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Pinay, Giscard, Balladur… Le Président renoue avec une longue tradition française. S’il s’agit d’un emprunt populaire, il sera intéressant pour les épargnants. En effet, pour être plus attractif que le marché, l’État ne lésinera pas sur sa rémunération. Pour le contribuable, cela sera une autre affaire.

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Afin de financer sa colossale dette, l’État emprunte à tour de bras sur les marchés. C’étaient 116 milliards pour l’année 2008. Cette année, l’agence France Trésor a déjà prévu de puiser 150 milliards sur le marché. Nicolas Sarkozy évoque un emprunt national exceptionnel, visant à financer « les dépenses et les investissements d’avenir ».
Tous les grands emprunts se sont révélés extrêmement coûteux et même parfois des désastres pour le budget national. À lui seul, l’emprunt Giscard a rapporté 7 milliards de francs en 1973, mais son remboursement a coûté 80 milliards. En proposant un rendement financier plus intéressant que le marché, la puissance publique augmente d’autant le coût de la dette collective qui tangente les 80 % de la production nationale de richesse (PIB).
Bref, derrière le gagnant apparent qu’est l’épargnant prêteur, en amont, il ne faut pas oublier le perdant qu’est le contribuable. Qui réglera, un jour ou l’autre, la note collective, en aval. Sous forme d’impôts ?

(Source: Ouest France)


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