Manifestations de masse en Bulgarie : « Socialistes ? Conservateurs ? Ce sont tous les mêmes ! »

Des milliers de manifestants ont demandé lundi à Sofia, pour le quatrième jour consécutif, le départ du Premier ministre soutenu par les socialistes.

Plus de 7.000 personnes se sont réunies dans la capitale, scandant « Démission » et « Pourriture rouge » devant le siège du gouvernement à Sofia.

Dimanche déjà à Sofia, plus de 15.000 manifestants avaient reproché au gouvernement d’obéir à l’oligarchie et avaient réclamé la démission de M. Orecharski.

Cet hiver, les Bulgares étaient déjà descendus dans la rue pour protester contre l’électricité chère, la pauvreté et la corruption.

« Nous ne cherchons pas à chasser les socialistes pour que le parti conservateur revienne. Ce sont tous les mêmes » a expliqué lundi lors de la manifestation une institutrice de 37 ans.

Nice Matin

Bulgarie : Le gouvernement démissionne suite aux manifestations contre la hausse de l’électricité

Les Bulgares, qui manifestent à travers le pays depuis plusieurs jours, demandent la démission du gouvernement et la renationalisation des compagnies de distribution d’électricité. Le ministre des Finances a été limogé lundi, et mardi, a été annoncé une forte baisse des prix, ainsi que la volonté de sanctionner les compagnies d’électricité étrangères, au risque d’un incident diplomatique avec la République tchèque. La licence de la compagnie tchèque d’électricité CEZ a notamment été annulée.

Le chef du gouvernement bulgare Boïko Borissov a annoncé mercredi 20 Février 2013, la démission de son gouvernement. « Je ne participerai pas à un gouvernement sous lequel la police frappe les gens« , a déclaré mercredi Boïko Borissov devant le parlement.

Commentaires sur Fortune

Le Royaume-Uni lance une campagne autodiffamatoire à destination des migrants roumains

Ne venez pas au Royaume-Uni ! il y pleut et les salaires y sont dérisoires. Voilà la drôle de campagne que le gouvernement Cameron envisage de mener en Roumanie et en Bulgarie.

Pour dissuader les migrants venus de ces pays de traverser la Manche, la Grande-Bretagne a prévu une série de mesures, dont des publicités mettant en avant les aspects les moins séduisants de la vie britannique. L’objectif est de « corriger l’impression selon laquelle les rues ici sont toutes pavées d’or », explique un ministre au journal The Guardian. Une initiative pour le moins ironique note le journal, qui rappelle les milliards de livres versés par le gouvernement à des conseillers en communication lors des Jeux olympiques.

(…) Big Browser

(Merci à AntiUMPS)

Christine Lazerges : «Les Roms sont des citoyens européens comme vous et moi»

Christine Lazerges qui sera officiellement nommée fin septembre à la tête de la Commission nationale consultative des droits de l’homme (CNCDH) livre son point de vue sur la gestion du dossier des Roms par le gouvernement et déplore en particulier les démantèlements de camps par la gauche.

C’est devenu banal de le dire, mais la dédiabolisation du Front national a des effets induits sur le respect des droits de l’homme. A cet égard, la mission de la CNCDH est d’être d’une vigilance absolue.

On sent depuis plusieurs semaines une tension entre les principales associations de défense des droits de l’homme et le ministère de l’Intérieur, notamment sur le dossier des Roms.

Il y a effectivement une tension, mais le quinquennat a aussi débuté de façon un peu compliquée entre la Place Beauvau et la Place Vendôme [les ministères de l’Intérieur et de la Justice, ndlr]. C’est classique. [….] Concernant les associations, il y a de la déception. Elles ont attendu dix ans ce changement politique et les premiers signes ne sont pas là, y compris sur le plan financier. Depuis dix ans, ces associations galèrent et le premier message qu’on leur adresse, c’est le démantèlement des camps de Roms. […]

Partagez-vous l’opinion de Manuel Valls lorsqu’il dit que les solutions sont d’abord à trouver dans les pays d’origine ?

