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18/05/2022

Jean-Paul Garraud, au nom du groupe ID. – Madame la Présidente, chers collègues, au Nigeria, le 12 mai dernier, une jeune étudiante chrétienne, Deborah Samuel Yakubu, a été lapidée à mort puis brûlée, car elle s’était simplement plainte de l’afflux de messages religieux sur le groupe WhatsApp de sa classe, ce qui fut jugé blasphématoire par des islamistes.

Les communautés chrétiennes subissent dans certains pays musulmans de nombreux meurtres et agressions, des profanations d’églises et de cimetières, des attaques de processions. Mais ceci se déroule aussi en Europe et en France. Pourtant, la Commission européenne refuse toujours de nommer un coordinateur de la lutte contre la christianophobie ou d’établir une stratégie européenne pour combattre ce fléau, alors qu’un tel coordinateur a été créé pour lutter contre l’antisémitisme et l’islamophobie.

Le Parlement européen se doit de débattre de cet important sujet de la persécution des chrétiens dans le monde et, plus spécifiquement, du cas de la jeune Deborah Samuel Yakubu. Tout faire pour éviter de tels drames est une absolue nécessité; ne rien faire serait, a contrario, coupable.

Le Président. – Merci, Monsieur Garraud. […]

Je clos le vote. L’amendement est rejeté et l’ordre du jour est donc inchangé.

Toujours pour mercredi, le groupe de la gauche a demandé que la déclaration de la Commission sur le ciblage des journalistes en Palestine par l’occupation israélienne, en particulier le cas de Shireen Abu Aqla, soit ajoutée comme deuxième point aujourd’hui.

Je donne la parole à M. Manu Pineda pour présenter cette demande au nom du groupe de la gauche.

[…]

Le Président. – […]

Je clos le vote. Cette demande est adoptée.

Par conséquent, une déclaration de la Commission sur l’assassinat de la journaliste palestinienne Shireen Abu Aqla et les incidents violents survenus lors de ses funérailles est ajoutée comme deuxième point de l’ordre du jour de mercredi. Cette déclaration sera suivie d’un tour de parole des groupes politiques. […]

Débats de la session plénière du Parlement européen du 18 mai 2022 / Détails des votes (nominatifs)


13/05/2022

La Commission refuse toujours de lutter spécialement contre les actes antichrétiens alors qu’elle le fait pour les autres religions, mais elle fera tout pour réaliser “l’objectif commun que constitue une société européenne ouverte et inclusive” (MàJ)

Question de l’eurodéputé Jean-Paul Garraud (ID) du 16 mars 2022 à la Commission européenne

Objet: Explosion des actes anti-chrétiens en Europe et en France

Dans sa réponse à la question [NFDS : du 14/12/2021], la vice-présidente Jourová indique que «la Commission s’engage à protéger les chrétiens et les membres d’autres groupes religieux de toute persécution au sein de l’UE, ne faisant aucune distinction entre les différents groupes. La Commission ne prévoit pas de stratégie spécifique pour lutter contre la christianophobie et n’envisage pas de nommer un coordinateur chargé de cette question».

Bien que la Commission précise qu’elle ne fait aucune distinction entre les différents groupes religieux, il ressort que l’Union européenne s’est dotée, en 2015, d’un coordinateur chargé de la lutte contre l’antisémitisme et, en 2018, d’un coordinateur chargé de la lutte contre la haine antimusulmane.

De plus, la Commission a présenté sa toute première stratégie européenne de lutte contre l’antisémitisme le 5 octobre dernier.

Alors que les chrétiens sont les croyants les plus persécutés dans le monde et que l’OSCE recense ainsi une hausse de 70 % des actes haineux antichrétiens entre 2019 et 2020 en Europe, la Commission peut-elle indiquer les raisons pour lesquelles elle ne prévoit ni la mise en place d’une stratégie, ni de nomination d’un coordinateur dédié à la lutte contre la christianophobie?

Question n°E-001070/2022 à la Commission de Jean-Paul Garraud (ID) du 16 mars 2022

Réponse du 11 mai 2022 du Commissaire M. Reynders (Justice) au nom de la Commission européenne

La Commission est déterminée à lutter contre le racisme, la xénophobie et toute forme d’intolérance, y compris celle relative à la religion, et à faire usage de tous les moyens disponibles en vertu des traités pour atteindre cet objectif. Les règles de l’UE couvrent les multiples formes et manifestations de racisme et d’intolérance, notamment les crimes et les discours haineux fondés sur l’appartenance religieuse. Dans ce contexte, la Commission est résolue à protéger les chrétiens et les membres d’autres groupes religieux de toute persécution au sein de l’UE.

