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Trois jours avant la présentation d’un projet de loi contre les “séparatismes”, des maires franciliens de villes “populaires” estiment que cette loi n’est pas une priorité et appellent plutôt à davantage de “justice sociale”.

Le président de la République avait annoncé le 4 septembre vouloir lutter contre toute “aventure séparatiste”. Puis l’exécutif a préféré évoquer “les séparatismes“, pour ne pas cibler, selon elle, “que l’islam radical“.

Malgré le changement de sémantique, la définition reste floue : le séparatisme, “c’est un mot qui est compris par les gens différemment. Avec mes adjoints qui sont un peu de toutes les origines, on ne met pas du tout les mêmes choses derrière“, remarque Raphaël Cognet, maire (LR) de Mantes-la-Jolie (Yvelines), ville qui compte “45 nationalités” différentes.

« Il peut y avoir des tensions liées à des modes de vie différents, mais ça n’a rien à voir avec du séparatisme » a déclaré Raphaël Cognet, maire (LR) de Mantes-la-Jolie à l’Agence France Presse.

Les maires, en prise avec le quotidien, disent être davantage confrontés à certaines manifestations de “communautarisme”, sans que cela pose d’ailleurs forcément problème. Les pratiques religieuses, les obédiences deviennent bien plus importantes dans la façon dont les uns et les autres s’identifient.”, note aussi Ali Rabeh, maire (Génération.s) nouvellement élu de Trappes (Yvelines).  […]

« La vraie question, c’est de se demander si les populations qui vivent dans les villes ou quartiers ghettoïsés ont choisi leur sort volontairement. Ont-ils volontairement cherché à se mettre en marge ? (…) Non. » Ali Rabeh, maire (Generation.s) de Trappes à l’Agence France-Presse

francetvinfo


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