
On a ainsi communautarisé l’identité française en en faisant la propriété de «Français de souche», de catholiques, de Blancs… On retrouve ce problème avec la notion de patrie. Pour une fraction de la gauche – même si des gens comme Mélenchon, Valls ou Chevènement peuvent l’invoquer – , l’idée même de patrie révolte. Et le pendant à droite consiste à forcer le trait avec un discours nationaliste. On n’arrive pas à parler posément de la patrie, ce qui est possible en Espagne, en Angleterre ou en Allemagne où les traditions politiques sont pourtant très différentes.
Joseph Macé-Scaron
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