Fdesouche

Porter des vêtements de seconde main sans que cela soit imputé aux “mauvaises mœurs de ma race” est un exemple de privilège blanc, enseigne-t-on aux étudiants dans un cours obligatoire sur la diversité.

L’université du Kent a demandé à chaque étudiant de suivre ce module obligatoire de quatre heures, qui couvre des sujets tels que le privilège blanc, les microagressions et les pronoms.

Le cours, intitulé Expect Respect et consulté par The Telegraph, comprend un quiz sur le privilège blanc dans lequel les participants doivent choisir parmi 13 options celles qui correspondent à des avantages sociétaux dont bénéficieraient les Blancs au Royaume-Uni.
Si l’étudiant coche les 13 options, une étoile d’or lui est décernée, sinon, un bouton apparaît pour lui demander de réessayer.

Un exemple de privilège blanc listé est le suivant : “Je peux jurer ou m’habiller avec des vêtements d’occasion, sans que les gens n’attribuent ces choix aux mauvaises mœurs, à la pauvreté ou à l’analphabétisme de ma race.”

Parmi les autres exemples, citons : “Je peux faire du shopping sans être suivi ou harcelé”, être sûr d’avoir des voisins “neutres ou agréables” et “Je peux me débrouiller dans une situation difficile sans qu’on me dise que je fais honneur à ma race”.
Les enseignants écossais ont récemment été invités à passer un “test de privilège blanc”, visible ci-dessous :

[lien sur le site du Daily Telegraph pour leurs abonnés]

Le cours, qui figure sur la page web moodle des étudiants, affirme également que le racisme systémique est “intégré dans les fondements mêmes de la société britannique”, notamment dans les écoles, les tribunaux et les églises.

Il ajoute que certaines minorités ethniques s’engagent dans “l’idéologie blanche” pour bénéficier du pouvoir qu’apporte la “blanchité”.
Les chargés de cours ont été informés par un courriel interne : “Nous attendons de tous les étudiants, quel que soit leur programme, leur niveau ou leur lieu d’étude, qu’ils suivent ce module.

“Il permet aux étudiants de se familiariser avec la culture et les attentes de l’université de Kent en termes de comportement respectueux et de discussion, et contribue également à sensibiliser les étudiants et à leur faire comprendre une variété de thèmes et de nuances en rapport avec l’égalité, la diversité et l’inclusion.”

Les responsables des facultés ont également envoyé des courriels au personnel afin qu’il envisage d’ajouter des trigger warnings [mises en garde de sensibilité] aux épreuves d’examen et qu’il effectue des “vérifications de pronoms, les note et les utilise correctement” lorsqu’il rencontre de nouveaux étudiants, comme ils/elles ou ze/zir.

Béotien et irresponsable

Cependant, elle a suscité une vive réaction de la part des professeurs, qui ont déclaré au Telegraph qu’ils refusaient de s’y conformer et l’ont qualifiée de trahison “béotienne” des valeurs fondamentales du monde universitaire.

“J’ai dit que je ne le ferai pas (ajouter des avertissements de déclenchement ou décoloniser les listes de lecture) et je ne dirai pas non plus aux étudiants de suivre ce module”, a déclaré Ellie Lee, professeur de recherche sur la famille et le rôle parental à Kent, ajoutant qu’un grand nombre de collègues avaient suivi le mouvement.

“Encourager les universitaires à restreindre leur champ de lecture et à restreindre les lectures des étudiants me semble tout simplement béotien et irresponsable. Par ce module on inculque aux étudiants qu’il existe une façon de penser qui est correcte.”

Le professeur Frank Furedi, sociologue à Kent et auteur de 100 Years of Identity Crisis, a critiqué la démarche de “police de la pensée”, ajoutant : “Il est dangereux de promouvoir le conformisme sur les campus sous couvert d’éducation alors que vous endoctrinez les gens dans une idéologie de gauche radicale [woke].”

Un porte-parole de l’université du Kent a déclaré que le module “soutenait tout le monde pour garantir que tous les membres de notre communauté soient traités avec dignité et respect”.

The Daily Telegraph

(Accessible via une archive)


Fdesouche sur les réseaux sociaux