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Elle combat l’islamisme sur son sol mais ménage les talibans. La Chine se tient prête à un retour au pouvoir des “étudiants en religion” en Afghanistan, dont elle redoute l’influence potentielle sur les musulmans chinois. Si la Chine se rapproche des islamistes afghans, c’est aussi parce qu’elle entend sécuriser ses liens économiques avec les Afghans.

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Le départ des troupes américaines, fixé par le président Joe Biden au 31 août, est lourd de menaces pour l’Afghanistan, où les talibans affirment contrôler désormais 85% des districts du pays. Pékin, qui a qualifié “d’irresponsable” le retrait américain, craint par dessus tout une guerre civile à outrance chez son voisin, quitte à préférer le retour à la stabilité qu’apporterait une victoire talibane.

“Pour la Chine, le risque ne vient pas de qui détient le pouvoir en Afghanistan, mais du risque d’instabilité persistante dans ce pays”, reconnaît Fan Hongda, spécialiste du Moyen-Orient à l’Université d’études internationales de Shanghai.

Collaboration contre les séparatistes ouïghours en échange d’investissements ? Les talibans semblent prêts à accepter le marché. “Si un pays veut exploiter nos mines, il est le bienvenu”, assure depuis le Qatar le porte-parole des insurgés, Suhail Shaheen, interrogé par l’AFP sur la position chinoise.

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