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Version officielle : la gauche n’arrive pas à se mettre d’accord sur certains sujets comme le nucléaire, la laïcité, les valeurs de la République, la relation au capitalisme économique, etc. Version coulisses : les partis politiques jouent leur survie, notamment dans la perspective des élections législatives, et ne veulent pas se passer d’un candidat à la présidentielle par peur d’être rayés de la carte de la politique nationale.

Pour autant, la Primaire populaire ne baisse pas les bras. Le mouvement revendique 210 000 inscrits susceptibles de voter pour désigner un candidat de gauche entre le 27 et le 30 janvier, c’est-à-dire presque le double du corps électoral de la primaire écologiste qui s’est tenue fin septembre (120 000). « Le 30 janvier, il y aura quoi qu’il arrive un candidat investi, on connaîtra la personne autour de qui on appellera à se rassembler », même sans son accord, a expliqué à l’AFP Samuel Grzybowski, porte-parole de la Primaire populaire.

De fait, une personnalité concentre les espoirs des organisateurs : Christiane Taubira. L’ancienne ministre de la Justice de François Hollande n’aurait pas fermé la porte à accepter de se présenter auprès des électeurs de la Primaire populaire, et demanderait davantage de temps pour réfléchir. « Je vous conseille de surveiller de près ce qui se passe autour de Christiane Taubira dans les prochaines semaines », nous a dit il y a quelques jours un élu socialiste partisan de l’union de la gauche. Pourtant on vous le jure : ça fait des mois qu’on surveille, on n’a jamais rien vu venir.

Le Nouvel Obs


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