Une permanence PS recouverte d’excréments

La permanence du Parti socialiste à Charenton-le-Pont (Val-de-Marne) a été recouverte hier d’excréments et d’urine, a annoncé aujourd’hui la fédération départementale du PS, qui dénonce « un acte politique ».

« En fin de journée de jeudi, les militants du Parti socialiste de Charenton ont découvert leur permanence (…) couverte de projections d’excréments et d’urine. Façade, fenêtres, porte (y compris la poignée) avaient été aspergées et de l’urine avait même été glissée sous la porte inondant ainsi l’entrée du local », a expliqué le PS dans un communiqué. [...]

Le Figaro

Immigration : Michèle Delaunay (PS) veut « imposer la mixité »

Le député socialiste de Bordeaux est en colère. Dans un article publié sur son site internet « Immigration : bonne question, médiocres réponses », Michèle Delaunay s’insurge contre les récents propos de Marine Le Pen et Nicolas Sarközy concernant « le débat avarié sur la viande Halal et la dénonciation du trop grand nombre d’immigrés ».

Pour la fille de l’ancien préfet de la région Aquitaine, le problème de l’immigration en France ne viendrait pas de sa quantité, mais uniquement de sa concentration : « Une politique du logement imbécile a concentré les migrants du sud dans quelques dizaines de quartiers ».

Elle propose donc une solution qui ne s’embarrasse pas de précautions :

« imposer de la mixité réelle dans tous les projets immobiliers, imposer la mixité scolaire dans tous les établissements publics et privés, quitte à transporter les élèves d’un quartier dans l’autre »

 et rajoute « matraquer financièrement les villes qui ne font aucun effort non seulement pour le logement social mais pour sa localisation dans des quartiers où il quasiment absent (notre ville en est le bon exemple) ».

Comme disait Sophocle : « Le mauvais exemple est contagieux ». Nos lecteurs imaginent que Madame Delaunay habite le Grand-Parc, quartier de mixité par excellence au sein de sa circonscription.

Pas du tout, le député réside dans un quartier les plus huppés de la ville, près du Jardin-Public, où la concentration de migrants est une des plus faibles à Bordeaux.

Faites ce que je dis, pas ce que je fais !

Infos Bordeaux

PS : L’immunité de Guérini et Navarro, mis en cause dans des affaires judiciaires, examinée au Sénat

Le bureau du Sénat examine jeudi les demandes de levée d’immunité parlementaire formulées à l’encontre des sénateurs PS et apparentés Jean-Noël Guérini (Bouches-du-Rhône) et Robert Navarro (Hérault), mis en cause dans des affaires judiciaires depuis plusieurs mois.

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Le bureau composé de 26 sénateurs – neuf PS, dix UMP, trois communistes, deux centristes, un écologiste et un radical de gauche – se réunit à 14H30.

Les demandes de levée d’immunité avaient été transmises le 27 février à la présidence du Sénat par la Chancellerie. Formulées par deux magistrats du sud de la France, elles n’ont pas le même objet.

Dans le cas de M. Guérini, 61 ans, mis en examen depuis le 8 septembre dans une affaire de marchés publics impliquant son frère Alexandre, patron de décharges, elle vise à contraindre l’élu, par la délivrance d’un mandat d’amener et le recours à la force publique, à répondre aux convocations et aux questions du juge d’instruction marseillais Charles Duchaine.

Cette demande fait suite à un incident survenu le 15 février, lorsque le président PS du conseil général des Bouches-du-Rhône s’était rendu à une convocation mais avait refusé de répondre aux questions, réclamant un dépaysement du dossier au motif d’une trop grande médiatisation de l’affaire.

Depuis, le magistrat a pu interroger l’élu, le 2 mars, ce qui rend la demande de levée d’immunité « de facto sans objet » aux yeux de M. Guérini et de ses avocats. Ce dernier est mis en examen pour trafic d’influence, prise illégale d’intérêt et association de malfaiteurs.

Dans le cas de M. Navarro, 59 ans, visé par un dossier d’abus de confiance touchant aux frais de fonctionnement de la fédération PS de l’Hérault, et qui n’a pas encore été entendu, la juge d’instruction montpelliéraine Sabine Leclercq envisage, elle, des mesures coercitives à l’encontre du sénateur, en l’occurrence un placement sous contrôle judiciaire après mise en examen, selon une source proche du dossier.

M. Navarro, exclu du PS début 2010 pour son soutien à Georges Frêche, faisait partie de l’équipe de campagne de François Hollande dans l’Hérault pour la primaire socialiste à l’automne 2011.

