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L’État consacrerait au moins 160 milliards d’euros par an pour régler les factures liées à la sous-traitance de ses missions. Une situation dont les proportions inquiétantes sont dénoncées dans une récente note par une centaine de cadres et d’agents publics, dont certains travaillent dans les administrations les plus prestigieuses.

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Une politique dictée par un raisonnement financier, et symbolisée notamment à l’époque du président Sarkozy par le non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux, qui conduit pourtant à un paradoxe. Faute de trouver les compétences en son sein, l’État est obligé d’embaucher à l’extérieur, à l’instar de consultants spécialisés dont le coût peut s’élever à 1.500 euros hors taxe par jour. Financièrement, le recours à la sous-traitance contredit alors l’objectif initial de réduction des coûts.

Au-delà de ce paradoxe financier, la puissance publique s’est progressivement retrouvée dépossédée d’une connaissance fine de certains métiers. Elle est aujourd’hui “incapable de mettre en œuvre de façon autonome nombre de ses politiques publiques”, appuient les auteurs. C’est donc tout un capital immatériel, tout un savoir-faire que l’État a perdu au fil des ans. Et l’exemple récent du contrat passé avec le cabinet de conseils McKinsey pour le pilotage de la stratégie de vaccination contre le Covid-19 en est une bonne illustration. […]

Capital


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