L’Ukraine et la Pologne ont réagi mardi chacune à leur façon, la première montrant les dents, la seconde plus diplomatique, aux accusations de racisme autour du foot lancées dans une émission de la BBC avec l’ex-capitaine anglais Sol Campbell, à dix jours de l’Euro-2012.

La BBC a diffusé lundi dans son émission Panorama une interview dans laquelle l’ancien capitaine de l’équipe d’Angleterre de football, Sol Campbell, accusait l’Ukraine d’abriter de violents gangs néonazis qui ont déclaré la guerre à certaines minorités.
« Ne prenez surtout pas ce risque car vous pourriez revenir dans un cercueil! », a-t-il encore lancé.
La Pologne a choisi de répondre de façon diplomatique et pédagogique à Campbell. « Personnellement, je voudrais inviter Sol Campbell en Pologne, avec famille et amis. Cher Sol, vous êtes invités, venez vous sentir comme chez vous en Pologne, pour notre Euro-2012 commun. Venez nous voir tels que nous sommes réellement », a ainsi écrit mardi dans un communiqué Mikolaj Piotrowski, porte-parole de la Pologne en tant que pays hôte de l’Euro-2012.
« Le problème des pathologies dans les stades, telles que la xénophobie ou le racisme, c’est un problème spécifique de tous les pays d’Europe et non seulement de la Pologne », s’est encore défendu M. Piotrowski. (…)
« Nous n’avons pas de violences inter-ethniques dans nos rues — comme cela s’est passé à Paris il y a quelques années ou à Londres l’an dernier », a-t-il encore accusé.
Alors que la capitale anglaise s’apprête à offrir au monde de magnifiques Jeux olympiques d’été, les organisateurs de l’événement s’efforcent de répercuter la diversité anglaise à toutes les étapes. Cet élément a été un atout majeur de leur victoire. En finale de la compétition, la différence sautait aux yeux entre le traditionalisme désuet révélé par le clip français (un Paris de carte postale et des stars d’un autre âge), et la modernité du clip anglais célébrant une identité multiethnique très en phase avec les valeurs de l’olympisme.