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Gardes d’enfants : comment les « nounous africaines » à Paris sont invisibilisées

Le marché de la garde d’enfants est en plein essor. L’offre d’accueil des jeunes enfants dans les grandes villes comme Paris ne suffit pas à absorber toute la demande de garde. Face à ce déficit, de nombreuses femmes immigrées d’Afrique subsaharienne en difficulté d’insertion professionnelle, ont trouvé dans les services de garde à domicile une niche d’emplois.

Certaines d’entre elles ont laissé leurs enfants dans leurs pays natals, sur le continent africain. D’autres les font garder par des parents pour pouvoir garder elles-mêmes les enfants d’autres femmes. Leur parcours de nounous est constitué d’expériences sans cesse renouvelées dans différentes familles. Ce qui a pour conséquence de les rendre précaires.

La garde à domicile : une spécificité parisienne

À l’échelle nationale, la garde à domicile est très peu développée car les enfants de moins de trois ans sont avant tout gardés par leurs parents la plupart du temps : 61 % contre 19 % chez des assistantes maternelles agrées et 13 % dans les établissements d’accueil pour jeune enfant.

La garde à domicile ne représente en fait que 2 % au niveau national . La situation est différente à Paris. Le mode de garde collectif arrive en tête (40 %), suivi de la garde par les parents (33 %) ; 16 % pour la garde à domicile et 6 % pour les assistantes maternelles ; 3 % par un proche de la famille.

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