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Extraits du Monde :

Les forces de l’ordre constatent que le niveau de tension n’a jamais réellement diminué depuis la crise de 2005. La France n’a certes pas connu d’émeutes comparables – 10 000 véhicules incendiés, 230 bâtiments dégradés, 200 millions d’euros de dégâts en trois semaines -, mais les quartiers sont secoués, presque tous les jours, par des poussées de violence, de la voiture incendiée au “caillassage” de policiers.

Cinq émeutes qualifiées de “graves” ont eu lieu depuis octobre 2007 (Saint-Dizier, Villiers-le-Bel, Grigny, Vitry-le-François, Romans-sur-Isère). Pour le seul département de la Seine-Saint-Denis, la police fait état de 185 fonctionnaires blessés, sur un effectif de 3 500 hommes, depuis le début de l’année.
L’inquiétude réside moins aujourd’hui dans la répétition du scénario de 2005 que dans une radicalisation des actions. Le spectre d’un mouvement global, comme en 2005, semble en effet peu probable.
Les craintes portent sur l’aggravation continue des violences avec, désormais, un recours plus fréquent aux armes à feu. A plusieurs reprises, des coups de feu ont été tirés contre les forces de l’ordre, blessant plusieurs dizaines de fonctionnaires, notamment à Villiers-le-Bel, Grigny ou Romans-sur-Isère. En sens inverse, les forces de l’ordre ont tiré de sept à neuf balles réelles contre des émeutiers. Ces tirs n’ont fait qu’un blessé léger. Mais tous les acteurs s’alarment des conséquences que provoquerait un décès parmi les émeutiers ou les policiers au cours d’affrontements. Source


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