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La CEDH avait appelé la France à ne pas franchir la ligne rouge en matière d’expulsions. A savoir : ne pas tenir compte des risques encourus par l’individu renvoyé dans son pays. Sur ce dossier, le cas du Tchétchène Magomed Gadaev avait alerté les associations de défense des droits de l’homme. L’ONG russe Memorial affirme ce jeudi que ce ressortissant récemment expulsé de France vers la Russie y a été condamné à un an et demi de prison.

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Magomed Gadaev, un opposant au dirigeant tchétchène Ramzan Kadyrov, a été expulsé le 9 avril, le ministère français de l’Intérieur assurant que l’intéressé entretenait des « liens de longue date avec la mouvance islamiste et du djihad international ». Mais cette expulsion avait été vivement condamnée par des organisations de défense des droits humains, arguant que Magomed Gadaev risquait d’être torturé, voire exécuté illégalement en Tchétchénie. D’ailleurs, des médias avaient rapporté que ce dernier avait été enlevé peu après son arrivée sur le sol russe.

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Les autorités tchétchènes affirment avoir trouvé une arme appartenant à Magomed Gadaev « dans le grenier de la maison de son père » en Tchétchénie, a affirmé Oleg Orlov. « Il n’avait aucune arme, cela faisait longtemps qu’il n’était plus en Russie », affirme Oleg Orlov, dénonçant une « falsification ». Magomed Gadaev a obtenu en 2010 le statut de réfugié en Pologne, puis s’est rendu en France en 2011 où il a été « fiché S » dès son arrivée, « en raison de son passé militaire » selon son avocat en France.

Le Parisien


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