Dix de ses proches ont été entendus et son épouse a été mise en examen en janvier dans cette affaire, déclenchée par une plainte du PS en avril 2011. (…)

20 Minutes

Comment l’équipe Hollande « montre ses muscles » sur la Toile

C’est le dernier étage, sinon de la fusée, du moins du QG de campagne de François Hollande, avenue de Ségur à Paris. Soit le quatrième, presque entièrement occupé par les 35 « activistes » (dont 28 salariés) qui œuvrent, dans une ambiance de start-up, à la webcampagne du candidat PS. Ici, on scrute la courbe de ses « followers Twitter et des amis Facebook » (respectivement 195 000 et 72 000), on pratique « déploiement et combat en ligne » et on organise l’influence et la riposte. Pas tout à fait la culture des étages inférieurs, dévolus aux politiques. (…)

La feuille de route, elle, est démesurée : « 10 000 mobilisateurs chargés de recruter et de former, 150000 volontaires, 5 millions de portes frappées. » Cette équipe reçoit chaque jour la visite de Thomas Hollande qui, en 2007, avait coordonné la « ségosphère » au profit de sa candidate de mère et qui, cette fois, s’implique au profit de son père. (…)

La nuit, des militants à Pékin, à Bangkok et à New York, prennent le relais, assure Vincent Feltesse, président de la communauté urbaine de Bordeaux et patron de cette campagne numérique (…)

En gage de sérieux, l’équipe affiche volontiers sa collaboration avec la société américaine Blue State Digital (BSD), une agence proche des démocrates qui pilota la netcampagne de M. Obama. (…)

Difficile néanmoins pour le staff, qui note par exemple « une forte mobilisation de Mélenchon sur le Web », de mesurer les parts du marché électoral susceptibles d’être ainsi gagnées. « Je ne sais pas si on en convertit beaucoup, mais c’est une démonstration de force, indique Ariane Vincent. On montre les muscles. » Côté récolte de dons, cette campagne en ligne – dont c’est un des buts affichés, et qui engloutit tout de même 2 millions d’euros, soit 10 % du budget de la campagne Hollande – n’a « amassé », pour l’heure, que « 400 000 euros ».

Le Monde

Le projet FN, « faillite pour la France »

Le Parti socialiste juge que le FN porte en lui la « ségrégation et la violence », dans une brochure qui analyse au scalpel les mesures de ce projet « de faillite pour la France et de ruine pour les Français ». Couverture noire, ce livret de 50 pages, disponible sur le site du PS, est intitulé « Le Front national de Marine Le Pen. Apparences et réalités ».

Pour le PS, Marine Le Pen a fait un « projet au coût exorbitant, dont le financement repose sur des estimations et des hypothèses fallacieuses ». Le PS passe en revue différents thèmes: la sortie de l’euro, « un coût exorbitant pour les Français »; l’agriculture, « un suicide par le retrait de la PAC » (politique agricole commune); les aides sociales, la santé, le logement, « exclure plutot que construire ». Enfin, sur l’immigration, le PS dénonce un « irrépressible besoin de trouver des boucs émissaires ». [...]

Pour l’historien et secrétaire national du PS, Alain Bergounioux, maître d’oeuvre de ce livret, « les militants sur les marchés, dans leur porte-à-porte, sont confrontés à une argumentation qui vient du Front national ». [...]

Le Figaro

La gauche hégémonique chez des enseignants du public crispés

Les enseignants ont l’intention de voter massivement et efficacement à gauche. C’est la principale leçon du sondage réalisé par l’IFOP pour Le Monde. Au premier tour de l’élection présidentielle, le 22 avril, 46 % des 712 enseignants représentatifs interrogés du 13 au 15 février, comptent voter pour le candidat socialiste François Hollande. Et au second tour, 79 % de ces enseignants du primaire, des collèges et des lycées ont l’intention de faire ce même choix. Le candidat Nicolas Sarkozy, lui, recueillerait 12,5 % de leurs suffrages au premier tour du scrutin et 21 % au second. (…)

« Le clivage entre le privé et le public a toujours structuré le paysage éducatif français. Pendant des années, le PS et le PC se sont partagé le vote des enseignants du public, le PC recueillant jusqu’à 25 % du vote des instits, et l’enseignement privé, lui, votant plus largement à droite », rappelle l’historien Claude Lelièvre. A quoi Jérôme Fourquet ajoute que « les profs du privé votent comme les Français » et que « la vraie spécificité, dans ce pays, ce sont les enseignants du public ». L’écart de comportement entre ces deux catégories lui fait ajouter qu’elles répondent tout simplement « comme deux professions différentes ». (…)

Un enseignant sur deux ne croit pas que M. Hollande tiendra sa promesse, et près d’un sur cinq (18 %) est, de toute façon, opposé à cette mesure. Si l’on s’arrête aux seuls enseignants du secondaire, 22 % sont contre, auxquels il faut ajouter les 12 % qui ne se prononcent pas. Nouvelle preuve que « l’antisarkozysme » est plus fort que l’adhésion au projet socialiste. Fragilisés et peu sûrs d’eux, les enseignants n’ont pas non plus envie de rester plus longtemps dans les classes, ce qui pourrait poser problème au Parti socialiste qui veut faire changer les pratiques. (…)

Le Monde