Une Coréenne témoigne : « Pourquoi je ne deviendrai jamais journaliste en France »

Mina Lee est le pseudonyme d’une étudiante sud-coréenne de 25 ans qui a fait un break dans ses études, et a travaillé comme « fixeuse », c’est-à-dire assistante locale, pour des journalistes français à Séoul. Elle raconte ici une expérience qui l’a marquée avec une équipe d’une grande chaîne de télévision française, qu’elle a choisi de ne pas identifier, et qui l’a décidée à renoncer à des études de journalisme en France.

(…) Rue89

 

Le racisme en prime time en Corée du Sud

Les belles Sud-Coréennes sont prévenues. Des prédateurs sexuels occidentaux écument les rues de Séoul, assoiffés de chair fraîche, prêts à abuser de leur pureté et à leur transmettre le virus du sida. C’est l’avertissement sans nuance lancé par MBC, l’une des principales chaînes de télévision de Corée du Sud, dans un reportage aux relents racistes qui déclenche la fureur de la communauté expatriée.  (…)

Une première dans un pays où les « immigrés » ne représentent que 1 % des 50 millions d’habitants du pays du Matin calme, essentiellement des Chinois, et où les Occidentaux sont une goutte d’eau dans l’océan. (…)

Quelques semaines après le flot d’insultes racistes en ligne qui avait accueilli l’élection de Jasmine Lee, la première députée d’origine étrangère élue à l’Assemblée nationale, cette nouvelle polémique illustre les relents xénophobes qui persistent dans l’une des sociétés les plus homogènes au monde sur le plan ethnique.

Une récente enquête menée par le ministère de la Famille montre que seuls 36,2 % des Sud-Coréens sont favorables à la coexistence de plusieurs cultures dans leur pays, contre plus de 70 % dans la plupart des pays de l’UE.

Un défi brûlant alors que le pays, désormais développé, doit se tourner vers l’immigration pour répondre à son vieillissement démographique accéléré. La Corée du Sud affiche l’un des taux de fécondité les plus faibles au monde, et un nombre croissant d’hommes des régions rurales vont chercher des épouses en Asie du Sud-Est pour compenser le départ des jeunes Sud-Coréennes vers les villes. La communauté occidentale est également en hausse avec l’arrivée récente d’étudiants, de professeurs d’anglais et d’entrepreneurs qui viennent s’ajouter à la communauté des 28 500 GI américains qui a longtemps incarné la « présence occidentale », nourrissant les stéréotypes négatifs auprès d’une population effarouchée.

Mais les jeunes générations s’ouvrent aux influences étrangères, notamment en partant étudier aux États-Unis ou en Europe, et le nombre de mariages mixtes est en forte hausse, prenant à contre-pied le mythe d’une nation fondée sur la pureté du sang. Petit à petit, la Corée s’ouvre au monde et le gouvernement met en place des mesures volontaristes pour mieux accueillir les « étrangers ». Mais les vieux réflexes d’une « Corée barricadée » font toujours recette à la télévision.

Le Point

Corée du Nord : menace d’une « guerre totale »

Pyongyang a menacé aujourd’hui d’une « guerre totale » sur la péninsule coréenne en cas de moindre incident lors des traditionnelles manoeuvres militaires annuelles conjointes entre les Etats-Unis et la Corée du Sud, qui ont démarré dans la matinée.

« La péninsule coréenne fait face à la pire crise de son histoire. Une guerre totale peut être provoquée par le moindre incident », a déclaré l’agence officielle nord-coréenne KCNA, citant un commentaire publié dans le quotidien du parti communiste Rodong Sinmun.

Ces manoeuvres entre Washington et Séoul, baptisées « Freedom Guardian » (« Gardien de la liberté »), ont démarré mardi matin, a indiqué un porte-parole du Commandement des forces alliées Etats-Unis-Corée du Sud (CFC).

Le Figaro

L’empire américain est ruiné par ses guerres

Les USA se ruinent à vouloir maintenir leur statut de super puissance par de coûteuses guerres et un budget militaire gigantesque financés à crédit.

