins pour que la tentative de viol soit établie », se désole Géraldine Jeffroy, dans un message transmis au Parisien dans la soirée. « Je suis fière de ma réaction, et à la fois, devant ce verdict, je m’en veux presque de m’être battue jusqu’au bout », grince-t-elle.

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Le Parisien


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