La diversité religieuse mesurée : la France à la 25e place sur 232

Depuis plusieurs années, le centre de recherche américain Pew Research publie de nombreux travaux sur l’état des religions dans le monde. L’institut a, cette fois, publié début avril, une carte mondiale de la diversité religieuse qui inclut les grandes religions et le groupes de «non affiliés» (athées et agnostiques).

L’Europe et l’Amérique du Nord se positionnent comme des régions ayant une diversité religieuse moyenne. Des disparités fortes sont toutefois visibles comme c’est le cas entre les Etats-Unis et la France. Cette dernière se classe à la 25e place sur 232 pays avec 63 % de chrétiens, 28 % sans affiliation et 8 % de musulmans tandis que les Etats-Unis sont bien plus loin derrière (68e place) avec une majorité chrétienne plus importante (78 %).

Dans cette nouvelle publication inédite, l’indice de la diversité religieuse par pays a été mesuré en se basant sur les différentes confessions des habitants en 2010. Plus les minorités religieuses sont diverses et prennent de place, plus le pays est considéré comme ayant une forte diversité religieuse. Un classement a été établi.

Quatre catégories se dégagent selon Pew Research : les pays ayant un «très haut» et un «haut» degré de diversité religieuse (20 % des 232 pays étudiés) et une diversité religieuse «moyenne» (20 %). 60 % des pays ont une diversité religieuse «faible».

Plus précisément, ce sont 12 pays qui ont un «très haut» degré de diversité religieuse. Six d’entre eux se trouvent dans la région de l’Asie Pacifique (Singapour, Taïwan, Vietnam, Corée du Sud, Chine et Hong Kong). Singapour caracole en tête du classement générale. Le continent africain témoigne également d’une forte diversité religieuse avec la présence de cinq pays sub-sahariens (Guinée-Bissau, Togo, Côte d’Ivoire, Bénin et Mozambique) dans ce premier groupe.

A l’inverse, les régions du Moyen-Orient, d’Afrique du Nord, d’’Amérique latine et des Caraïbes se caractérisent par la plus faible diversité religieuse. Les musulmans et chrétiens y sont respectivement très majoritaires.

saphirnews

Alain Finkielkraut ou la «détestation de tout ce qui n’est pas blanc»

Quelques extraits d’un texte de Norman Ajari (« doctorant contractuel ») sur l’élection d’Alain Finkielkraut à l’Académie Française publié par les Indigènes de la République.

Finkielkraut se lamente que les Français de souche aient perdu leur rôle de «référents culturels». Pour ma part, je m’en félicite hautement.

Puisque l’Académie Française vient de l’accueillir sur ses bancs, c’est l’occasion de revenir sur la pensée d’Alain Finkielkraut. Il est désormais chargé de veiller sur la culture française ; on verra l’idée qu’il en a. La parution de son dernier livre, L’Identité malheureuse, s’est faite à grand bruit et fut accueillie par de nombreux éloges et quelques critiques. […]

Nous avons le devoir de comprendre l’atmosphère qui rend possible un livre qui dresse, nous le verrons, un portrait haïssable des Arabes et des Noirs de France.

Que l’Académie récompense Finkielkraut pour sa détestation de tout ce qui n’est pas blanc, cela dit beaucoup de l’état intellectuel de ce pays.

L’Identité malheureuse est une réflexion sur le déclin contemporain de la civilisation française, menacée par un libéralisme culturel et politique dont l’un des principaux torts serait une bienveillance exagérée à l’endroit des minorités raciales. Cette faute n’est pas la seule, mais elle occupe dans l’ouvrage une place conséquente.

En effet, la référence à la race signale généralement une décadence intellectuelle, culturelle, morale. En d’autres termes, les minorités «visibles» sont l’incarnation la plus évidente d’une société trop libérale quant à ses mœurs, devenue analphabète ; elles sont la preuve de cet état de débilité généralisé. Alain Finkielkraut n’attaque pas les Arabes et les Noirs pour eux mêmes : il en fait des symptômes visibles d’un mal social évidemment plus profond. […]

Si l’école, à ses yeux, est le lieu d’expression de l’universel, elle doit avant tout se présenter comme une immense blanchisserie.

