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Un visa est distribué à 600 Afghans employés de structures françaises ou francophones, qui souhaiteraient quitter leur pays, en proie à la violence.

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Officiellement, la France dément le départ prochain de sa représentation diplomatique. Mais la fermeture de l’ambassade, à l’instar de plusieurs autres, est un secret de polichinelle confirmé par plusieurs sources, et dont la nouvelle s’est étendue à Kaboul.

Depuis les manifestations antifrançaises qui ont éclaté en Afghanistan et au Pakistan en réaction au discours d’Emmanuel Macron, après l’assassinat du professeur Samuel Paty, interprétées par les extrémistes de ces pays comme une condamnation de l’islam, les employés d’organismes français se disaient particulièrement menacés. Il y a quelques mois, certains avaient adressé une lettre en ce sens à l’ambassade française. « Je ne sais pas si c’est cette lettre qui a convaincu M. l’ambassadeur de nous évacuer du pays. Quoi qu’il en soit, je l’en remercie », témoigne un autre Afghan ayant rejoint la France.

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Demeure pourtant l’angoisse d’un futur incertain : « L’ambassadeur nous a dit que la France nous soutiendrait jusqu’à huit mois après notre arrivée, mais qu’on n’avait pas le droit de travailler ni d’étudier avant que notre demande d’asile soit acceptée », relate un bénéficiaire qui a souhaité conserver l’anonymat. « Et après ? Qu’est-ce que je vais faire, est-ce que je vais trouver un métier ? »

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Les talibans ont ouvertement répété, au fil des ans, que quiconque travaille ou a travaillé pour une organisation, armée ou gouvernement étrangers, est un traître à la nation et doit être puni. Les autres factions extrémistes qui pullulent en Af­ghanistan, à l’instar du groupe État islamique, voient d’un œil tout aussi mauvais les collaborateurs des « envahisseurs étrangers ».

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Le Figaro


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