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Le préfet a retiré le caractère cultuel d’une association qui gère cette mosquée, située à Noisy-le-Grand. Il dénonce un « trouble à l’ordre public ».

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Fin janvier, il a appris par courrier l’intention du préfet de la Seine-Saint-Denis, Georges-François Leclerc, d’abroger le rescrit administratif de l’association délivré moins de deux ans plus tôt.

Ce sésame permet de bénéficier du statut d’association cultuelle régie par la loi de 1905, ce qui facilite, entre autres, l’édition de reçus fiscaux en échange des dons défiscalisés des fidèles.

Parmi les griefs initialement mentionnés, M. Leclerc en a retenu deux pour mettre son avertissement à exécution quelques mois plus tard, invoquant un trouble à l’ordre public.

Il avance qu’un imam se livre à du « prosélytisme anti-occidental » et a déclaré que la France était « peuplée de mécréants ». Et que l’association, par la voix de son président, soutenait sur les réseaux sociaux l’ONG musulmane BarakaCity, avant sa dissolution par le gouvernement.

L’association des Musulmans de Noisy-le-Grand, qui conteste les faits, a saisi le tribunal administratif de Montreuil, mais sa requête a été rejetée le 30 juin et elle a fait appel.

Dans son jugement consulté par l’AFP, le tribunal a estimé que les messages écrits par le président, sur son compte Facebook personnel, “ont clairement pour objet d’affirmer, sur un ton polémique, l’existence d’une discrimination systémique envers la communauté musulmane cautionnée par les pouvoirs publics, et singulièrement par les services de justice et de police“.

La Voix du Nord / BFMTV



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