Je tiens à rappeler que les Roms sont des citoyens européens comme vous et moi. Ensuite, il est a minima logique que la France, qui se revendique à l’étranger comme le «pays des droits de l’homme», soit irréprochable sur son territoire. Mais il est aussi entendu que la Roumanie et la Bulgarie doivent faire des efforts considérables. Il ne faut pas se voiler la face : les Roms représentent un casse-tête, c’est évident. En tant qu’ancienne élue locale, je connais bien ce problème. Mais c’est l’intégration, et non l’exclusion, qui permettra d’avancer. […]

Libération

La France ouvre son marché du travail aux Roms

La liste des métiers pouvant être exercés par les Roms est élargie, mais Ayrault rappelle que les campements illégaux continueront à être démantelés.

http://img441.imageshack.us/img441/6228/romsmarchetravail659906.jpg

Le gouvernement français a décidé mercredi de faciliter l’accès au travail des Roms sans attendre une éventuelle levée des mesures transitoires de l’Union européenne qui le restreignent jusqu’à fin 2013.

Le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, avait décidé de convoquer une réunion interministérielle sur les conditions de vie des Roms à la suite d’une série de démantèlements de camps illicites menés par le ministre de l’Intérieur, Manuel Valls, mais qui ont divisé la majorité. À l’issue des discussions, Matignon a annoncé la suppression de la taxe pesant sur les employeurs des Roms et un élargissement des métiers auxquels peuvent prétendre les membres de cette communauté, issus de Roumanie et de Bulgarie pour la plupart. (…)

Le Point

«Manuel Valls et les Roms : peut mieux faire !» (Edito du Monde)

Editorial du Monde du 01 août 2012.

Une piste est de mettre fin aux mesures transitoires qui restreignent, jusqu’à 2014, l’accès au travail des Roumains et des Bulgares en France, et de permettre ainsi aux Roms de travailler légalement. Mais la situation de l’emploi en France et le niveau d’éducation des Roms laissent imaginer que cela ne produira pas de miracles.

Dans l’une des prises de position les plus controversées de sa présidence, formulée dans le discours de Grenoble, Nicolas Sarkozy optait pour une stratégie résolument sécuritaire. […]C’est aujourd’hui au tour de la présidence Hollande d’affronter le sujet.

Le Monde

Malik Salemkour : Les Roms ne sont «ni une invasion, ni un problème»

Le vice-président de la Ligue des Droits de l’Homme et animateur du collectif Romeurope, Malik Salemkour, répond à Manuel Valls, ministre de l’Intérieur qui a déclaré devoir prendre des «décisions de démantèlement» à Lyon, à Aix-en-Provence, en Seine-Saint-Denis et dans une partie de l’agglomération lilloise.

Que pensez-vous des propos tenus mardi matin par Manuel Valls ?

Les décisions de justice doivent être respectées, personne ne dit le contraire. Mais le droit ne doit pas moins l’être : le droit à l’hébergement, à la dignité, à la protection des mineurs, à l’accompagnement, et le droit de tout ressortissant européen à être traité de manière non discriminatoire. Deux ans après le discours de Grenoble, qui a contribué à la stigmatisation des Roms, on attendait un autre discours et une autre politique. Or, le ministre de l’Intérieur continue de prôner des solutions qui n’en sont pas.

Le ministre a aussi évoqué les «expériences particulièrement intéressantes» menées en région parisienne et à Tourcoing. Et déplore «des politiques homéopathiques».

C’est bien qu’il y a des solutions ! Souvent, dans d’autres lieux où elles ont été testées, le résultat n’était pas totalement satisfaisant du fait d’un manque d’accompagnement de l’Etat, notamment en terme d’emploi et de formation : l’Etat finançait l’insertion sans faciliter l’accès à l’emploi. […]

Il y a entre 1,5 million et 2 millions de Roms en Roumanie, et plus de 800.000 en Bulgarie. Evidemment que les gouvernements traitent cette question, mais ils y sont tout de même nombreux. Au lieu de leur reprocher leur façon de travailler et de se poser en donneur de leçons, voyons que nous avons entre 10 et 15.000 Roms, ressortissants roumains et bulgares, sur le sol français. Ce n’est ni une invasion, ni un problème.

Nouvel Obs

Quand le « made in China » se transforme en « made in Europe »

A l’heure où la Chine se positionne en ami de l’Europe face à la crise de la dette, le géant des pays émergents place ses pions, doucement mais sûrement, au sein du marché unique. Même si l’implantation chinoise en Europe est balbutiante, Pékin, qui produit principalement en Asie et en Afrique, s’intéresse de plus en plus à l’Union européenne – particulièrement depuis trois ans.

