Les sodas identitaires, un marché pétillant !

La boisson « identitaire » est un créneau porteur.

Sur les stands du Salon Halal Expo, qui s’est tenu les 9 et 10 avril à Paris, les boissons aux dattes côtoyaient divers breuvages, dont les cannettes affichent les couleurs des pays du Maghreb. Hamoud Boualem, entreprise fondée en 1878, est un des poids lourds du marché avec son cola algérien, le Selecto, à l’essence de pommes. On trouve aussi le Boga tunisien ou l’eau d’Ifri, qui provient des montagnes de Kabylie. Les géants des boissons sucrées sont également positionnés sur le marché, à l’image de Coca-Cola, qui a introduit le soda tropical marocain Hawaï en 2011 sur le marché français. Pepsico est aussi présent, avec le Mirinda.

Abbas Bendali, spécialiste du marketing ethnique, précise que la demande est exponentielle

Il est difficile de récolter des chiffres de vente sur ces produits essentiellement vendus dans les circuits traditionnels, à l’image des boucheries halal, souligne à l’AFP Abbas Bendali, directeur du cabinet Solis, spécialiste du marketing ethnique. Mais, précise ce dernier, la demande est exponentielle et ils sont de plus en plus présents dans la grande distribution ou les snacks de type kebab.

Article complet sur LeMonde

Zappage Fortune de mars 2013

Dans la continuité du zapping de Fdesouche, nous vous proposons une sélection d’extraits de vidéos diffusées sur Fortune en mars.

Les vidéos diffusées sur Fortune sont disponibles sur la WebTV.

Commentaires sur Fortune

Le «made in France» à l’assaut des touristes

Tandis que la plupart des porte-clés, boules à neige et autres souvenirs vendus en France sont fabriqués en Asie, la société Passion France veut inciter les touristes à ramener chez eux des cadeaux produits localement.

Haro sur les tours Eiffel «made in China». Le marché des souvenirs touristiques n’ayant pas échappé à la mondialisation, la plupart des porte-clés, boules à neige, magnets et autres pièces de textile vendus dans les boutiques spécialisées en France sont fabriqués en Asie.

«Résultat, les touristes chinois se retrouvent à acheter à Paris des tours Eiffel produites dans leur pays»,

ironise Yves Guilloux, directeur du groupe François de Fonbelle, qui commercialise depuis seize ans des produits gastronomiques, vins et spiritueux du terroir français. Une «aberration» que dénonce aussi son associé, Rodolphe Grosset.

«Ces produits devraient être par essence fabriqués en France, comme ils l’étaient il y a trente ans!»

Forte du succès de leur marque Fonbelle qui s’est imposée en ambassadrice du savoir-faire gastronomique français de Miami à Hongkong, les deux entrepreneurs ont lancé, début 2011, le concept Passion France qui décline une gamme complète de produits exclusivement fabriqués dans des usines tricolores. (…)

Le Figaro

La financiarisation : Outil d’enrichissement de l’hyper-classe mondialisée

Tribune libre de Paysan Savoyard

Depuis une vingtaine d’années, l’économie mondiale s’est financiarisée. Cette financiarisation a de très importantes conséquences. Nous nous efforcerons de répondre à ces trois questions. Qu’est-ce-que la financiarisation ? Quelles en sont les causes ? Quelles sont ses conséquences ?

1. Qu’est-ce que la financiarisation ?

La financiarisation signifie que l’économie mondiale est désormais dominée par la sphère financière et non plus par la sphère de l’économie « réelle ».

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Alain Duhamel. La dépression française : rejet de l’islam et de l’immigration, populisme…

Tribune de Alain Duhamel dans Libération.

Le sondage Ipsos publié vendredi dans le Monde donne une image littéralement effrayante de l’état d’esprit des Français. On savait déjà, par de multiples enquêtes d’opinion, qu’ils battent des records de pessimisme et d’insatisfaction, qu’ils regardent leur situation de façon plus noire que des pays en guerre ou des nations en perdition.

La nouveauté de ce sondage est que la France présente de surcroît toutes les caractéristiques du populisme : forte demande d’autorité (87% pensent que la France a besoin «d’un vrai chef pour remettre de l’ordre»), rejet brutal de l’immigration, aversion de la religion musulmane, sentiment massif de dépossession, détestation du monde politique.

