Immigration = pollution ?

S’il est certains sujets faciles à aborder quand on parle d’environnement, il est des thématiques plus sensibles : la question soulevée par le groupe écologiste Suisse Ecopop est l’une de celles qui crée la polémique de l’autre côté du lac Léman… à quelques coups de rames de la France !

Débarrassons nous d’emblée des idées qui peuvent venir à l’esprit, pour les dépasser. On peut imaginer derrière cette question, tout un tas de choses : protectionnisme, faux prétexte, haine de l’étranger, xénophobie… gageons qu’il n’en est rien et que la volonté de ce groupe qui ouvre le débat sur un sujet brûlant soit d’appeler à un questionnement d’une nature plus profonde qu’épidermique.

De façon factuelle, rappelons que toute activité humaine, quelle qu’elle soit, a un impact sur l’environnement (l’immigré qui atteint un niveau de vie similaire à celui d’un Suisse polluera donc autant que lui), et replaçons le questionnement soulevé par Ecopop dans son contexte :  La densité moyenne de la Suisse est d’environ 200 habitants/km² sur sa surface productive (surface qui permet à la population de répondre à sa consommation de ressources et à ses besoins en matière de traitement des déchets).

La Confédération Helvétique figure ainsi dans la liste des pays très densément peuplés : la question de savoir si le pays peut encore accueillir de nouveaux habitants se pose alors… et le problème soulevé n’est pas sans rappeler les schémas que nous avions créés pour illustrer l’article Natalité : faut-il fixer des quotas ?

La problématique évoquée par Ecopop vise à démontrer que l’action combinée de l’accroissement de la démographie et de l’afflux d’immigrés prétendants à une qualité de vie identique à la leur aura un impact conséquent sur l’environnement, et qu’en l’état, elle n’est pas soutenable… d’où leur proposition de freiner l’immigration pour protéger l’environnement. (…)

L’éco blog

Toujours moins de paysages authentiques

Tribune libre de Paysan Savoyard

Toujours plus de béton, de lotissements, de camions et de pesticides. Toujours moins de paysages authentiques. Toujours moins de paysans. »

Nous commençons avec cet article consacré à l’environnement un essai de bilan du quinquennat de M. Sarkozy, qui nous conduira à passer en revue les différents domaines de la politique publique.

Le gouvernement a organisé en 2007 un forum de plusieurs mois intitulé Grenelle de l’environnement qui a donné lieu à 238 engagements. Parmi les principaux, on peut citer ceux portant sur : la mise en place d’une politique de rénovation thermique des bâtiments publics et du parc HLM, la création d’une taxe sur la consommation de carbone, des mesures pour porter la part des énergies renouvelables à 20 % dans la consommation totale, le durcissement des normes d’émission des véhicules, la création d’un système de bonus malus pour les véhicules en fonction de leur impact sur la pollution, la création d’une éco redevance sur les poids lourds

Suite et commentaires sur Fortune

L’état de l’environnement reste préoccupant

L’état de l’environnement s’améliore en France sur certains points, mais le bilan global reste préoccupant. L’édition 2010 du rapport, élaboré tous les quatre ans par les statisticiens du ministère de l’écologie, fourmille de données et dresse le panorama le plus complet et le plus à jour de l’état des milieux naturels et des sources de pollution.

Certaines évolutions sont positives. La qualité de l’air dans les villes s’améliore globalement, principalement grâce aux progrès technologiques des véhicules. Les émissions de gaz à effet de serre sont également en baisse, même si le secteur des transports, principal émetteur, reste en croissance (+19 % depuis 1990). L’effet du bonus-malus sur la baisse des émissions des véhicules neufs est sensible, mais il faudra plusieurs années pour que le parc entier soit renouvelé. Et le transport routier continue de croître. En outre, les importations françaises généreraient l’émission de 465 millions de tonnes équivalent CO2 par an, contre 265 millions pour les exportations. Le solde d’environ 200 millions augmente de près de 38 % les émissions intérieures.

