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Il se nomme Boubacar Guèye, il est marié et père de deux enfants, deux filles, pour qui il se bat sans relâche afin de subvenir aux besoin de sa famille formée avec sa jeune épouse. Marchand ambulant, migrant en Espagne, puis rapatrié de force au Sénégal, il devient alors vendeur de télécommandes et de balaies d’essuie-glace. Pas de sot métier pour celui qui exerce aux abords du magasin Auchan de Thiès. Ayant dilapidé « un peu plus de 2 millions FCFA » pour son voyage sur un vol régulier, il regrette ne pas avoir investi cet argent dans son pays.

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Le rêve espagnol qui a viré à un cauchemar hante toujours Boubacar Guèye qui regrette les énergies perdues. « Si j’avais encore cet argent que j’avais dépensé pour rallier l’Espagne, j’allais l’investir ailleurs. Si je savais que toutes mes peines de migrer vers l’Europe allaient être perdues, j’allais utiliser cet argent pour acheter une quantité importante de marchandises, notamment des pièces de rechange pour voitures, et me lancer dans ce commerce dont je vis aujourd’hui. J’ai quand-même bon espoir qu’un jour, je serai un grand commerçant. Je travaille dur pour y arriver ».

A la question de savoir s’il allait se rendre en Europe, s’il allait récidiver, en cas de nouvelle opportunité de voyage, la réponse de Boubacar Guèye est sans appel : « Jamais de la vie. C’est une histoire ancienne. Depuis mon retour au Sénégal, j’ai eu pas mal d’opportunités pour rallier l’Europe, mais j’ai toujours décliné l’offre », révèle le vendeur qui saisit cette occasion pour déconseiller quiconque décide de se rendre en Europe pour tenter une aventure. Pour lui, il faut ranger ce projet dans les oubliettes, prenant l’exemple sur sa personne.

Afrik.com


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