L’Allemagne prépare une offensive contre les fraudeurs sociaux immigrés (vidéo)

Berlin veut lutter contre les étrangers, originaires d‘États membres de l’Union européenne, et qui profiteraient de la libre circulation des personnes pour venir bénéficier des allocations allemandes.

“Le nombre de migrants de Bulgarie et de Roumanie et le nombre de problèmes sociaux qui sont en partie liés restent raisonnables, maîtrisables, au niveau national. Mais ils sont problématiques dans certaines régions, et l’augmentation des chiffres est inquiétante. C’est pour cela qu’il faut les contrecarrer avant que cela ne devienne un important problème national”, explique le ministre de l’Intérieur Thomas de Maizière.

Les conclusions provisoires du rapport publiées hier sont le résultat d’un débat houleux au sein de la coalition gouvernementale depuis l’ouverture des frontières bulgare et roumaine. Pourtant, les rédacteurs reconnaissent que l’immigration est, pour l’heure, essentielle à l‘économie allemande qui manque de main d‘œuvre.

Euronews

Immigration : l’Europe (aussi) construit des murs

Il n’y a pas que les Etats-Unis qui construisent des murs : pour empêcher le passage des migrants clandestins, l’Espagne ou la Grèce le font aussi.

Des grillages et des barbelés pour empêcher des migrants d’entrer : l’image évoque la barrière de séparation entre les Etats-Unis et le Mexique. Mais l’Europe aussi a ses barrières, plus ou moins poreuses, comme dans les enclaves espagnoles de Ceuta et Melilla. Tour d’horizon de ces murs, barrières et grillages, construits ou en projet.

Les deux enclaves espagnoles au Maroc (Ceuta et Melilla.) ont fait les gros titres des médias en 2005, quand une dizaine de migrants ont perdu la vie en tentant de traverser cette frontière vers l’Union européenne. L’Espagne a ensuite décidé de renforcer sa frontière, composée de trois grillages encerclant les deux villes. Depuis le début de l’année, la pression s’accentue sur Ceuta et Melilla. Mardi matin, quelque 500 migrants ont ainsi pénétré dans l’enclave de Melilla. En réaction, le gouvernement a annoncé un nouveau renforcement des barrières pour tenter de décourager les clandestins.

A l’est aussi, l’Europe se barricade : en 2012, le gouvernement grec a lancé la construction du mur d’Evros, à la frontière avec la Turquie, alors l’un des points de passage les plus prisés des migrants. La barrière de fils barbelés court le long de ces 10.600 mètres qui séparent Nea Vyssa, en Grèce, d’Edirne, en Turquie. Montant de la facture : 3,2 millions d’euros, selon The Guardian.

Bientôt en Bulgarie. A l’automne 2013, c’est la Bulgarie qui a, à son tour, annoncé un projet de barrière à la frontière avec la Turquie. Le but ? Faire face à l’afflux grandissant de réfugiés syriens. Haute de trois mètres, cette clôture couvrira 30 des 259 kilomètres de frontière entre la Turquie et la Bulgarie, précise Le Monde. Le projet doit être terminé au printemps. Au total, la facture s’élève à 5 millions d’euros pour Sofia, qui ne bénéficie d’aucune aide de Bruxelles.

Europe 1

A vendre : citoyenneté européenne

En échange de 180 000 euros, des migrants extra-européens peuvent acheter un passeport bulgare. Ainsi, ils peuvent s’installer n’importe où en Europe, s’inquiète The Daily Telegraph à la suite d’une enquête menée discrètement par ses journalistes.

A la suite d’une opération menée en Bulgarie par des journalistes qui se sont fait passer pour les représentants d’un homme d’affaires indien, le quotidien révèle que des migrants extraeuropéens peuvent acheter un passeport bulgare sans être obligés de vivre ou de travailler en Bulgarie. Le prix : 150 000 livres, l’équivalent de 180 000 euros.

Le journal explique la procédure : la personne intéressée emprunte 425 000 livres (508 000 euros) à une banque bulgare et paie tout de suite des intérêts de l’ordre de 150 000 livres, le ‘prix’ de l’obtention de la nationalité bulgare qu’elle obtiendra au bout de cinq ans. « Il semblerait que des centaines de personnes étrangères aient déjà demandé la citoyenneté de l’UE de cette manière », note de son côté The Telegraph, qui note que pour les agences de conseil il s’agit d’une affaire très lucrative. Arton Capital, une agence possédant des locaux à Sofia, à Londres et à Dubai, facture 50 000 livres de commission aux personnes intéressées, afin de « faciliter la procédure » ! Une des prestations serait de fournir une adresse virtuelle sur le territoire bulgare.

« Même une personne qui s’est vu refuser un passeport britannique à cause de son casier judiciaire peut être éligible à la citoyenneté bulgare », s’inquiète le journal. « Si la personne [condamnée] a été réhabilitée, il n’y a pas de problème », aurait déclaré aux enquêteurs un avocat de Tsvetkova Bebov & Partners, une agence associée à Price WaterHouse Coopers Bulgarie.