Pourtant, et c’est un terme qui revient souvent dans L’Identité malheureuse, le système éducatif devrait favoriser la « dépersonnalisation » des enfants. Un abandon de soi grâce auquel l’étudiant pourrait se laisser affecter par la radicale nouveauté des grands textes du passé. Il serait difficile de ne pas souscrire à ce projet s’il n’était sous-tendu par une mauvaise foi fondamentale. S’émouvant de la multiplication des kebab et des boucheries halal, regrettant que le multiculturalisme fasse son entrée dans les programmes scolaires, Alain Finkielkraut pose très rapidement d’évidentes bornes à son idéal de dépersonnalisation : le «Français de souche» (expression dont il regrette la soi-disant disparition) est un être accompli, à condition qu’il ne se laisse pas happer par le «politiquement correct» ; ceux qui doivent être dépersonnalisés, ce sont toujours les autres. Il faut dépersonnaliser les Noirs et les Arabes – de force s’il le faut – avant qu’ils ne dépersonnalisent les Blancs.

Mais comment ? Et à quoi faudrait-il les convertir, ces jeunes basanés qui incarnent si tragiquement la décadence de l’époque ?La réponse va de soi : à la nation française. Peu importe qu’ils soient déjà français : ils ne le sont jamais suffisamment.

Cette France éternelle, Finkielkraut la décrit en des termes qui méritent l’attention. Elle se définirait par «ses platanes et ses marronniers, ses paysages et son histoire, son génie et ses emprunts, sa langue, ses œuvres et ses échanges». Tout cela, à en croire l’auteur, «dessine un monde». […]

L’Académie Française poursuit donc un travail déjà commencé par un autre de ses membres, Max Gallo, soutien actif de l’élection de Finkielkraut. À savoir, l’affirmation constante du « continuum République-nationalisme-colonialisme-racisme constitutif de la nation française contemporaine » pour employer la formule de Sadri Khiari. […]

indigenes-republique.fr

Pakistan : Triste Noël pour les rescapés de l’attentat antichrétien de 2013

Les rescapés de l’attaque contre les chrétiens, la plus meurtrière de l’histoire du Pakistan, s’apprêtent à célébrer un premier Noël sans leurs pères, leurs mères, leurs enfants tués à la fin de l’été dans un attentat suicide des talibans contre leur église.

«Chaque famille a perdu (au moins) une ou deux personnes. Comment pouvons-nous célébrer Noël? Il n’y aura pas de joie cette année», Nasreen Anwar, qui a perdu sa fille de 14 ans dans cette attaque qui a aussi grièvement blessé au bas du ventre son autre fille de neuf ans.

La petite cathédrale protestante All Saints de Peshawar, grand carrefour du nord-oust du pays à la porte de l’Afghanistan, porte encore les stigmates du double attentat suicide perpétré en septembre par deux kamikazes qui se sont glissés dans l’enceinte du bâtiment à la sortie de la messe du dimanche. Sur la façade et dans la cour intérieure de l’église, des impacts des billes de métal, mélangées à la charge explosive, ont creusé la pierre ; à l’intérieur, l’horloge s’est arrêtée à 11H43, moment précis où ces deux talibans ont fauché 82 vies et marqué au fer rouge le coeur des rescapés.

Anwar Khokhar s’en souvient comme si c’était hier. Ce jour-là, il a perdu six membres de sa famille, dont trois de ses frères. Et à l’approche de Noël, période de joie et d’espoir pour les quelque quatre millions de chrétiens du Pakistan, son coeur tangue entre l’absence d’êtres chers et l’amertume. «Plus Noël approche, plus ils me manquent. Ils me manquent aussi intensément qu’il puisse être possible de ressentir le manque», l’absence, souffle-t-il lors de la dernière messe du dimanche avant Noël.

Lors de son sermon le révérend Ejaz Gill a bien tenté de réconforter les familles chrétiennes de Peshawar qui ont toutes ou presque perdu un proche lors de cet attentat et appelé les fidèles à une communion spirituelle entre les victimes «aux cieux» et les rescapés sur terre. […]

Libération

«Les politiques entendent organiser la société multiculturelle sans le dire»

Le premier ministre Jean-Marc Ayrault a finalement décidé, mercredi 18 décembre, de reporter sine die la réunion sur l’intégration prévue le 9 janvier 2014. Officiellement, cette décision est liée au «travail ministériel n’est pas achevé». Dans les faits, la controverse a ravivé les tensions sur ce sujet complexe : moins entre majorité et opposition qu’au sein même de la gauche et du Parti socialiste.

