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Quatre agences de la Caisse d’allocations familiales ont rouvert au public hier après quinze jours de fermeture. Affluence record, notamment à l’agence Pleyel où près de deux cents personnes, venues de Saint-Denis, Saint-Ouen, Aubervilliers ou encore Epinay s’étaient massées à l’extérieur de l’agence.

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Du jamais-vu. Pour éviter les incidents, quatre agents de sécurité étaient postés aux entrées afin de filtrer le public et calmer les esprits. «Mais comment en est-on arrivé là ? » interroge Sana, stupéfaite à la vue de la file d’attente. Une poussette à la main, la jeune mère de famille s’est déplacée pour déposer sa quittance de loyer. « Normalement, j’ai encore droit à mon aide », assure-t-elle. Dans la queue, certains tendent leur feuille d’allocataire à bout de bras, l’air las, résigné. La plupart sont là pour « savoir où en est » leur dossier. Venue d’Epinay, Amina, érémiste et trois enfants à charge, ne touche plus aucune aide depuis le mois de janvier. « Ils m’ont tout coupé, je ne comprends pas », lâche-t-elle, les larmes aux yeux.
« Il faudra un certain temps pour que les gens prennent la mesure des nouvelles règles », explique Tahar Belmounès, le directeur de la CAF 93, présent sur les lieux hier matin. « Pendant la fermeture, nous avons rattrapé quinze jours de retard dans le traitement des dossiers, tempère-t-il. D’ici au 10 avril, le flux d’accueil devrait revenir à la normale. » Mais les syndicats FO et CGT sont moins optimistes. « La situation va à nouveau être explosive dans les prochaines semaines », s’inquiète Jean-Claude Cheriki, responsable Force ouvrière, qui dénonce « les conditions de travail déplorables des agents d’accueil et un manque criant de personnel ». Dans le département, plus de 142 000 personnes viendront toucher leur « prime contre la vie chère » et, en juillet, la CAF devra aussi prendre en charge le versement du revenu de solidarité active (RSA).
(Le Parisien)


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