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L’usine Lafarge de La Malle située à Bouc-Bel-Air (Bouches-du-Rhône) a été ciblée par environ 200 militants écologistes samedi en fin d’après-midi, a appris BFM Marseille Provence confirmant une information de France Bleu. Une partie du matériel de l’usine a été saccagée. L’usine pourrait être empêchée de fonctionner normalement pendant plusieurs semaines en raison des dégâts provoqués, a indiqué le maire de Bouc-Bel-Air, Richard Mallié, à BFM Marseille Provence. Une enquête a été ouverte.

De “très importants dégâts” ont été constatés “sur les installations, les bâtiments et les véhicules“, a expliqué Lafarge dans un communiqué ce dimanche, qualifiant l’action d’une “violence inédite”.

Les activistes ont de leur côté expliqué leur geste dans un communiqué et dénoncé la “pollution atmosphérique” générée par l’usine. “Les fours qui ont été ciblés, longtemps alimentés par des déchets industriels et des pneus, sont aujourd’hui le symbole du greenwashing. La pollution atmosphérique est considérable et a été maintes fois dénoncée […] Pour autant, les cheminées crachent toujours leur venin“, ont-ils écrit.

François Petry, directeur général du cimentier, s’est au contraire défendu d’être à la tête “d’une usine à la pointe dans le pays dans le domaine des matériaux décarbonés“. “Au-delà de notre usine, c’est la démarche de progrès de toute l’industrie qui est fragilisée par ces actions“, a-t-il déclaré, selon les propos rapportés dans le communiqué du cimentier.

Le groupe a aussi indiqué avoir fait des “investissements conséquents pour sa décarbonation et celle de sa production” ces derniers mois.

Une brigade de gendarmerie a été déployée sur le site de l’usine. Le parquet d’Aix-en-Provence a ouvert une enquête. Lafarge a déposé une plainte et “espère une rapide identification des auteurs” de l’action.

bfmtv

Merci à Rémi

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