«Les politiques entendent organiser la société multiculturelle sans le dire et placent ‘les blancs’ ou ‘petits-blancs’ au centre, décrypte M. Simon (directeur de l’unité migrations internationales et minorités de l’INED). C’est une politique du subterfuge, dangereuse : elle fait le lit du FN. Il faudrait une pédagogie assumée de la diversité.»

Un camp divisé en «deux nuages de points», comme le résume Laurent Bouvet, professeur de sciences politiques et l’un des penseurs du PS : «Le premier, qualifié de “républicain”, est sensible aux thèses sociales-libérales mais très accroché aux valeurs de laïcité et se retrouve autour de Manuel Valls. Le second est plus étatiste sur l’économie, mais à l’inverse libéral sur les questions de moeurs, très ouvert au multiculturalisme et se rassemble autour de Martine Aubry.»

Ces tensions révèlent en creux les divergences d’analyse croissantes sur les discriminations entre élus de gauche, acteurs de terrain et milieu universitaire.

«De plus en plus de jeunes chercheurs sont eux-mêmes issus de l’immigration», relève François Héran, ancien directeur de l’Institut national d’études démographiques (INED), pour qui «la gauche reste en grande partie ancrée dans le républicanisme, tendance assimiliationniste».

Durant la campagne présidentielle, Terra Nova, l’autre think tank du Parti socialiste, avait bien esquissé un début de réponse avec un «appel à une France métissée». Suivant une ligne multiculturaliste, Terra Nova prônait notamment une «reconnaissance symbolique de l’islam et du judaïsme dans le calendrier républicain» ou «l’émergence d’une élite issue des minorités visibles». «On a jeté un pavé dans la mare, mais nos idées n’ont pas été reprises », regrette Mehdi Thomas Allal, à Terra Nova. [...]

Le Monde

USA : Victoire pour les opposants à la discrimination positive

La Cour suprême des Etats-Unis a donné une victoire partielle aujourd’hui aux opposants de la discrimination positive à l’université, en renvoyant devant la justice inférieure l’appel d’une étudiante blanche qui s’était plainte d’avoir été retoquée en raison de la couleur de sa peau.

La Cour d’appel du 5e circuit, au Texas (sud), «doit estimer si les avantages accordés par l’Université étaient appropriés», a écrit la haute Cour dans son arrêt pris à la quasi-unanimité. «Il faut encore que la justice détermine si le système d’admission (à l’université) est appliqué de manière transparente», a-t-elle ajouté, avant d’annuler la décision de justice inférieure.

La Cour d’appel du Texas avait donné raison à l’université du Texas et estimé que la jeune fille blanche n’avait pas été discriminée par une politique de quotas favorisant l’accès des minorités raciales à l’université. […]

Le Figaro

L’immigration bouleverse la démographie britannique

Selon un nouveau rapport de l’Observatoire [britannique] des Migrations, la Grande-Bretagne sera l’un des pays les plus mélangés ethniquement dans moins de 40 ans.

L’étude indique que la proportion de minorités vivant sur le sol britannique passera de 10% en 2006 à 40% en 2050. Si la tendance actuelle se poursuit, le groupe appelé « majoritaire » (les anglais de souche blancs) sera minoritaire en 2070.

« L’immigration est devenue le principal facteur de changement démographique dans la plupart des pays riches. Les tendances actuelles montent que les populations européennes vont devenir ethniquement plus mélangées, avec la possibilité que les groupes majoritaires actuels ne soient plus numériquement les plus nombreux.»

L’étude indique que la raison de ce déclin est le faible taux de natalité.

Presstv.ir - Traduction : Fdesouche

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Relire/ revoir :
1°) Massacre de Woolwich : «N’y a-t-il vraiment personne pour voir ce qui va se passer dans 20 ou 30 ans ?»

2°) Les Anglais de souche tentent-ils d’échapper à la « diversité » ?

