Le fardeau des 800 milliards de créances douteuses de la zone euro inquiète le FMI

Le Fonds monétaire international (FMI) estime à 800 milliards de dollars les créances douteuses détenues par les banques de la zone euro. Un montant qui a doublé depuis 2009 et continue à croître, rappelle l’institution.

Un « fardeau ». C’est ainsi que le FMI qualifie, sans détour, les plus de 800 milliards de dollars de créances douteuses qu’ont accumulées les banques des pays en difficulté de la zone euro, dans son dernier rapport sur la stabilité financière mondiale publié mercredi. Des créances qui ne cessent de croître, s’inquiète l’institution, alors même que le secteur financier européen s’apprête à être soumis à un examen de santé.
Assainir le bilan des banques et entreprises

« Les banques dans les pays en difficulté de la zone euro restent plombées par un stock important et grandissant de créances douteuses, résultant du poids de la dette au sein des entreprises et du ralentissement économique », écrit le Fonds.

Un stock qui a doublé depuis 2009, affirme l’institution, qui se penche plus particulièrement sur les pays européens en difficulté financière (Chypre, Grèce, Irlande, Italie, Espagne, Portugal et Slovénie).

Tout en saluant « l’amélioration » de l’image de ces pays auprès des marchés, elle assure que ce « fardeau » des créances douteuses fait peser une menace sur la solvabilité de ces banques, limite leur « rentabilité » et restreint leur capacité à soutenir l’activité économique.

« Les dirigeants de la zone euro font face au difficile défi d’accélérer l’assainissement des banques et des bilans des entreprises sans compromettre le retour de la confiance des marchés », écrit le Fonds.

Se tournant de l’autre côté de l’Atlantique, le FMI s’inquiète de la « course au profit » qui s’accélère sur les marchés financiers américains, portés par la politique de « l’argent facile » fourni par la Réserve fédérale (Fed). Selon le Fonds, cette tendance se traduit par un endettement « croissant » du secteur privé et s’accompagne d’un « affaiblissement » de la qualité des créances sur certaines poches du marché du crédit.

« La stabilité financière mondiale s’améliore (…) mais il est trop tôt pour crier victoire », résume José Vinals, directeur du département des marchés financiers du FMI.

La Tribune

Grèce : doublement de la pauvreté en un an

Le taux de pauvreté est passé de 11,8 % de la population en 2012 à 23,7 % en 2013. Une hausse record dans l’UE.

La Grèce a beau se réjouir d’avoir obtenu de l’Eurogroupe, à Athènes, le déblocage d’une tranche d’aide de 6,3 milliards d’euros, le dernier rapport de la Commission européenne sur la progression de la pauvreté en Europe a de quoi lui saper le moral.

En 2013, la Grèce détenait le triste record du pays européen où la pauvreté a le plus progressé entre 2012 et 2013. La pauvreté touche 23,7 % de la population en 2013, contre 11,8 % en 2012. Entre 2008 et 2013, le revenu des ménages a baissé de 14,8 % et, sur la même période, le chômage des jeunes a triplé. La cure d’austérité imposée au pays depuis quatre ans n’y est pas pour rien. Evdokia Androulaki, 25 ans, est diplômée d’économie de l’université d’Athènes, elle fait partie de ces jeunes chômeurs.

Elle parle quatre langues mais derrière ses cheveux noirs frisés et ses yeux pétillants, elle cache beaucoup amertume. «J’ai passé des nuits à réviser pour obtenir mes diplômes et je me dis que ça ne sert à rien. La Grèce est en train de devenir la Côte d’Azur de l’Europe mais avec des salaires asiatiques. Au final, je ne serai jamais professeur et je vais finir serveuse tout comme mes camarades de classe à gagner 300 euros par mois.» La classe politique grecque se fait l’écho de ce désespoir ambiant qui risque de s’exprimer avec violence lors du double scrutin des élections municipales et européennes des 18 et 25 mai prochain. Cela pourrait affaiblir le gouvernement, dont la majorité parlementaire ne tient plus qu’à deux députés…

Dans ce contexte compliqué politiquement et fragile économiquement, les autorités sont prêtes à tout pour célébrer le déblocage d’une tranche de 6,3 milliards d’euros sur les 8,5 milliards d’euros accordés par l’Union européenne et la BCE. Somme à laquelle il faut ajouter les 3,5 milliards d’euros octroyés par le Fonds monétaire international (FMI).

