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Philippe Corcuff, maitre de conférences de sociologie politique à l’Institut d’études politiques de Lyon, publie «La grande confusion: Comment l’extrême-droite gagne la bataille des idées».

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Universitaire, il a également un long parcours militant à gauche : Parti socialiste, Ligue communiste révolutionnaire, Nouveau Parti anticapitaliste, Les Verts, Mouvement des citoyens et Fédération anarchiste.

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Présentation de l’éditeurÀ travers une cartographie précise, exhaustive et référencée des débats idéologiques actuels, Philippe Corcuff montre comment l’extrême droite parvient à imposer ses haines et ses obsessions au cœur du débat public. Il dresse pour cela un vaste panorama des idées politiques en vogue dans la France contemporaine. D’Éric Zemmour à Frédéric Lordon en passant par Michel Onfray, Emmanuel Macron et Jean-Luc Mélenchon.amazonPrésentation de l’éditeur :Présentation de l’éditeur :

C’est avant tout une boussole que nous tend Corcuff : notre époque est traversée par des vents violents. Comment y voir plus clair dans le brouillard confusionniste ? Un livre qui va sans nul doute faire le buzz par sa charge explosive et la liste des discours et personnalités finement cités. (amazon)(amazon)

Extraits de la critique de l’ouvrage par Kévin Boucaud-Victoire dans Marianne :

Quel est le point commun entre l’écrivain théoricien du “grand remplacement” Renaud Camus, le polémiste national-socialiste Alain Soral, Éric Zemmour, le philosophe Jean-Claude Michéa, l’économiste Frédéric Lordon, l’éditorialiste Jacques Julliard, Jean-Luc Mélenchon, les Gilets jaunes, l’agitateur Juan Branco, Charlie Hebdo, la militante décoloniale Houria Bouteldja, Michel Onfray, le collectif libertaire technocritique PMO, ATTAC, le journaliste Daniel Schneidermann, le décroissant Vincent Cheynet, ou encore Les Guignols de l’info ? Tous contribuent ou ont contribué, à leur manière, à l’”extrême droitisation” de la France. C’est du moins la thèse ambitieuse – à défaut d’être pertinente – du dernier livre du politologue Philippe Corcuff.  […]

L’imposant livre de Corcuff – près de 700 pages et un travail bibliographique impressionnant, pour un résultat déplorable – se donne pour objectif de comprendre les mécanismes permettant à l’extrême droite de remporter la bataille des idées, afin de lui opposer une “gauche d’émancipation”.[…]

Le mouvement des Gilets jaunes, réunissant de simples citoyens souvent méfiants à l’égard du clivage gauche/droite et difficile à placer sur un échiquier politique, donne un exemple presque chimiquement pur de confusionnisme. Nuancé, Corcuff nous avertit qu’il ne considère pas “ce mouvement comme principalement d’extrême droite ou “rouge-brun”, contrairement au philosophe Bernard-Henri Lévy ou au cinéaste Romain Goupil, habitués des interventions médiatiques manichéennes.” Nous voilà bien rassurés ! Pourtant, il estime quand même qu’il a favorisé l’extrême droite, comme le prouvent les résultats des élections européennes de 2019. […]

Au fur et à mesure du livre, on se rend compte que toute personne qui n’adhère pas au catéchisme pur de la gauche, à savoir un antilibéralisme économique couplé à un libéralisme culturel – une “double pensée” dont Orwell et Michéa ont pourtant montré le caractère contradictoire –, participe à “l’extrême droitisation” de la société, telle qu’elle est perçue par l’auteur. […]


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