3°) En 1962, en quelques semaines, près d’un million d’Européens d’origine française, italienne ou espagnole quittent l’Algérie. «L’un des exodes les plus importants de l’histoire»

4°) Angleterre : Un journaliste du système fait son mea-culpa sur l’immigration

5°) Extrait du discours d’Enoch Powell, homme politique anglais, le 20 avril 1968

 » Nous devons être fous, littéralement fous à lier dans ce pays, pour autoriser chaque année l’entrée de 50.000 personnes, qui seront à l’origine de la future augmentation de la population d’origine immigrée. J’ai l’impression de regarder ce pays construire frénétiquement son propre bûcher funéraire. » Enoch Powell – 20 avril 1968. En savoir plus

6°) «Nous assistons à un changement de peuple et de civilisation »  (Renaud Camus, 13 avril 2013)

Extrait : «Voilà la réalité du l’intégration, du multiculturalisme, du prétendu “vivre-ensemble”, dont tout le monde veut sur le papier et personne sur le terrain. Que tout le monde vante à l’arrière mais que chacun subit comme une horreur sur le front(relire)

Pakistan : En quête de protection, des chrétiens candidats pour les islamistes

Pervaiz Masih, un chrétien pakistanais est candidat pour le parti de la Jamaat-e-Islami à Peshawar. En rejoignant des partis islamistes, les chrétiens du Pakistan espèrent être mieux protégés face à la montée du fondamentalisme. Géant musulman de 180 millions d’habitants, le Pakistan compte entre trois et quatre millions de chrétiens.

«L’islam est la seule religion qui protège le droit des minorités. Si la loi islamique est appliquée ce seront donc les minorités qui en bénéficieront le plus», lance Akram Waqar Gill, un chrétien du Pendjab inscrit sur la liste des islamistes de la Jamaat-Ulema-e-Islam.

Le 9 mars 2013 restera à jamais gravé dans les mémoires des chrétiens de Joseph Colony, ghetto miséreux perdu dans les entrailles de Lahore (est), capitale du Pendjab. Ce jour là au petit matin, près de 3.000 musulmans en colère, deux fois plus que les chrétiens de Joseph Colony, y ont saccagé et incendié plus d’une centaine de maisons de la minorité. Les assaillants assurent qu’un chrétien avait tenu des propos jugés «blasphématoires» envers l’islam. Les victimes soupçonnent elles un motif moins louable : la foule aurait été poussée par des commerçants musulmans décidés à faire main basse sur les modestes terres chrétiennes. […]

Ce jour là, la Ligue musulmane des frères Nawaz et Shahbaz Sharif (PML-N), au pouvoir dans la province du Pendjab, comme le Parti du Peuple pakistanais (PPP) alors à la tête du gouvernement fédéral, ont laissé libre cours à la rage. Mais les deux partis ont ensuite versé une généreuse compensation financière aux victimes de Joseph Colony. Et à quelques jours du scrutin législatif, leurs affiches tapissent les murs du quartier. «Ils ont chacun donné 5.000 dollars par famille, nous allons donc voter pour eux», explique Mehmood Masih, approuvé par ses amis.

Pour éviter d’autres dérapages comme Joseph Colony ou Gojra, petite ville du Pendjab où sept chrétiens avaient été brûlés vifs par des musulmans en 2009, d’autres chrétiens ont fait un choix surprenant: voter et même se présenter sous la bannière des partis islamistes ! […]

Dans l’orthodoxie musulmane, le versement d’une taxe spéciale, la «jizya», garantit aux chrétiens la «protection». Ici, il n’est toutefois pas question d’un impôt particulier, mais de bâtir des ponts pacifiques entre communautés. […]

L’Orient Le Jour (Merci à DANY)

La radicalité contre la dictature des minorités

Il y a, selon l’INSEE, 100.000 couples homosexuels en France, soit 0,3% de la population ; et 10.000 enfants – 0,003% de la population – vivent au domicile de ces couples homosexuels. Une minorité de ces minorités réclame qu’on change des règles multimillénaires pour les adapter à leur situation individuelle ou à leurs caprices. Il est normal que cela suscite une forte exaspération des majorités ! En vérité les homosexuels devraient être reconnaissants aux familles traditionnelles qui défilent contre la dénaturation du mariage : ce sont leurs enfants qui paieront leurs retraites…

Minorités associatives subventionnées

Les associations LGBT, minorité agissante de la minorité revendicative des minorités sexuelles, veulent régenter le débat public. Au nom de la lutte contre une prétendue « homophobie », il s’agit d’interdire toute prise de position jugée politiquement incorrecte ; en fait, d’empêcher toute critique du mariage homosexualiste à l’image de ce qu’ont réussi les associations « antiracistes » censurant tout débat sur l’immigration. Le tout avec l’argent des contribuables. C’est insupportable au pays de Voltaire.