Le Figaro

Kiev, au bord de la faillite, en attente d’un prêt du FMI

Le nouveau gouvernement ukrainien veut rassurer sur ses réserves financières. Il affirme en avoir assez pour payer ses créanciers, alors que le pays essaye de négocier un prêt avec le Fonds Monétaire International. Kiev espère obtenir ce prêt le plus tôt possible [...].

Le nouveau gouvernement ukrainien a estimé à plus de 25 milliards d’euros les besoins du pays pour les deux années à venir. A Washington, la directrice générale du FMI Christine Lagarde a estimé qu’il n’y avait aucune raison de paniquer au sujet de cette demande d’aide [...].

Cependant, les Ukrainiens n‘écoutent pas ces appels au calme. Inquiets de la situation financière, ils ont retiré massivement leur argent. 7 % des réserves en devises étrangères ont disparu des banques la semaine dernière. La banque centrale a donc limité à 1 000 euros par jour et par personne les retraits autorisés en devises étrangères.

Vidéo : EuroNews.fr

Désormais, chaque Italien qui recevra de l’argent de l’étranger se verra confisquer automatiquement 20% de cette somme (màj vidéo)

Addendum : extrait du JT de TVLibertés du 18/02/2014


Le journal italien Il Sole rapporte que le gouvernement italien vient de faire passer un décret applicable rétroactivement au 1er février 2014, et qui stipule que les banques devront prélever une taxe de 20% sur tous les virements de fonds en provenance de l’étranger.

20% des sommes reçues sur des comptes italiens seront donc systématiquement confisqués, et pour les récupérer, le titulaire du compte devra apporter la preuve qu’il ne s’agit pas de revenus non déclarés ou d’argent blanchi.

Cette mesure renverse donc la présomption d’innocence traditionnelle, puisque tous les Italiens qui reçoivent des fonds de l’étranger sont considérés a priori comme coupables potentiels de fraude ou de blanchiment d’argent, et que l’initiative d’apporter la preuve du contraire leur revient. Elle ne concerne que les particuliers, et ne s’appliquera pas sur les comptes des entreprises et des travailleurs individuels.

L’Italie est ainsi le premier pays à mettre en œuvre une recommandation du FMI. En effet, au début du mois de janvier, les économistes de Harvard Carmen Reinhart et Kenneth Rogoff ont affirmé que le fardeau de la dette est tel dans la plupart des économies développées que seuls des défauts de paiement sur les dettes souveraines, une taxation de l’épargne et une inflation plus élevée pourront les ramener à un niveau gérable.

Dans un document de travail commandé par le FMI, ils préconisent un cocktail de mesures, incluant une inflation plus élevée, des restructurations, voire des défauts et la répression financière, qu’ils définissent comme « une taxation opaque sur l’épargne », c’est à dire des remèdes similaires à ceux que le FMI a pu mettre en œuvre pour de nombreux pays en développement en difficulté. (voir l’extrait du document de travail du FMI, « Financial and Sovereign Debt Crises : Some Lessons Learned and Those Forgotten, p.4)
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Tunisie: 506 millions $ du FMI après l’entrée en fonction d’un gouvernement apolitique

Le FMI a annoncé, le 29 janvier, avoir débloqué un prêt de 506 millions de dollars en faveur de la Tunisie, le jour même de l’entrée en fonction d’un nouveau gouvernement apolitique, deux jours après l’adoption d’une Constitution.

Dans un bref communiqué, le conseil d’administration du FMI a indiqué avoir donné son feu vert au versement de ce prêt qui fait partie d’un plan d’aide de 1,7 milliard de dollars accordé en juin au pays pour accompagner sa transition politique.

