Fdesouche

Il est le seul, le dernier d’une lignée qui s’est éteinte à petit feu au fil des années. Louis-Pierre Perraud est le dernier fermier de Lyon. Un irréductible paysan qui continue de soigner ses terres. Celui qui «arrive à résister», déclare-t-il dans un franc sourire.
L’homme, âgé de 53 ans, est né à Saint-Rambert dans la ferme de ses parents. Là même où son père a vu le jour, et son grand-père avant lui.

«Je suis entouré de verdure toute la journée. Je n’ai pas du tout l’impression de vivre en ville, explique-t-il. Les seules fois où je réalise que je suis réellement à Lyon, c’est quand je pars en tracteur et que je suis obligé d’attendre cinq minutes pour sortir de chez moi, tellement il y a circulation.»
Depuis trente-deux ans désormais, Pierre-Louis Perraud respecte le même rituel : levé entre 5 et 6 heures le matin et pas de répit avant 20h voire 21h30 certains jours.

«Quand je ne fais rien le dimanche après-midi, je me dis que je suis en vacances», sourit-il. Les vacances, un mot qu’il ne connaît pas. «J’ai pris trois jours, une fois, c’était il y a très longtemps pour aller en Haute-Saône, se souvient-il. Une autre fois, je suis allée rejoindre mon épouse en Bretagne deux jours».
Depuis, le maraîcher n’a plus quitté le Rhône.

Cette semaine, Louis-Pierre Perraud a ramassé 120 kilos de légumes pour un pot-au-feu d’antan. Des carottes, navets, poireaux et pommes de terre qui serviront à mitonner samedi un pot-au-feu géant d’antan, prévu pour 450 personnes à l’initiative de la mairie du 9ème, désireuse de mettre à l’honneur les circuits courts et les produits locaux.

20 Minutes

Fdesouche sur les réseaux sociaux