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Dans une tribune publiée dans le JDD, 382 élus de toutes sensibilités, mais pour beaucoup issus des rangs de la droite, applaudissent le tour de vis sanitaire donné lundi par Emmanuel Macron. Mais pas seulement. “Sur le plan économique, nous partageons également les orientations annoncées, la priorité donnée au travail, à la production et au mérite“, ajoutent-ils. C’est donc désireux “d’agir ensemble pour la France” que ces élus locaux affirment soutenir “les actions que vient d’annoncer” le chef de l’État.

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Notre conviction est que nous vivons un moment de bascule comme l’Histoire en offre parfois. ” affirment les signataires.

Parmi les signataires, nombre de maires de droite qui avaient déjà fait mouvement vers le Président : Christian Estrosi (Nice), Christophe Béchu (Angers), Karl Olive (Poissy), Caroline Cayeux (Beauvais). Mais d’autres viennent se greffer à ce courant tenté de longue date par le macronisme : le maire de Toulouse, Jean-Luc Moudenc ; celui de Limoges, Émile Roger Lombertie ; Stéphane Beaudet, vice-président du conseil régional d’Île-de-France, dirigé par Valérie Pécresse ; la présidente du département des Bouches-du-Rhône, Martine Vassal ; ainsi que ses homologues de Seine-Maritime, de la Réunion ou de Guadeloupe. À noter : le maire du Havre, l’ancien Premier ministre Édouard Philippe, sollicité, n’a pas signé ; mais plusieurs de ses proches l’ont fait. […]

La pêche, en réalité, se révèle un peu moins fructueuse à gauche, même si parmi les prises figurent les maires PS de Dijon et de Créteil, François Rebsamen et Laurent Cathala. C’est donc d’abord en direction de la droite que “la poutre travaille” toujours, selon l’expression utilisée par Édouard Philippe pour indiquer que la recomposition politique engendrée par l’élection de Macron n’était pas terminée. De fait, les stratèges de la Macronie persistent à creuser le sillon tracé en 2017. Mais, désormais, sur la base d’un double constat : la faiblesse de La République en marche, la formation présidentielle, constatée à l’occasion des régionales de juin ; le rejet croissant par l’opinion de la forme partidaire.

Nombre de proches du chef de l’État caressaient, depuis un ou deux ans, l’ambition de bâtir en vue de 2022 une grande “confédération” macroniste, sur le modèle d’une UDF 2.0 : agréger une kyrielle de groupuscules, d’Agir (l’aile droite de la majorité) à Territoires de progrès (son aile gauche) autour d’un môle central, LREM, et de son allié puissant, le MoDem de François Bayrou, afin de ratisser le plus largement possible. Ils ont donc changé leur fusil d’épaule pour miser non sur une formation politique, mais sur un seul homme : le Président. […]

Texte de la tribune

le JDD


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