Français de souche : Un terme qui «ne faisait guère débat, ni polémique, il y a encore quinze ou vingt ans»

Aristide Leucate, Docteur en droit, journaliste et essayiste, défend la notion de français de souche.

Empêcher de penser, de dire et donc de vivre cette réalité revient à faire de la France, non point ce jardin agrémenté de mille et une espèces enracinées dont la sève se nourrit de l’humus de la terre ensemencée par les anciens, mais un supermarché de monades déboussolées.

(Henri Jules Jean Geoffroy. La classe des enfants)

Il y en a assez, de ces théologiens de l’aberration cosmopolite, transgenre et transfrontière, qui prodiguent, du haut de leur chaire subventionnée, des leçons de rééducation morale aux «déviants» populistes et forcément racistes. Le nouvel oukase sémantique tient, désormais, dans l’impérative proscription de se réclamer de souche française.

Français de souche. Voilà un syntagme qui, aussi longtemps que l’auteur de ces lignes s’en souvienne, ne faisait guère débat, ni polémique, il y a encore quinze ou vingt ans. L’on pouvait se dire Breton, Périgourdin ou Vosgien de souche, sans que de sournois Torquemada aux petits pieds balancent l’épuré à la vindicte politico-médiatique. D’ailleurs, quoi de plus naturel que de revendiquer une appartenance à un territoire déterminé, surtout lorsque ses aïeux s’y sont fixés depuis des lustres au point, précisément d’y faire souche ? […]

Pourtant, au fond, qu’est-ce qu’un Français de souche, si ce n’est une personne dont les origines familiales, géographiques et historiques sont suffisamment anciennes et lointaines pour qu’avec le temps, l’on ait fini par en oublier la provenance initiale ? Bien plus, si certaines vieilles familles françaises, grâce au carbone 14 d’une généalogie bien tenue et suivie de génération en génération, sont à même de dater leur implantation dans telle ou telle région ou terroir, d’autres, par l’effet d’un lent processus d’assimilation, ont pu se forger les mythes fondateurs nécessaires à leur enracinement. […]

Bvoltaire

Toujours moins de paysages authentiques

Tribune libre de Paysan Savoyard

Toujours plus de béton, de lotissements, de camions et de pesticides. Toujours moins de paysages authentiques. Toujours moins de paysans. »

Nous commençons avec cet article consacré à l’environnement un essai de bilan du quinquennat de M. Sarkozy, qui nous conduira à passer en revue les différents domaines de la politique publique.

Le gouvernement a organisé en 2007 un forum de plusieurs mois intitulé Grenelle de l’environnement qui a donné lieu à 238 engagements. Parmi les principaux, on peut citer ceux portant sur : la mise en place d’une politique de rénovation thermique des bâtiments publics et du parc HLM, la création d’une taxe sur la consommation de carbone, des mesures pour porter la part des énergies renouvelables à 20 % dans la consommation totale, le durcissement des normes d’émission des véhicules, la création d’un système de bonus malus pour les véhicules en fonction de leur impact sur la pollution, la création d’une éco redevance sur les poids lourds

Suite et commentaires sur Fortune

Arles : l’équipe des benjamins rugbymen agressés. « une logique de territoire primitive « 

Lundi, une bande s’en est pris à l’équipe des benjamins. Choqués, ils ne reviendront plus.

Ils étaient enragés, déterminés à faire mal. On a tous eu très peur et tout le monde est choqué [...]

Lundi dernier, quand il est arrivé sur le stade Véronique Angelin près de l’école Montmajour dans le quartier du Trébon, il a eu une vision effrayante: des jeunes qui courraient dans tous les sens, des bagarres rangées à tous les coins du terrain entre ses protégés et d’autres jeunes visiblement plus âgés, son ami Paul, entraîneur des minimes, complètement dépassé par la violence de l’assaut… bref, un pugilat qui n’a rien à voir avec une altercation « traditionnelle » sur un terrain de rugby.

C’était vraiment d’une grande violence: à un moment, un gamin est tombé au sol et si Paul n’avait pas réussi à intercepter son agresseur, il se serait jeté sur lui à pieds joints

Et l’entraîneur des benjamins de raconter une litanie d’injures et d’intimidations relevées depuis deux ans, date à laquelle l’équipe d’ARL s’est engagée dans la relance de ce sport, disparu des terrains arlésiens depuis une dizaine d’années. « Au départ, on a cru qu’on pourrait discuter avec les jeunes du quartier, leur expliquer qu’à travers la promotion de notre sport, on participait à la promotion de leur quartier… mais c’était peine perdue. Ils sont dans une logique de territoire primitive et considèrent que personne n’a le droit d’utiliser « leur » terrain. »[...]

La Provence

« Si tu viens vendre de la drogue sur mon territoire, je te tue »

« Pour les nouveaux truands des cités, il n’y a aucun intérêt à discuter, à négocier, à perdre du temps en palabres. En cas de conflit, leur raisonnement est le suivant : si tu me fais de la concurrence, si tu viens sur mon territoire pour vendre de la drogue, je te tue ».

Résumée par un policier marseillais, la réalité brute des rapports de force dans le milieu de l’économie parallèle est en fait la même dans toutes les grandes agglomérations. À Grenoble, les règlements de comptes se poursuivent sur fond de rivalité territoriale. Et dans la région parisienne, il ne se passe pas une semaine sans qu’un homme connu pour infraction à la législation sur les stupéfiants ne soit tué ou blessé par balles. « Le bénéfice est double : au-delà du simple fait de se débarrasser d’un ennemi, les tueurs envoient des signaux très forts aux équipes adverses et aux concurrents potentiels », explique le même officier de police judiciaire. [...]

Le Dauphiné Libéré

(merci à Christophe)