On constate, d’étude en étude, que les Hexagonaux détestent la mondialisation, ont horreur du capitalisme (plus que les Chinois), désespèrent de l’Europe et sont persuadés qu’un déclin inexorable nous entraîne dans une chute sans fin. […]

Libération

Les frontières entre familles politiques se sont brouillées

Ipsos a conçu et réalisé pour Le Monde, la Fondation Jean Jaurès et le Cevipof la première vague d’un baromètre exclusif sur les Nouvelles Fractures qui traversent la société française. Celle-ci met montre la porosité entre l’électorat UMP et FN, sauf sur l’économie et la mondialisation. Analyse de Raphaëlle Besse Desmoulières, Bastien Bonnefous, Abel Mestre et Thomas Wieder, Le Monde du 25/01/2013.

Chacun en a fait l’expérience : il est des sujets qu’il vaut mieux éviter d’aborder avec ceux qui ne votent pas comme vous sous peine de disputes homériques ; il en est d’autres, en revanche, qui peuvent faire naître des ententes inattendues entre électeurs de partis rivaux. L’enquête d’Ipsos  réalisée pour Le Monde en fournit maints exemples. Il en ressort une cartographie de la société française assez complexe, faite de fractures et de porosités qui brouillent parfois singulièrement les frontières qui bornent les différentes familles politiques. (…)

Ipsos

Ayrault appelle les Français à accepter la mondialisation

La France doit tirer parti de la mondialisation et encourager la prise de risque sans renier son modèle économique et social, qui doit être «renouvelé», estime le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, dans une tribune publiée jeudi par Le Monde. Ce long texte précise le cap du gouvernement, qui entame avec son premier conseil des ministres de l’année douze mois difficiles sur le plan économique avec une feuille de route pour les six mois à venir.

«La France est à la croisée des chemins», écrit Jean-Marc Ayrault, qui souligne que le modèle politique, social et économique fondé depuis deux siècles est aujourd’hui fragilisé par les inégalités, la dette publique et le chômage. La montée des extrêmes dans les urnes et la défiance qui «paralyse nos relations sociales et politiques» obligent également la France à réinventer son modèle, sans rupture mais en refusant un prétendu «âge d’or», ajoute-t-il.

«La crise que nous traversons est d’abord économique et sociale. La tentation est grande d’en reporter la responsabilité sur autrui, d’accuser la libéralisation des échanges commerciaux et financiers, la concurrence des pays à bas coûts et les politiques conduites en Europe», poursuit le Premier ministre.

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Manuel Valls, nouveau Sarkozy au ministère de l’esbroufe

Tribune libre de Paysan Savoyard

Comme le notent la plupart des observateurs, M. Valls a adopté une stratégie proche de celle qu’avait choisie M. Sarkozy dans sa marche au pouvoir : il a décidé d’occuper à son tour le ministère de la parole martiale. Les actes sont inexistants ou dérisoires, comme c’était déjà le cas avec M. Sarkozy. Mais, instruit par le succès de son devancier, M. Valls sait qu’il n’est nullement besoin d’agir et d’obtenir des résultats pour séduire une majorité d’électeurs.

  • La posture de la fermeté théâtrale

M. Valls a choisi, à la suite de son modèle, de devenir ministre de l’intérieur, reprenant à son compte la même stratégie : ce poste de ministre lui permet d’adopter la posture de la fermeté, en phase avec les souhaits d’une opinion majoritairement avide d’ordre et de sécurité. M. Valls sert ainsi ses intérêts personnels de carrière. Mais il occupe en même temps une fonction indispensable pour le système.

Il est en effet vital pour le système UMP-PS de donner l’impression qu’une opposition vigoureuse existe au sein de la classe dirigeante sur les questions de sécurité et d’immigration : opposition entre la gauche et la droite ainsi qu’au sein de chacun des deux camps. L’objectif de l’oligarchie est simple : il faut donner aux électeurs qui souhaitent une plus grande détermination en matière de sécurité et d’immigration le sentiment que cette aspiration à la fermeté est bien présente au sein de la droite comme au sein de la gauche et qu’ils peuvent donc continuer à faire confiance aux grands partis, sans se laisser tenter par le vote extrémiste pour le FN.

C’est avec cet objectif que M. Sarkozy occupait le terrain de la « droite ferme » face au laxisme de la gauche et de la partie molle de l’UMP et du centre. M. Valls joue ce même rôle au sein de la gauche et du PS, dont il incarne l’aile droite.
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