Les coordinateurs chargés de la lutte contre l’antisémitisme et l’islamophobie ont été nommés en 2015 dans le cadre de la politique globale de la Commission en matière de lutte contre le racisme, la xénophobie et d’autres formes d’intolérance. Cela ne signifie pas que la Commission entend ignorer ou minimiser l’intolérance dont les chrétiens ou les croyants d’autres confessions sont victimes en Europe.

Un dialogue avec les organisations religieuses et non confessionnelles fondé sur l’article 17 du traité a été engagé et compte, parmi ses principaux participants, les représentants des principales Églises et organisations chrétiennes présentes en Europe. De cette manière, ces Églises et organisations sont régulièrement consultées au sujet des principales évolutions dans le domaine de la politique et de l’action des pouvoirs publics à l’échelle de l’UE. Au-delà de l’UE, l’envoyé spécial pour la promotion de la liberté de religion ou de conviction à l’extérieur de l’Union européenne veille au respect de toutes les religions dans le cadre des actions de l’UE relatives aux Droits de l’homme et à la coopération internationale.

La Commission est résolue à faire en sorte que tous les acteurs concernés œuvrent à la réalisation de l’objectif commun que constitue une société européenne ouverte, inclusive et respectueuse, au sein de laquelle chaque communauté a sa place et personne ne se sent exclu, menacé, victime de discrimination ou en danger.

Réponse du 11 mai 2022 du Commissaire M. Reynders (Justice) au nom de la Commission européenne


22/03/2022

La Commission européenne refuse de lutter spécifiquement contre les actes antichrétiens dans l’UE alors qu’elle le fait pour les autres religions (MàJ)

Réponse donnée par Mme Jourová, vice-présidente de la Commission européenne

L’article 10 de la charte des droits fondamentaux de l’Union européenne garantit la liberté de religion. La Commission s’engage à assurer son respect, dans le cadre de ses compétences. Les règles de l’UE abordent en particulier les multiples formes et manifestations de racisme et d’intolérance, notamment les actes et les discours haineux fondés sur une appartenance religieuse. C’est dans ce cadre que la Commission s’engage à protéger les chrétiens et les membres d’autres groupes religieux de toute persécution au sein de l’UE, ne faisant aucune distinction entre les différents groupes.

La Commission ne prévoit pas de stratégie spécifique pour lutter contre la christianophobie et n’envisage pas de nommer un coordinateur chargé de cette question. La Commission condamne fermement toute forme de violence. […]

Réponse du 8 mars 2022 donnée par Mme Jourová, vice-présidente


Actes haineux antichrétiens, antimusulmans et antisémites recensés par l’OSCE dans l’UE en 2019 et 2020 et évolution :

2020 :

2019 :


Stratégies spécifiques de la Commission pour lutter contre les actes antisémites et antimusulmans :

CE – Présentation de la stratégie européenne de lutte contre l’antisémitisme et de soutien à la vie juive – 05/10/2021

CE – La Commission européenne nomme des Coordinateurs pour la lutte contre l’antisémitisme et la haine antimusulmane – 01/12/2015 (archive)


14/12/2021

Un parlementaire européen (ID) interroge la Commission sur l’absence de stratégie spécifique de l’UE pour lutter contre les actes antichrétiens en augmentation constante

Question avec demande de réponse écrite E-005548/2021 à la Commission
Jean-Paul Garraud (ID)

Objet: Explosion des actes antichrétiens en Europe et en France

Depuis sept ans, la persécution des chrétiens dans le monde est en augmentation constante. Ce phénomène s’exporte aujourd’hui jusqu’en Europe et en France, où, notamment, le nombre d’actes violents ne cesse de croître.

L’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe recense ainsi une hausse de 70 % des actes haineux antichrétiens entre 2019 et 2020.

Processions attaquées, églises profanées, prêtre et fidèles égorgés, marchés de Noël ciblés par des djihadistes, ce que vivent les catholiques en France ressemble de plus en plus à ce que subissent les minorités chrétiennes des pays musulmans.

Ce phénomène est corrélé avec l’arrivée toujours plus importante de nouvelles populations en Europe, notamment issues de pays musulmans, qui ne désirent aucunement s’assimiler au mode de vie européen et veulent imposer le leur.

[…]

2.    Prévoit-elle une stratégie européenne de lutte contre la christianophobie, notamment par la nomination d’un coordinateur européen de la lutte contre ce fléau?

Question avec demande de réponse écrite E-005548/2021 à la Commission du 14/12/21

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