Le journal estime que ce phénomène de vente de passeports contribue aux inquiétudes concernant l’immigration au sein de l’UE et plus précisément la décision controversée de la levée des restrictions [depuis janvier 2014] sur les entrées au Royaume-Uni depuis la Roumanie et la Bulgarie.

La Bulgarie n’est pas un cas isolé : plusieurs pays membres de l’UE proposent des procédures simililaires aux migrants extra-européens. Récemment, les autorités de Malte ont été critiquées pour proposer le sésame européen pour 650 000 euros.

The Telegraph et le Courrier International

Roms : Pour le gouvernement, il s’agit d’un problème de logement, pas d’immigration

Alors que les campements illicites de Roms sont devenus un sujet récurrent de crispations politiques, c’est dans une relative discrétion, lundi 10 mars, qu’une convention entre le gouvernement et la société d’économie mixte Adoma (ex-Sonacotra), spécialisée dans le logement des plus démunis, a été signée, afin d’aider à la résorption de ce qu’il est désormais convenu d’appeler des «bidonvilles».

Relire Cyril et Sophie, bientôt à la rue

A deux semaines des élections municipales, ce changement n’est pas que sémantique. Il révèle une nouvelle approche. Alors que, sous Nicolas Sarkozy, les Roms étaient d’abord considérés comme des migrants en situation irrégulière à expulser s’ils n’étaient pas autonomes financièrement – soit une application stricte de la législation européenne en matière de séjour –, la gauche semble de plus en plus considérer qu’il y a moins un problème d’immigration à régler que de logement.

En signant ce nouveau partenariat pour trois ans avec Adoma, le gouvernement s’aligne sur une analyse défendue par le monde associatif : celle selon laquelle la proximité géographique entre la France, la Roumanie et la Bulgarie risque de maintenir longtemps des bidonvilles aux abords des grandes agglomérations. Une situation source de tensions multiples à laquelle il conviendrait mieux de mettre fin en relogeant progressivement leurs occupants. D’autant que ceux-ci ne seraient pas plus de 20 000 en France, soit 3 000 à 4 000 familles. […]

Pour tenter de sortir de cette impasse, le gouvernement a, en plus d’Adoma, missionné depuis septembre 2013 un sous-préfet spécialement chargé du suivi des campements illicites à la préfecture d’Ile-de-France, Jérôme Normand. […] M. Normand est par ailleurs engagé dans une évaluation de la quinzaine de villages d’insertion de la région. Ces villages fonctionnent relativement bien, mais sont très onéreux. En Seine-Saint-Denis, pour 500 personnes réparties dans cinq villages, il a fallu plus de 5 millions d’euros. Le travail de M. Normand devrait donner lieu à des propositions d’ici à l’été.

Toute la difficulté pour M. Normand comme pour Adoma, devrait être de faire adhérer à des programmes d’insertion un public très précarisé, concentré sur une vie au jour le jour. Même dans les villages d’insertion, le taux d’assiduité en cours des enfants ne dépasse pas 40 %. Et ce, alors que les parents s’engagent en principe à les scolariser en échange du logement.

Le Monde (Merci à rastignac )

Bulgarie : 2000 manifestants s’en prennent à la mosquée de Plovdiv

Près de 2000 manifestants se sont rassemblés  face à la mosquée de Plovdiv. Des cailloux et des grenades lacrymogènes ont été lancés sur l’édifice.

Depuis décembre 2013, selon le Conseil des musulmans de Bulgarie, on assiste à une recrudescence de manifestations agressives à l’encontre des musulmans, alors que le pays connait une vague d’arrivées de réfugiés arabes et africains.

Lire en anglais AA.com + Novinite.com
Merci Joe le Rassis

Belgique : à Namur, les «mendiants» circulent… en BMW

La Citadelle, les bords de Meuse, le Grognon… À côté de ces images de carte postale, la capitale wallonne se précarise de plus en plus. Devant la gare, commerçants et habitués se plaignent d’un nombre toujours croissant de mendiants, SDF ou « marginaux ». « Dès qu’il y a du monde en terrasse, les mendiants rappliquent et certains clients ne veulent plus venir à cause de cela », témoigne ainsi un cafetier de la place. « Nous avons déjà dû faire appel à la police, pour faire bouger le groupe de marginaux qui étaient affalés sur notre vitrine, à côté de l’entrée », explique l’employée d’un magasin de vêtements.

Car les dégradations sont nombreuses. « Le matin, on découvre souvent que des gens ont uriné ou vomi près de notre terrasse », témoigne notamment Géraud, qui travaille au Starbucks.