Pour Eric Margolis [journaliste canadien], le complexe militaro-industriel, contre lequel le président Eisenhower avait mis en garde lors de son discours d’adieu, entraîne le pays vers sa chute et Obama, comme son prédécesseur, abuse ses concitoyens en recourant à l’emprunt pour continuer à maintenir l’illusion d’un empire aujourd’hui vacillant.

Les dépenses pour l’armée et le renseignement augmentent sans cesse, alors que le taux de chômage s’approche des 10% et que l’économie continue de souffrir. L’Amérique est devenue l’homme malade de l’hémisphère occidental, un estropié économique à l’image du défunt Empire ottoman.

Le Pentagone représente maintenant la moitié du total mondial des dépenses militaires. Si on y ajoute les budgets des riches alliés de l’Amérique que sont les membres de l’OTAN et le Japon, ce chiffre atteint 75%.

La Chine et la Russie réunies, ne consacrent qu’un petit 10% des sommes consacrées à la défense par les USA.

Il ya 750 bases militaires américaines dans 50 pays et 255.000 soldats stationnés à l’étranger, dont 116.000 en Europe et près de 100.000 au Japon et en Corée du Sud.

Les dépenses militaires engloutissent 19% des dépenses fédérales et au moins 44% des recettes fiscales. Sous l’administration Bush, les guerres d’Irak et d’Afghanistan – financées par l’emprunt – ont coûté plus de 25.000 dollars à chaque famille américaine.

Les États-Unis ont clairement atteint le point de rupture de leur ambition impériale. Les dépenses militaires et le service de la dette cannibalisent l’économie américaine, qui est la base réelle de leur puissance mondiale. Outre l’URSS sur le déclin, les Etats-Unis ressemblent également, de plus en plus, à l’Empire britannique agonisant de 1945, écrasé par les dettes immenses souscrites pour mener la Seconde Guerre mondiale, devenu incapable de continuer à financer ou à défendre l’Imperium, tout en restant imprégné de ses prétentions.

Suite et commentaires sur Fortune

Le marché libre conduit au retour des famines

Le dernier article de The Economist sur les évolutions mondiales de l’agriculture donne involontairement des arguments aux critiques de la libéralisation des échanges : ruée sur les terres des pays pauvres, volatilité des prix, et surtout succès des politiques nationales pour l’autosuffisance alimentaire. Laurent Pinsolle vous en dit plus.

Dans son édition du 21 novembre, The Economist se penche sur le thème passionnant de l’agriculture et se demande comment nous allons faire pour nourrir le monde. Devant l’envolée du prix des produits agricoles en 2007, de nombreux pays ont pris des mesures radicales, comme l’interdiction des exportations, ce qui, par ricochet, a provoqué de graves crises dans les pays importateurs. L’envol des prix a provoqué une hausse historique d’environ cent millions du nombre de personnes mal nourries dans le monde. The Economist se fait l’avocat de la libéralisation des marchés agricoles et appelle à la suppression des barrières douanières récemment mises en place.

Pourtant, ce dossier montre bien que les mécanismes du marché aboutissent aux drames que nous avons connus depuis quelques mois. En effet, la « main invisible » a abouti à une concentration de la production qui rend plus volatiles les cours des produits agricoles, menaçant les populations les plus pauvres de la planète.

Suite et commentaires sur Fortune

Les banques US préparent une énorme bulle monétaire

Alimentées par les crédits à «taux zéro» de la réserve fédérale américaine, les grandes banques spéculent en Asie… construisant une bulle qui, selon les autorités chinoises et allemandes, pourrait bien précipiter l’économie mondiale toute entière dans une nouvelle crise !

Aux États-Unis, on prête gratis ! Depuis mars dernier, où la Réserve fédérale a ramené ses taux jusqu’à presque atteindre zéro, les grandes banques déversent des milliers de milliards de dollars dans les économies asiatiques. Résultat : les monnaies et bourses de la région connaissent une croissance exponentielle… et totalement artificielle ! Une nouvelle «bulle asiatique» se forme et menace déjà de craquer.

Suite et commentaires sur Fortune