Minorités ethniques et religieuses

Elles cherchent à imposer dans l’espace public comme dans l’espace privé leurs exigences vestimentaires et leurs interdits alimentaires : refus du porc, abattage hallal pour tous – ce qui suscite la réaction des amis des bêtes et de la France profonde. C’est à Guéret, dans la Creuse, qu’on se mobilise contre la construction d’un abattoir hallal voulu au nom de médiocres intérêts commerciaux, quoique contraire à la loi européenne, aux traditions françaises et à la sécurité sanitaire.

Minorités financières

Elles imposent des réglementations conformes à leurs intérêts mais non à l’intérêt général. Quand les banques, les grandes entreprises et les hyper-riches échappent à l’impôt (tout en bénéficiant des infrastructures techniques, des services publics et des systèmes de protection sociale des Etats), ce sont les classes moyennes qui payent. Ces classes moyennes sont doublement victimes : des excès de l’Etat-providence qu’ils payent mais aussi de la finance-providence qui échappe à l’impôt.

Minorités médiatiques

Moins de 50.000 journalistes, qui informent de moins en moins et qui conditionnent de plus en plus ; qui ne cherchent pas à distinguer l’exact de l’inexact, ni le vrai du faux, mais qui prétendent dire où est le « bien », où le « mal », en louant les « gentils » et en dénonçant les « méchants ». Avec un grand sens de l’à-propos, les personnes manifestant le 28 mars devant France Télévision, protégée par les forces de l’ordre, criaient : « CRS, retourne-toi, la racaille est derrière toi ! » Sans commentaire.

Minorités parlementaires

Moins de 1.000 personnes prétendent avoir le monopole de la fabrication de la loi sans tenir compte du peuple. C’est, certes, la logique de la démocratie représentative mais celle-ci est, hélas, de moins en moins représentative :

-En raison des lois et du calendrier électoral, une partie importante de l’opinion n’est pas représentée ; et les socialistes qui ont, à eux seuls, la majorité de l’Assemblée nationale n’ont recueilli que 16% des électeurs inscrits, lors du premier tour des élections législatives de juin 2012. Un peu court comme majorité pour transformer un homme en femme !
-Le Sénat a voté le projet de loi Taubira à la sauvette. Une loi dont la garde des Sceaux a dit qu’elle portait un « changement de civilisation » mais dont, faute de scrutin public, on ne sait pas individuellement qui l’a votée et qui l’a refusée. Un formidable déni de démocratie voulu par tous les groupes politiques de la majorité comme de l’opposition. Une belle manœuvre qui permet de faire adopter la loi, qui autorise les sénateurs à se faire passer pour « progressistes » auprès des médias parisiens tout en leur permettant individuellement de dire à leurs électeurs d’outre-mer ou des campagnes françaises qu’ils n’ont pas approuvé le « mariage gay ». Belle manœuvre, vraiment, mais qui indigne à juste titre les adversaires de la loi Taubira et tous les démocrates sincères.
-Plus généralement, les hommes politiques les plus en vue représentent de moins en moins leurs électeurs car ce sont des médiagogues, des hommes et des femmes qui cherchent à plaire aux médias plus qu’au peuple, à coups de surenchère politiquement correcte. Telle est la principale cause du discrédit de la démocratie représentative.

Or toutes ces minorités se tiennent et se soutiennent. C’est contre elles que la révolte gronde. Moins d’un an après l’élection de François Hollande la probabilité d’une crise politique majeure est devant nous : la dissolution de l’Assemblée nationale ou la démission du président de la République ne changeraient pas grand-chose. Ce qu’il faut c’est rendre la parole au peuple. Par le référendum d’initiative populaire national et local. A partir de la demande de 500.000 électeurs au plan national et ce sans censure prétendument constitutionnelle. A partir de 7,5% des électeurs au niveau local, sous la seule réserve qu’il s’agisse d’une délibération locale. Bien sûr, ceci devrait s’accompagner d’un rétablissement de la liberté d’expression, de l’arrêt des subventions aux grands lobbys politiquement corrects et du retour au pluralisme des médias.

Le printemps français doit trouver un débouché politique autour de thèmes forts : référendum et démocratie directe ; liberté d’expression et pluralisme des médias ; dénonciation de la dictature des minorités et respect de la majorité populaire. Quant aux manifestants ils ne doivent pas avoir peur de la radicalité car seule la radicalité s’attaque aux racines du mal et propose un ressourcement créateur.