"Châteauroux Business District"

C’est d’abord sur la Grèce que la Chine a jeté son dévolu, en voulant faire du port du Pirée, près d’Athènes, le principal centre de transit des marchandises vers le marché européen. Aujourd’hui, celui-ci est largement dominé par la présence du géant chinois du transport maritime China Ocean Shipping Company (Cosco), qui y contrôle deux terminaux depuis 2009. En 2010, le premier ministre, Wen Jiabao, y entamait une tournée européenne, rencontrant tout à tour dirigeants politiques et chefs d’entreprises français, portugais, italiens, belges mais aussi, et surtout, grecs.

Suite et commentaires sur Fortune

Bulgarie : « Les voix des électeurs sont négociables »

Près d’un électeur sur cinq en Bulgarie se déclare prêt à « vendre » sa voix aux élections présidentielle et municipales de dimanche, selon une étude de la filiale bulgare de Transparency International présentée mercredi. Plus de 12% des personnes interrogées se déclarent « prêtes à vendre leur voix immédiatement » et 1% « ne savent pas s’ils le feraient », selon un sondage auprès de 1000 électeurs effectué du 15 au 17 octobre par l’institut Alpha Research à la demande de Transparence sans frontières. A cela s’ajoute 6,8% de vendeurs « potentiels » de voix, a déclaré Katia Hristova, une politologue de l’association. Ces derniers seraient disposés à céder leurs voix si on les payait davantage.

Besoin d’argent

Les vendeurs de voix sont payés de 30 leva (15 EUR) dans les petites localités à 50 leva (25 EUR) dans les grandes villes. Interrogés sur leurs motifs, 58% d’entre eux disent être « pauvres et avoir besoin d’argent ».Les autres se réfèrent à un cadre de corruption généralisée dans le pays.

L’étude a par ailleurs constaté que 7% des électeurs bulgares subissent les pressions de leur employeur pour voter en faveur d’un candidat désigné par lui. Cette pratique est courante dans les petites localités, a déclaré Mme Hristova. [...]

La Tribune de Genève.ch

Affrontements ethniques entre Bulgares et Roms (MàJ)

Addendum du 01/10/11

Bulgarie: une nouvelle manifestation anti-Rom au centre de la capitale

Plus de 2.000 personnes, essentiellement des jeunes, ont défilé samedi à Sofia, capitale de la Bulgarie, au rythme de slogans nationalistes contre la minorité Rom, a fait savoir à RIA Novosti un représentant de la police bulgare.

 Ria Novosti

Addendum du 27/09/11

 Les protestations contre la corruption et contre des Roms n’en finissent pas en Bulgarie. La nuit dernière, quelques 2000 personnes ont participé à des manifestations dans une quinzaine de villes. …
http://www.dailymotion.com/video/xlcww5

26/09/11
A la suite de la mort d’un jeune bulgare de 19 ans écrasé par un Rom vendredi soir, plus de 500 personnes dont environ 200 hooligans des clubs du Lokomotiv Plovdiv et du Botev Plovdiv ont attaqué des habitations de Roms samedi soir à Katunitsa (Bulgarie).

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Novopress.info

(Merci à Penthotal, Captain Planet et Lucas)

UE : L’espace Schengen recale la Bulgarie et la Roumanie

La Bulgarie et la Roumanie ont été refoulées jeudi de l’espace Schengen, signe d’une réticence croissante des pays déjà membres à élargir cette zone européenne sans frontières à deux pays jugés inaptes à combattre les filières d’immigration clandestines.

Un seul refus suffit pour bloquer l’entrée, car toute nouvelle adhésion requiert l’unanimité des 25 membres de l’espace. Deux pays, les Pays-Bas et la Finlande ont dit « non » d’une manière très explicite, lors d’une réunion des ministres de l’Intérieur de l’Union européenne à Bruxelles.[…]

« Notre position est claire. Nous ne sommes pas favorables à une adhésion en ce moment », a déclaré le ministre néerlandais de l’Immigration, Gerd Leers, à Bruxelles.[…]

La présidence polonaise souhaite un arbitrage des chefs d’Etats lors de leur sommet mi-octobre, mais le ministre néerlandais a ruiné ses espoirs. « Ce serait peu sensé de faire remonter l’affaire au sommet, car nous ne voyons pas ce qui pourrait changer d’ici octobre », a-t-il affirmé.[…]

Libération/AFP