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Les agressions nocturnes dans les rues de Toulouse se poursuivent et le soir de la Fête de la musique, bien que plus calme cette année, n’a pas dérogé à ce qui est devenu un fléau. Laurent, 22 ans, étudiant, et François-Noé, 21 ans, réceptionniste, étaient avec deux copains et cinq copines. Agressés dans le métro, ils dénoncent une violence gratuite et raciste.
Que s’est-il passé ?
François-Noé : Nous avons pris le métro vers 2 h 30 à Compans. A Jean-Jaurès, une quinzaine de jeunes, de 15 à 19 ans, qui se sont arrêtés à Empalot, est entrée. Ils ont commencé à se bousculer. Deux d’entre eux se sont assis à côté de moi. Ils m’ont donné une claque sur la tête. À la deuxième, je me suis levé. Et là, tous leurs copains sont arrivés. On a commencé à prendre des coups de pied, de poings, des claques. Il y en avait un qui nous tapait avec une béquille. Les filles aussi ont pris. Ils étaient vraiment agressifs, hargneux, déchaînés.
Ensuite ?
Laurent : A la station Empalot, ils ont bloqué les portes du métro. Un a sorti un cran d’arrêt en disant qu’il allait tous nous tuer. Un de ses copains lui a dit de faire attention aux caméras. Un autre a expliqué qu’il passait au tribunal et qu’il ne voulait pas de problème. J’ai reçu alors un grand coup-de-poing dans le nez. Puis ils sont partis.
Comment cela s’est-il fini ?
Laurent : Il y avait une deuxième bande dans le métro, des Blacks qui ont commencé à nous dire que c’était bien fait pour nous. Et c’est reparti. À la fac de pharmacie, ils nous ont courus après. On s’est dit qu’on allait se faire tuer. Ma copine a été poussée par terre. Un Black m’a donné un coup sur la pommette. Ce n’était pas simplement quelques coups, il voulait me démolir.
Comment analysez-vous cette violence ?
On nous a traités de sales bourges, de sales blancs. Il y a une haine qui s’installe. Une haine raciale. Il y a un problème avec ces bandes qui se retrouvent pour en découdre. Ce sont des jeunes sans repère. Nous n’avons aucune haine contre eux. Il n’y a pas de racisme de notre part. On peut comprendre leurs problèmes mais ça n’excuse pas.
Source (Merci à Alex)

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