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(…) Éric Zemmour raconte aussi pour la première fois sa conversation avec Emmanuel Macron. Après son agression verbale filmée et diffusée sur les réseaux sociaux, le président de la République l’a appelé. Pendant plus de ­quarante-cinq minutes les deux hommes vont échanger sur les « racailles », la République, les banlieues et l’islam. « Je lui dis qu’il y a toujours des individus bons ou méchants, peu ­importe, mais je crois aux inconscients collectifs qui nous ­dirigent, et l’inconscient collectif de ces populations musulmanes est de coloniser l’ancien colonisateur, de dominer ­l’infidèle au nom d’Allah. » À ces mots, selon l’auteur, ­Emmanuel Macron lui aurait concédé avoir « raison sur ce point », mais que « s’il parle comme moi, on va à la guerre ­civile ; je lui dis qu’on va de toute façon à la guerre civile si on continue la politique qu’il suit ». Le plus savoureux de cet échange reste le moment où Éric Zemmour lui parle de son projet : « Je lui dis : j’ai un plan si vous voulez, il y a de nombreuses mesures à prendre. » Il me coupe : « Ça m’intéresse. » Et à la fin de la conversation, le chef de l’État le relance : « Au faitvotre planfaitesmoi une note. » Je fais mine de ne pas comprendre : « Quel plan ? » Il enchaîne, amusé de m’avoir bousculé : « Mais voyons, votre plan sur l’immigration, mon secrétariat vous contactera. »

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Bien sûr, Éric Zemmour n’en fera rien. Il ne veut pas brûler ses cartouches trop vite. Les garde-t-il pour une candi­dature à l’élection présidentielle ? Éric Zemmour se refuse à l’évoquer. Trop tôt. Trop d’incertitudes encore aujourd’hui. Ne vaut-il mieux pas attendre l’automne quand les Républicains choisiront leur candidat ? Rien ne sert de se presser et de céder à la pression médiatique. Pour autant, l’organisation se met en place. Des maires ­reçoivent des demandes de parrainages pour valider sa candidature ; des experts rédigent des notes ; des financiers sont sollicités, quand ce ne sont pas eux qui prennent les ­devants. De ce point de vue, ceux qui travaillent avec lui ­racontent leur sidération de voir des expatriés, qui avaient soutenu Emmanuel Macron en 2017, chercher à le joindre pour lui proposer de l’aider financièrement s’il se lance.

(…) Le Figaro


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