L’entrée en fonction du nouveau gouvernement tunisien composé de compétences indépendantes et l’adoption de la Constitution dessinent une sortie de crise en Tunisie et ouvrent la voie à l’organisation d’élections…

Ecofin

[EXCLUSIVITÉ] – Finance : L’escroquerie du Libor était connue 3 ans avant le scandale

L’affaire de la modification, par des responsables de banques, des taux de référence sur lesquels se fondent de nombreux prêts comme de nombreux autres produits financiers ou hypothèques, a éclaté au grand jour en 2012. Mais trois économistes l’avaient établie dans une étude datant de 2009. En voici la preuve.

Suite et commentaires sur Fortune

DSK : « Je ne pense pas avoir de problème particulier avec les femmes »

Dominique Strauss-Kahn revient longuement sur l’affaire du Sofitel de New York dans l’entretien exclusif qu’il a accordé à CNN, dont la deuxième partie a été diffusée mercredi. L’ancien patron du FMI accordait là son premier entretien en anglais, enregistré à Paris, depuis sa démission forcée à la suite des accusations de viol lancées contre lui le 14 mai 2011 par la femme de chambre guinéenne Nafissatou Diallo.

L’ancien responsable admet qu’il a « certainement un problème pour n’avoir pas compris que ce que l’on attend d’un homme politique de très haut niveau est différent de ce que peut faire Monsieur Tout-le-Monde ». « Quelque chose est arrivé qui relevait de la vie privée et je pense toujours que ce qui s’est passé dans la chambre relève de la vie privée, à moins qu’un procureur vous dise que vous allez être inculpé pour avoir fait quelque chose et qu’il en a les preuves », poursuit-il. « Mais quand le procureur vous dit OK, finalement, nous n’avons pas de quoi vous inculper, cela veut dire que c’est une affaire privée, et personne n’a rien à dire là-dessus », avance DSK.

L’ancien patron du FMI indique également qu’il était « prêt à aller au procès (civil) », mais que ses avocats lui ont conseillé de ne pas le faire. « Mes avocats m’ont dit , ça va prendre quatre ans et ça va vous coûter plus cher en frais de justice que vous aurez à payer, même si vous gagnez. J’ai donc décidé d’un accord financier et de continuer ma vie », explique-t-il.

(…) le Parisien

Affaire Tapie : Le poste de Christine Lagarde au FMI en jeu

L’ex-ministre des Finances va devoir s’expliquer devant la Cour de justice de la République. Son avocat, Me Yves Repiquet, explique au JDD que sa cliente «est prête».

Christine Lagarde joue gros. Très gros. Si, à l’issue de son audition devant la Cour de justice de la République, elle ressortait mise en examen dans l’affaire Tapie, elle pourrait perdre son fauteuil de directrice générale du FMI.

La charte de bonne conduite de l’institution qu’elle dirige prévoit en effet de sanctionner «toute action qui peut porter atteinte à l’intégrité ou à la réputation» du FMI… En attendant cette convocation à haut risque, pas fixée à ce jour, l’ancienne ministre de l’Économie et des Finances a préparé sa défense. «Nous sommes prêts au millimètre près», assure au JDD son avocat, l’ancien bâtonnier Me Yves Repiquet. «Mme Lagarde n’a rien à se reprocher dans ce dossier et nous le démontrerons».

Devant la Cour de justice, Christine Lagarde devra s’expliquer sur trois principaux soupçons dans l’affaire qui s’est soldée par une «bérézina financière» pour les deniers publics, et qui a valu à Bernard Tapie d’obtenir la totalité de ses demandes, plus un préjudice moral de 45 millions d’euros. Le premier soupçon concerne la décision d’aller en arbitrage plutôt que de laisser les tribunaux examiner les «affaires Tapie». Christine Lagarde assume son choix : «L’arbitrage était le seul moyen juridique pour mettre un terme d’un coup à tous les contentieux.» […]

Le JDD

Grèce : Le FMI et l’UE ont-ils proposé de déplacer la population des petites îles pour cause de «coût trop élevé» ?

