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13/10/21

Deux incidents violents impliquant le boxeur montpelliérain et ses proches à deux frères, dont l’un a depuis été assassiné, au cœur d’un procès qui s’achève par une relaxe et trois condamnations à des peines de prison ferme.  (/

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Tout cela à cause de deux épisodes aussi obscurs que violents, survenus les mois précédents au quartier Lemasson, berceau de la famille Yahiaoui, et où Karim intervient beaucoup. “C’est mon secteur” explique-t-il. “Moi, j’ai travaillé comme médiateur avec M. Patrick Vignal (député LREM de l’Hérault NDLR). Quand il y a un problème entre jeunes, je viens approfondir la discussion”.

Sur la première bagarre, le 26 février 2019, on a un blessé égorgé, avec 67 jours d’ITT, par un coup de couteau ou de rasoir porté par Nohame Jarnouj. Le 30 juillet, selon les victimes, des coups de matraque, de barre de fer, et des coups de feu tirés par Karim Yahiaoui avec un pistolet automatique 9 mm, ce qu’il nie.

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Point commun entre ces échauffourées : la présence de deux frères, Ahmed et Saïd Achour Bensalem, du quartier voisin de la Croix d’Argent. Quelques mois plus tard, le 25 février 2020, Ahmed sera fauché par une rafale de kalachnikov, alors qu’il se trouvait dans sa voiture, à la Paillade.

Ils ont voulu faire les Scarface, ils sont très mal tombés ! Ils sont morts, c’était la guerre au quartier !”

À Lemasson, les deux frères, surnommés “Cheveux Longs”, ne sont guère appréciés par les proches du boxeur. 

“On les a déchirés ! Ils ont voulu faire les Scarface, ils sont très mal tombés, ils sont morts, c’était la guerre au quartier !” s’est vanté Kader, le frère du boxeur, sans savoir qu’il était sous écoute. 

“Karim, c’est une personne qui essaie beaucoup de racketter les gens, de les mettre à l’amende en prison. Il veut faire sa loi au quartier Lemasson” insiste Saïd Achour Bensalem, lui aussi poursuivi pour des violences. L’enquête montre que Karim s’est fait payer pour aller “protéger” un homme convoqué pour un dossier criminel à Clermont-Ferrand, ou pour convaincre un pompier, amant de la femme d’un ami, de cesser cette relation.  

“C’est bien sur fond de trafic de stupéfiants entre deux clans que se perpétuent ces violences” estime la procureure, qui réclame des peines de 6 et 7ans, partiellement avec sursis, contre ces “mafieux”. Le tribunal ne la suit pas : quatre ans pour Nohame Jarnouj, trois ans pour Kader et Karim Yahiaoui, relaxe pour Saïd Achour Bensalem.

Midi Libre

12/05/20

Montpellier : écroué depuis six mois, le boxeur Karim Yahiaoui craque à l’audience

Soupçonné de deux tentatives de meurtre qu’il nie, il supplie les juges de le libérer.

“S’il vous plaît, Madame la juge, aidez-moi ! Je vis une injustice, je suis en prison pour rien depuis six mois ! Je suis allé pour arranger des histoires, et je me retrouve en prison. Je vous en supplie, aidez-moi !” En visioconférence depuis la maison d’arrêt, le boxeur Karim Yahiaoui, 36 ans, craque en pleine audience de la cour d’appel, où il demande sa remise en liberté.

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Larmes, sanglots, tête baissée : étrange image de ce turbulent Montpelliérain, pourtant habitué à tenir le front haut.

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L’article dans son intégralité sur Midi Libre
 

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