Tribune libre de Paysan Savoyard
Dans un discours de 1946 De Gaulle appelait à en finir avec « le temps où les Français ne s’aimaient pas ». Il faisait ainsi écho à un ouvrage de Charles Maurras qui établissait déjà trente ans auparavant un constat similaire. Le diagnostic, donc, n’est pas nouveau : les Français ne s’aiment pas. Ils ne s’aiment guère eux-mêmes. Et surtout ils sont profondément divisés.
Quoique déjà catastrophique, ce triste constat ainsi présenté enjolive encore pourtant la situation, qui est en réalité pire encore, nous semble-t-il: depuis plus de deux cents ans la France est en fait en situation de guerre civile. Une guerre qui risque fort de conduire à la disparition du pays.
Cette guerre civile comporte des cycles, des temps, des moments. Elle est tantôt ouverte tantôt larvée. De nombreux épisodes de guerre ouverte ont marqué l’histoire des deux derniers siècles. Aux autres périodes la guerre est sourde, latente, endémique : elle prend la forme d’une confrontation agressive des idéologies, la violence devenant alors essentiellement verbale. Cependant l’état d’esprit de guerre civile reste une constante, formant comme une toile de fond à notre histoire récente.
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[extrait de la brochure "Une brève histoire de l'immigration en Belgique", qui sera bientôt distribuée dans les classes du secondaire en Belgique.]
L’immigration a profondément modifié la société belge. (…) Sans trop bien s’en rendre compte, la Belgique est devenue un pays d’immigration définitive.
Sur le plan culturel, les immigrés et leurs descendants ne se sont pas contentés de s’accommoder d’une assimilation souvent attendue d’eux. Ils la jugent problématique précisément en fonction de l’inexistence d’une culture et d’une identité nationales fortes.



