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Une soixantaine de personnes répondait hier après-midi à l’appel d’un rassemblement devant le commissariat du secteur pour interpeller les institutions, la Préfecture de police en tête alors que leurs courriers sont restés sans réponse à ce jour. Ils sont inquiets, démunis et ne savent plus très bien vers qui se tourner pour que les dégradations et les violences cessent. Mais une chose est sûre, ces habitants du 12e arrondissement de Marseille sont unis, solidaires et déterminés à se faire entendre. La situation se serait “tellement dégradée” entre Montolivet, Bois-Luzy, Saint-Barnabé et la Fourragère qu’ils ne peuvent plus se taire.

Nous savons que notre quartier était privilégié par rapport à d’autres mais aujourd’hui, les cambriolages, les vols de véhicules et désossages, les incivilités, les agressions physiques se multiplient très sérieusement. Certains habitants font même des rondes la nuit pour repérer les individus qui rôdent. Ce n’est pas aux citoyens de se substituer aux pouvoirs publics, on sait que vous faites avec ce que vous avez mais il faut des moyens !” réclamait un père dont le fils a échappé le mois dernier à une agression à la sortie du tram.

Face à lui, le major Robert Ichkhanian tentait de rassurer : “Je ne travaillais pas aujourd’hui mais je suis venu à votre rencontre pour écouter vos doléances. La police ne règle plus tous les problèmes comme à une certaine époque même si la sécurité des personnes et des biens est notre coeur de métier. La sécurité est l’affaire de tous et je suis content que cela vous intéresse.” “Bah c’est grave ! Il faut s’armer alors ?” interrogeait une habitante, avant que le responsable du commissariat ne rétorque : “La réalité, c’est que Marseille est vaste. Ici, on est 90 mais on ne ne couvre pas que le 12e, on va jusqu’à Plan-de-Cuques et Allauch. Des patrouilles, à pied et en voiture, on en fait !” […]

Photo à l’appui, un couple témoignait de l’agression dont leur ado de 17 ans a été victime au parc de la Moline. “Ils l’ont fracassé à coups de poing, je suis révolté !” lâchait un père, déterminé à obtenir des réponses. “Mon fils de 14 ans a aussi été agressé à Montolivet, à 18 h devant l’église. Ils ont sorti un couteau et lui ont pris son portable“, rapportait un autre parent. […] “Mon fils a été agressé trois fois depuis janvier ! Il souffre de handicap et ne peut pas se défendre. La dernière fois, les policiers ont refusé de prendre ma plainte car je n’avais pas de certificat médical ! Comment je vais protéger mon enfant ? Je suis écoeurée“, confiait une mère en larmes.

La Provence


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