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Le petit coup de sang est venu d’Emmanuel Macron il y a une dizaine de jours à l’Élysée. Devant une poignée de collaborateurs et élus de son premier cercle, le chef de l’État prend connaissance d’un sondage qui le place, une fois encore, loin devant ses concurrents. Il sent bien que le vertige est potentiellement en train de gagner ses troupes : « Ceux qui pensent que l’élection serait déjà jouée se plantent. Je ne veux pas de ça dans la campagne », prévient-il sèchement, selon un des participants qui s’est dit « glacé » par le propos. […]

« Tout cela me stresse. Il n’y a rien de pire que l’embourgeoisement dans une campagne. Les sondages témoignent d’une avance, mais pas d’un match qui serait déjà fait », alerte un poids lourd du gouvernement. Quand d’autres s’agacent du comportement de certains ministres qui, par leur expression dans les médias, donneraient le sentiment que rien ne peut plus leur résister. Dans le viseur, le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin après ses propos il y a une semaine sur France Inter. […]

Régulièrement, en Conseil des ministres, Emmanuel Macron alerte lui-même les siens. « La confiance en soi, c’est bien. L’excès de confiance, c’est dangereux. Il ne supporte pas ça », rappelle son entourage. Un piège qui pousserait certains à la démobilisation ? « Sur le terrain, on sent les militants motivés, engagés et prêts à se retrousser les manches, mais chez des parlementaires, ministres et barons, l’esprit d’équipe est moins fort. Il y en a beaucoup qui pensent plus à quel sera leur sort au lendemain de l’élection qu’à la campagne », éreinte un de ses stratèges. […]

Le Parisien


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