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07/07/22


Boris Johnson va démissionner jeudi 7 juillet de la tête du Parti conservateur. Selon les informations de la BBC, le premier ministre britannique, qui s’exprimera dans la journée, devrait rester en poste jusqu’à l’automne prochain, le temps pour les Tories de désigner un nouveau chef. Une campagne pour la direction du parti aura lieu cet été et un nouveau premier ministre sera en place à temps pour la conférence du Parti conservateur en octobre, explique la BBC.

Le Figaro

Le Premier ministre britannique Boris Johnson va démissionner ce jeudi 7 juillet de la tête du Parti conservateur, a rapporté la BBC alors que les départs se multiplient au sein du gouvernement. Selon Downing Street, M. Johnson fera une déclaration au pays dans la journée.

Nommé en 2019, Boris Johnson a ensuite triomphé dans les urnes mais a été affaibli par une série de scandales ces derniers mois. « Boris Johnson démissionnera aujourd’hui de son poste de leader du Parti conservateur », a assuré Chris Mason, journaliste politique à la BBC.

Une cinquantaine de membres de l’exécutif britannique ont quitté leurs fonctions depuis le départ fracassant mardi soir des ministres des Finances et de la Santé, Rishi Sunak et Sajid Javid, en mettant explicitement en cause le Premier ministre, désormais jugé inapte à conduire le pays dans le sillage d’une série de scandales.

RFI


06/07/22

Après la démission presque simultanée du chancelier de l’Echiquier, Rishi Sunak, et du ministre de la santé, Sajid Javid, deux poids lourds de son gouvernement, mardi 5 juillet, le premier ministre britannique lutte désormais pour sa survie. Chaque jour risque d’être le dernier, surtout si les départs se multiplient. Mercredi matin, de nouveaux responsables, à l’instar du secrétaire d’Etat à la famille, Will Quince, ont annoncé leur démission, alors que M. Johnson devait affronter deux périlleux rendez-vous dans la journée : la séance des questions au premier ministre, à la Chambre des communes, et une audition programmée de longue date devant la « commission de liaison » du Parlement, chargée de surveiller l’activité du gouvernement.

(…)

Ces deux hommes politiques, dont les opposants à Boris Johnson au sein des tories espéraient le départ depuis des semaines, ont pris leur décision dans la foulée de l’affaire Chris Pincher. Jusqu’à la fin juin, ce député était l’adjoint du chief whip, un des élus chargés de la discipline de vote au sein du Parti conservateur, et un rouage essentiel de l’autorité de Boris Johnson dans le parti. Chris Pincher a démissionné, le 30 juin, après avoir beaucoup trop bu et fait des avances appuyées à deux collègues hommes dans un des clubs privés les plus courus de Westminster. Pendant plusieurs jours, le porte-parole de Downing Street a soutenu que Boris Johnson avait promu Chris Pincher tout en ignorant ses écarts répétés de comportement. Mardi, le même a finalement admis que le dirigeant avait été mis au courant dès 2019, mais qu’il ne s’en était pas « rappelé immédiatement » au moment de nommer M. Pincher adjoint du chief whip, en février. Outré, Simon McDonald, un ancien numéro deux du Foreign Office siégeant à la Chambre des Lords, a publiquement accusé Downing Street d’« induire en erreur » les Britanniques. Mardi soir, juste avant la démission de ses deux ministres, Boris Johnson a tenté de s’expliquer dans une vidéo préenregistrée, admettant avoir « commis une erreur » en nommant Chris Pincher, sans franchement convaincre.

Car cet épisode en rappelle de nombreux autres, mettant en doute la sincérité et le rapport à l’éthique du premier ministre. Celui du papier peint hors de prix dans son logement de fonction, dont le financement avait été avancé par un donateur des tories ; celui des fêtes à Downing Street, alors qu’il assurait que « toutes les règles [sanitaires] avaient été respectées » avant d’être passé à l’amende par la police. Sous le coup d’une enquête parlementaire visant à établir s’il a menti dans l’affaire du « partygate », Boris Johnson se refuse pourtant à faire ce que les conventions dictaient jusqu’à présent à tous les politiques britanniques pris en faute : démissionner.

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Les départs de Sajid Javid et de Rishi Sunak resserrent l’étau autour de M. Johnson. Ces deux ministres – le premier d’origine pakistanaise, le second d’origine indienne –, sont connus pour leur ambition. M. Javid s’est déjà mis sur les rangs en 2019 pour devenir chef du parti. M. Sunak peaufine une image de « vrai » conservateur, sérieux, adepte des baisses d’impôts et de la discipline budgétaire. S’ils se lancent activement en campagne pour entrer à Downing Street, ils pourraient incarner ces alternatives crédibles qui ont jusqu’à présent manqué pour ­convaincre des élus tories allergiques au style du premier ministre mais réticents à l’idée de se retrouver, en le poussant vers la sortie, avec un parti sans tête.

Le Monde


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