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Le 7 mai, dans le pays de Pontivy, un homme de 31 ans se rend dans la maison de son ex-conjointe, dans l’espoir d’obtenir une attestation d’hébergement pour régulariser sa situation. D’origine algérienne, il est sommé de quitter le territoire, assigné à résidence et déjà interdit de voir son ex et le fils de celle-ci.

Il s’est introduit « en mettant le pied dans la porte », rappelle la présidente, car le fils de 13 ans, seul, ne voulait pas le laisser entrer. Le prévenu nie encore. En attendant le retour de la mère, il confisque le téléphone du jeune et lui montre des images pornographiques avec le sien. « Je voulais lui montrer l’attestation », tente-t-il.

Les assesseurs énumèrent les recherches sur son portable : « Amateur porno français, bonne blonde française, partouze dingo entre Français, partouze française avec bombes », c’est une considération que vous avez des femmes françaises, toutes des putes ? », demandent-ils. « Je les respecte », répond le prévenu.

Lorsque la victime arrive, l’homme la surprend et lui saisit son téléphone. « Il m’a jetée sur le canapé et m’a étranglée », raconte la victime. Lui conteste, comme il nie d’autres violences par le passé « parce que je refusais d’avoir des relations sexuelles », explique la victime.

Elle signe le papier et l’homme lui demande 150 € « pour manger ». Elle le conduit jusqu’à un distributeur à Pontivy et dit qu’il lui a tiré les cheveux et provoqué des embardées. Pendant ce temps, le fils, resté à la maison, colle une affiche à la fenêtre pour appeler à l’aide.

Le tribunal a condamné le trentenaire à 18 mois de prison ferme s’il reste sur le territoire et à payer 1000 € à son ex-conjointe et autant à son fils pour le préjudice moral subi. Il lui est interdit de prendre contact avec eux, de venir en France pendant dix ans, d’exercer une activité en lien avec des mineurs. Il est inscrit au fichier des délinquants sexuels.

Le télégramme


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