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27/11/2023

Rappel :

15/11/23

A lire :

“Je vais te planter” : au procès de Yassine Belattar, jugé pour menaces de mort et messages malveillants


C’est une visite qui suscite un tollé dans une partie de la classe politique. Des conseillers du président Emmanuel Macron ont reçu l’humoriste Yassine Belattar, ancien membre du Conseil présidentiel des villes, à l’Élysée, quelques jours avant la marche républicaine contre l’antisémitisme de dimanche dernier. Une information, révélée par le magazine L’Express, qui fait germer la polémique. 

Car Yassine Belattar est une personnalité pour le moins controversée. Le chroniqueur a été condamné en septembre à quatre mois de prison avec sursis pour menaces de mort et menaces de crime envers des personnalités du spectacle. Très investi dans la lutte contre l’islamophobie, il s’était illustré par sa formule polémique “Je ne suis pas Charlie, je ne suis pas Nice”, après les attentats terroristes de 2015 et 2016. 

L’humoriste a été reçu la semaine dernière par deux conseillers d’Emmanuel Macron pour prendre la température des banlieues sur une éventuelle participation du chef de l’État à la marche contre l’antisémitisme. Yassine Belattar les aurait mis en garde, appelant le président à ne pas commettre l’erreur irréparable, qui donnera aux quartiers des raisons de s’enflammer. 

Europe 1



14/11/23

EXCLUSIF – Soucieux de posséder “1 000 capteurs”, dit-on dans son entourage, Emmanuel Macron veille à ce que l’ancien membre du Conseil présidentiel des villes, condamné en septembre pour menaces de mort, soit écouté par ses équipes.

(…) Ainsi, deux conseillers d’Emmanuel Macron, le préfet Frédéric Rose, conseiller intérieur et sécurité, et Bruno Roger-Petit, le conseiller mémoire, ont-ils reçu l’ancien membre du Conseil présidentiel des villes, l’humoriste et animateur radio Yassine Belattar, condamné en septembre dernier à quatre mois de prison avec sursis pour menaces de mort et de crime visant plusieurs personnalités du monde du spectacle en 2018 et 2019. “Il est un thermomètre, une personne-ressource, explicite l’un des participants à cet échange. Il fait partie de ces sociologues opportunistes qui peuvent alerter sur l’état d’esprit de certaines parties de la société.” (…)

Très attentif à la façon dont le conflit déclenché par le Pogrom du 7 octobre dernier perpétré par les terroristes du Hamas et la riposte dévastatrice de l’armée israélienne peuvent s’exporter dans les banlieues françaises et renforcer les communautarismes, hanté par la conscience d’être à l’Elysée enfermé et éloigné, Emmanuel Macron veille à diversifier ses sources et à prêter attention à ceux qui se revendiquent fins connaisseurs des quartiers. Belattar compte, à ses yeux, parmi ceux-là.(…)

(…) si sa voix compte aujourd’hui et s’il est reçu à l’Elysée, c’est, à en croire un conseiller du président, parce qu’il est “irréprochable”. (…)

Aux conseillers du président, il a formulé une mise en garde. Attention, leur a-t-il dit en substance, à ne pas commettre l’erreur irréparable qui donnera aux quartiers des raisons de s’enflammer. Puis, il a repris la plume sur Instagram peu avant la marche de dimanche. “Je comprends et je soutiens la communauté juive dans son émotion la plus totale face aux événements du 7 octobre comme je soutiens ce peuple palestinien depuis les bombardements du 8, du 9, du 10, du 11, du 12…”

L’Express


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