Jean-Yves Le Gallou

POLEMIA

France 2. Mouna Derouich s’indigne d’un reportage montrant une Birmanie «uniquement bouddhiste»

Mouna Derouich, membre du Collectif «Halte au massacre en Birmanie», s’indigne dans une lettre ouverte à France 2 qu’un reportage consacré à Aung San Suu Kyi montre une Birmanie «uniquement bouddhiste» et ne parle pas de la minorité musulmane (Rohingyas et Kamans). La Birmanie est un pays bouddhiste à 90%.

Ma question est la suivante : à quand un reportage sur le silence coupable d’Aung San Suu Kyi concernant les minorités en Birmanie, cibles de persécutions dans son pays – la députée birmane couverte de fleurs et de vertus ne s’étant même pas rendu sur place ?

Madame, Monsieur,

Suite au documentaire intitulé : «Aung San Suu Kyi, un rêve Birman», diffusé le Mardi 12 Mars 2013 sur votre chaîne de télévision, je me permets de vous adresser ce courrier. En effet, le documentaire en question retrace le parcours de la députée birmane avec, entre autres, son combat pour la démocratie. Ce qui est une noble cause, j’en conviens. Mais une démocratie qui semble résonner selon ses propres idéaux et que vous semblez rejoindre puisque à aucun moment vous ne relevez le problème des minorités birmanes persécutées depuis des décennies.

Je suis choquée et scandalisée de voir qu’à travers votre documentaire vous faites le constat d’une Birmanie uniquement bouddhiste ; vous omettez – ce qui est surprenant, voire impardonnable de la part de journalistes – de préciser que la Birmanie accueille en son sein également des chrétiens, des musulmans, des animistes. […]

oumma ; wikipédia

Communautarisme. Tom Wolfe : «A Miami, tout le monde se hait»

A l’occasion de la sortie, jeudi prochain, de son quatrième roman, «Bloody Miami», sur l’immigration et le communautarisme, entretien avec l’écrivain américain Tom Wolfe.

Dans les années 60, le jeune reporter avait révolutionné le journalisme en faisant le roman de son époque. Parti étudier les tribus contemporaines, les groupes de rock, les surfers ou les défoncés psychédéliques, les astronautes ou les golden boys, Tom Wolfe a inventé une écriture «controversée» qui inspirera journalistes et écrivains du monde entier, «l’hystérie naturaliste». […]

Les «Anglos» sont-ils, comme vous l’écrivez cruellement, une espèce en voie d’extinction ?

Il n’en reste pas beaucoup. Les Wasp sont partis de Miami, ils se sont repliés sur le Grand Miami, à Miami Beach. La population est maintenant hispanique à 70%, dont la moitié est cubaine. On dit «Latinos», un terme inventé aux Etats-Unis. Il y a 18% de Blacks, et il reste quelque 10% d’Américains blancs.

Dans le temps, les Etats-Unis étaient le pays du melting-pot, les immigrants successifs se fondaient en quelques générations dans le rêve américain. Là c’est le «pot» où l’on ne se mélange pas…

A Miami, les gens sont en colère, ils ne se mélangent pas. On essaie de les intégrer, et puis vous revenez plus tard et ils sont exactement au point où vous les avez laissés. Les Cubains avec les Cubains, les Haïtiens avec les Haïtiens, les Anglos avec les Anglos, les Russes avec les Russes… Chaque groupe a sa propre bourgeoisie ou classe supérieure. Dans la plupart des villes américaines, les gens finissent par s’intégrer. Mais vous devez comprendre qu’à Miami tout le monde hait tout le monde. […]

Les Etats-Unis ont inventé le concept de «political correctness», le politiquement correct. Vous êtes, bien sûr, contre…

C’est de pire en pire, surtout dans les universités. Les gens doivent faire attention à ce qu’ils disent. Un exemple typique : la question de l’homosexualité. Ça ne suffit pas de décrire le phénomène, vous devez d’abord établir que vous êtes «pour». Après, vous aurez le droit d’écrire sur l’homosexualité. C’est ridicule. Vous devez d’abord exposer vos critères de moralité avant d’écrire une ligne. Et c’est vrai quand vous voulez parler de minorités, des femmes, du pauvre Blanc, du pauvre Noir, du transsexuel, des immigrés… C’est tellement anti-intellectuel.

Libération (Merci à antibarbare )