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Dans le 15e , entre le marché aux puces et la toute nouvelle station de métro Capitaine Gèze, s’étend le royaume des vendeurs à la sauvette, persistant casse-tête institutionnel. Simple aubaine pour les uns, indispensable pour les autres, il est menacé par la requalification en cours des Crottes et de la Cabucelle.

Le week-end, les étalages de ces puces informelles prennent leurs aises sur un long tronçon de la rue de Lyon, d’un côté, et jusque devant la Plateforme du Bâtiment, sur l’avenue des Arnavaux, où un autre marché, celui du travail au noir, s’est ancré, de l’autre. Déplacée de la trop centrale Porte d’Aix, depuis plus de deux décennies, une activité intense s’y est développée, débordant sur les voies de circulation comme de tout cadre légal.

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En plus de contrôles réguliers, depuis février 2011, quatre opérations mobilisant des policiers de la division Nord, de la Direction départementale de la sécurité publique et des CRS y ont été menées avec les services de la Métropole et de la Ville. Elles sont conduites pour «lutter contre la vente à la sauvette, le vol, le stationnement illicite et les trafics en tous genres avec des enlèvements de véhicules et d’ encombrants, des interpellations… », précise la préfète de police Frédérique Camilleri, déterminée à les reconduire. Les effets répressif et dissuasif semblent peu efficients. Sans cesse repoussé aux confins de la ville, le marché persiste, par nécessité.

La Marseillaise


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