La nouvelle a fait l’effet d’une bombe. Selon la presse grecque de ce week-end, les émissaires de l’Union européenne et du Fonds monétaire international auraient proposé au gouvernement grec de «déplacer les habitants des îles comptant moins de 150 habitants vers des lieux plus accessibles».

Mais nombre d’experts doutent d’une simple gaffe du gouvernement et croient plutôt à un ballon d’essai pour que l’idée fasse son chemin.

Une proposition reprise publiquement par Kostas Mousouroulis, le ministre grec des Affaires maritimes. Le pays possède en effet une myriade d’îles, dont beaucoup sont proches des côtes turques. Vingt-deux d’entre elles sont habitées par moins de 150 habitants. Leur fonctionnement, selon le ministre, aurait un «coût trop élevé pour l’État».

Cette annonce a provoqué un tel tollé dans le pays que Kostas Mousouroulis a été contraint de revenir sur ses propos, affirmant qu’il s’agissait d’une plaisanterie. Dans la foulée, le gouvernement dans son ensemble s’est empressé de démentir l’information. […]

Même démentie, cette hypothèse fait débat. Christos Christopoulos, avocat d’affaires, reste sceptique sur la concrétisation du projet, mais s’interroge : «Que dirait-on en France si l’on déplaçait les sept habitants du village de Chateauvieux-les-Fossés dans le Doubs ou ceux d’Aulan dans la Drôme ? Cette déportation de gens de leur lieu d’habitation, même au prétexte de non-rentabilité, réveille les traumatismes du passé pour les Grecs. De plus, ceci est juridiquement inadmissible et enfin cela engendrerait de sérieux risques pour la sécurité nationale», affirme-t-il.

Christos Christopoulos fait référence au déplacement de la population grecque d’Asie mineure, où elle était installée depuis la nuit des temps. Après la défaite des troupes helléniques, lâchées par les alliés face à Atatürk en 1922, le traité de Lausanne, un an plus tard, obligeait à un «échange de population». Près de deux millions de Grecs avaient alors dû quitter ce qui avait toujours été leur patrie pour s’installer en Grèce, qui comptait moins de cinq millions d’habitants à l’époque. […]

Le Point

Lagarde : la dette des pays riches proche des « temps de guerre »

La dette dans les pays développés devrait atteindre 113% en 2013. Et il n’existe « pas de raccourci » pour résoudre cette situation aux yeux de Christine Lagarde qui s’est exprimée à Tokyo vendredi.

La dette publique accumulée par les pays riches s’approche des niveaux atteints en « temps de guerre », a estimé vendredi la directrice générale du Fonds monétaire international.

« Le plus grand obstacle (à la croissance, ndlr) sera sans doute l’immense héritage légué par la dette publique qui atteint maintenant en moyenne 110% (du produit intérieur brut, ndlr) dans les pays développés, quasiment un niveau de temps de guerre », a déclaré Christine Lagarde à Tokyo devant les représentants des 188 Etats-membres du FMI, réunis en assemblée plénière. (…)

TF1 news

Fortune

DSK : nouvelle affaire au Congo

Une enquête a été ouverte par le parquet de Grasse sur Dominique Strauss-Kahn, en sa qualité d’ex-directeur du FMI, sur des soupçons de malversations autour de l’annulation de la dette du Congo, aux dépens d’un entrepreneur cannois ayant porté plainte.

Serge Berrebi, qui se bat depuis 25 ans pour recouvrer des millions d’euros après avoir été « spolié » d’une entreprise au Congo, avait déposé plainte le 21 octobre auprès du parquet de Paris, qui s’est dessaisi le 6 décembre au profit de celui de Grasse. La PJ niçoise, chargée de l’enquête, l’a entendu le 11 juillet.

L’affaire touche aux conditions dans lesquelles la dette du Congo fut effacée en 2010 dans le cadre de l’initiative en faveur des pays pauvres très endettés (PPTE) du Fonds monétaire international (FMI) et de la Banque mondiale.

(…) Le Républicain Lorrain

(Merci à Saint Jores)