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Dans un rapport publié lundi, le Global Initiative Against Transnational Organized Crime a fait un état des lieux des trafics illégaux dans les Balkans. L’immigration irrégulière rapporte gros : selon l’organisation, cette activité peut générer jusqu’à 50 millions d’euros de recettes par an pour les passeurs.

Avec le trafic de drogues, l’immigration irrégulière représente, dans les Balkans, l’une des activités illicites qui génèrent le plus d’argent. Dans un rapport publié lundi 10 mai, le Global Initiative Against Transnational Organized Crime (GI-TOC) établit que le passage des migrants dans les Balkans représente une manne financière qui peut atteindre 50 millions d’euros par an, pour les passeurs.

Dans cette région que les migrants traversent depuis la Grèce ou la Turquie, dans le but d’atteindre l’Europe de l’Ouest, les principaux lieux de trafic sont les zones frontalières.

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Dans le détail, l’organisation décrit un système qui reposent sur trois types de passeurs : les “fixers”, les “gatekeepers” et les “package dealers”. Les premiers désignent principalement des taxis – officiels ou non – qui transportent les migrants depuis le point d’entrée d’un pays vers la capitale ou bien vers une zone frontalière.

À l’échelle de tous les trafics, leur activité est celle qui génère le moins d’argent. Il faut par exemple compter 100 à 300 euros pour rejoindre le canton d’Una sana, dans le nord de la Bosnie-Herzégovine, depuis la frontière du Monténégro.

Les “gatekeepers” sont chargés de l’étape suivante. Ils “ouvrent la porte du pays suivant le long du parcours, le plus important étant l’entrée dans un pays [de l’Union européenne], comme la Croatie ou la Hongrie”, affirme le rapport du GI-TOC.

Parmi les “gatekeepers”, on trouve aussi bien des locaux ayant une bonne connaissance de la zone que des membres des communautés auxquelles appartiennent les demandeurs d’asile. Les sommes en jeu sont déjà bien plus élevées. (…)

InfoMigrants

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