Plus choquant encore : parmi les mendiants qui arpentent la place de la gare, certains escrocs se cachent à peine. Depuis plusieurs semaines, un groupe de personnes se balade ainsi dans le centre de Namur. Ils distribuent de petits papiers, sur lesquels ils indiquent combien leur situation est précaire. « Pour manger », demandent-ils aussi dans un français approximatif.

Et pourtant, nous avons vu ces mêmes personnes descendre en ville dans une… BMW immatriculée en Bulgarie. Du côté de la police, on explique ne rien pouvoir faire contre de tels agissements. « Si c’est fait de manière volontaire, il n’y a rien de punissable », confirme la porte-parole de la police fédérale. La commune aussi avoue manquer de moyens.

La Meuse

Bulgarie : des ministres et des députés assiégés au Parlement. Les manifestants protestent contre l’oligarchie

Une trentaine de députés, trois ministres et des journalistes ont subi un siège de plus de neuf heures, mardi 23 juillet, bloqués dans le Parlement bulgare par 2000 manifestants qui protestent depuis quarante jours contre le gouvernement et « l’oligarchie ».

Les protestataires, qui scandaient « mafia » et « démission », ont érigé des barricades improvisées dans les rues proches du bâtiment.

Des milliers de personnes défilent quotidiennement à Sofia pour protester contre « la corruption » du pouvoir et réclamer de nouvelles élections.

Francetvinfo

——————–

Relire :  Manifestations de masse en Bulgarie : « Socialistes ? Conservateurs ? Ce sont tous les mêmes ! »

Le DAL vole le logement d’une octogénaire : 4 membres du DAL en garde-à-vue (màj)

Addendum 19/07/13 Nouveau rebondissement dans l’affaire du logement réquisitionné de manière intempestive, rue Planterose à Bordeaux, au profit de deux familles bulgare et géorgienne.

Quatre militants de l’association Droit au Logement, âgés de 39 à 55 ans, membres du bureau du DAL33 et donc responsables légaux, ont été interpellés hier matin. Ils ont été placés en garde à vue dans les locaux de l’unité de police administrative de la sûreté départementale, au commissariat central dont ils sont ressortis dans l’après-midi.

[...]
Sous le contrôle du parquet de Bordeaux, les enquêteurs de l’UPA cherchent toujours à faire la lumière sur les circonstances de cette occupation illégale. En clair, ils veulent savoir qui Lire la suite

Manifestations de masse en Bulgarie : « Socialistes ? Conservateurs ? Ce sont tous les mêmes ! »

Des milliers de manifestants ont demandé lundi à Sofia, pour le quatrième jour consécutif, le départ du Premier ministre soutenu par les socialistes.

Plus de 7.000 personnes se sont réunies dans la capitale, scandant « Démission » et « Pourriture rouge » devant le siège du gouvernement à Sofia.

Dimanche déjà à Sofia, plus de 15.000 manifestants avaient reproché au gouvernement d’obéir à l’oligarchie et avaient réclamé la démission de M. Orecharski.

Cet hiver, les Bulgares étaient déjà descendus dans la rue pour protester contre l’électricité chère, la pauvreté et la corruption.

« Nous ne cherchons pas à chasser les socialistes pour que le parti conservateur revienne. Ce sont tous les mêmes » a expliqué lundi lors de la manifestation une institutrice de 37 ans.

Nice Matin

Bulgarie : Le gouvernement démissionne suite aux manifestations contre la hausse de l’électricité

Les Bulgares, qui manifestent à travers le pays depuis plusieurs jours, demandent la démission du gouvernement et la renationalisation des compagnies de distribution d’électricité. Le ministre des Finances a été limogé lundi, et mardi, a été annoncé une forte baisse des prix, ainsi que la volonté de sanctionner les compagnies d’électricité étrangères, au risque d’un incident diplomatique avec la République tchèque. La licence de la compagnie tchèque d’électricité CEZ a notamment été annulée.

Le chef du gouvernement bulgare Boïko Borissov a annoncé mercredi 20 Février 2013, la démission de son gouvernement. « Je ne participerai pas à un gouvernement sous lequel la police frappe les gens« , a déclaré mercredi Boïko Borissov devant le parlement.

Commentaires sur Fortune

Le Royaume-Uni lance une campagne autodiffamatoire à destination des migrants roumains

Ne venez pas au Royaume-Uni ! il y pleut et les salaires y sont dérisoires. Voilà la drôle de campagne que le gouvernement Cameron envisage de mener en Roumanie et en Bulgarie.

Pour dissuader les migrants venus de ces pays de traverser la Manche, la Grande-Bretagne a prévu une série de mesures, dont des publicités mettant en avant les aspects les moins séduisants de la vie britannique. L’objectif est de « corriger l’impression selon laquelle les rues ici sont toutes pavées d’or », explique un ministre au journal The Guardian. Une initiative pour le moins ironique note le journal, qui rappelle les milliards de livres versés par le gouvernement à des conseillers en communication lors des Jeux olympiques.

(…) Big Browser

(Merci à AntiUMPS)