Autre tendance assez favorable, la stabilisation des taux de nitrates dans les eaux superficielles. « Les engrais sont toujours apportés en excès, mais cet excès diminue« , observe Robin Degron, co-rédacteur du rapport. En revanche la contamination par les pesticides se poursuit, certaines nouvelles molécules (glyphosate) remplaçant des substances interdites (atrazine).

Suite et commentaires sur Fortune

Le Roundup donne naissance à de « super mauvaises herbes » !

De même que la lourde utilisation d’antibiotiques a contribué à l’apparition de «supermicrobes» résistant aux médicaments, [un article du New York Times nous apprend que] l’utilisation intensive, par les fermiers américains, du désherbant «Roundup» [marque de l'herbicide dénommé glyphosate, initialement breveté par Monsanto et commercialisé, depuis 2000, par d'autres firmes, sous d'autres noms], a mené à la croissance rapide de nouvelles «super mauvaises herbes», extrêmement tenaces, que le poison industriel n’arrive plus à éradiquer.


De plus en plus de fermiers américains sont confrontés à cette situation, partout, dans l’Est, le Midwest et le Sud du pays, et sont donc conduits à vaporiser leurs champs avec des herbicides encore plus toxiques.

C’est la course folle en avant dans l’empoisonnement des denrées, mais aussi des sols et de l’eau.

Suite et commentaires sur Fortune

Entretien avec A. de Benoist : les enjeux de la décroissance

Cet entretien a précédé la publication, en 2007, de l’ouvrage intitulé Demain la décroissance (le titre prévu initialement : Objectif décroissance, était déjà pris).

Alain de Benoist nous explique pourquoi l’écologie n’est en rien un domaine réservé aux gauchistes, altermondialistes et autres bourgeois-bohèmes en goguette, ni ne constitue nécessairement une vision du monde contraire au respect des identités, ou une conception rétrograde de l’existence.

Par opposition au mythe de la croissance infinie, apanage tant des théories économiques libérales que des postulats marxistes, la décroissance paraît inéluctable. De Benoist propose d’en tirer parti, au lieu de la subir.

Quelle est la genèse de l’idée de la décroissance ?

Elle est apparue dans les milieux écologistes lorsque ceux-ci ont commencé à réaliser que, l’activité économique et industrielle étant la cause première des pollutions, il était nécessaire de s’interroger sur la notion même de développement.

Elle est née aussi d’une réaction contre la théorie du « développement durable » qui, prétendant réconcilier les préoccupations écologiques et les principes de l’économie marchande, aboutit seulement à reporter les échéances.

Sur le plan scientifique, le premier grand théoricien de la décroissance a été l’économiste roumain Nicholas Georgescu-Roegen qui, en s’appuyant principalement sur le deuxième principe de la thermodynamique, la loi de l’entropie, a très tôt présenté la décroissance comme une conséquence inévitable des limites imposées par la nature.

Suite et coms sur Fortune

Le Sud consomme et gaspille plus d’énergie que les pays OCDE

Première historique: les pays émergents ont supplanté les pays développés par leur consommation d’énergie pour la première fois en 2008. Mais ils gaspillent davantage d’énergie et sont les premiers contributeurs à l’essor du charbon, ce qui constitue une nouvelle préoccupante pour l’environnement.

« Le centre de gravité des marchés mondiaux de l’énergie s’est nettement, et de manière irréversible, déplacé vers les pays émergents« , a indiqué Tony Hayward, le patron de BP. Et leur poids ne pourra que se renforcer au fil des années, sachant qu’ils assurent la quasi totalité de la croissance de la demande d’énergie.L’an dernier, la Chine seule a compté pour les trois quarts de la hausse mondiale de la demande d’énergie.

Mais la domination des pays émergents sur la scène énergétique est lourde de menaces pour l’environnement: elle s’accompagne d’un essor du charbon, l’énergie abondante et bon marché sur laquelle l’Inde et la Chine ont misé pour se développer.

Les pays émergents consomment trois fois plus de pétrole par point de croissance que leurs homologues de l’OCDE. Les émissions de C02 par unité de PIB produite sont 7 à 8 fois supérieures en Chine qu’en Europe. Loin de freiner leur consommation, les économies émergentes l’encouragent en subventionnant les prix des carburants sur leur marché intérieur.

Lire la suite