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Après l’emplacement de la statue du pape Jean-Paul II, c’est un nouveau bras de fer qui a surgi à Ploërmel (56) avec la laïcité en toile de fond… Cette fois, c’est le lieu où se tiennent les conseils municipaux et communautaires qui sert de pomme de discorde. Les derniers ont eu lieu dans un amphithéâtre du collège Sacré-Cœur.

« Avec le renforcement des mesures de distanciation. J’ai donné aux élèves la possibilité de manger à la salle des fêtes, où se tenaient les conseils (…) pour permettre d’appliquer les normes sanitaires. Le maire a donc cherché une solution de repli : « Le directeur m’a gentiment proposé de mettre à disposition leur amphi, très pratique, car déjà équipé en matière de sono, visio et vidéoprojecteur ». (…)

Des « citoyens » ne l’ont pas entendu de cette oreille (…) en envoyant un communiqué envoyé aux rédactions signé « Louise Michel », du nom de l’institutrice anarchiste et féministe qui s’est illustrée pendant la Commune de Paris et un courrier envoyé en préfecture dénonçait une atteinte à la laïcité, qui est « devenue un principe à valeur constitutionnelle ». Il notait la présence d’une croix dans cet amphi, or « le principe de laïcité interdit la présence de crucifix ou autres symboles religieux dans les bâtiments publics où se réunit le conseil ». (…)

(…) Alerté, le maire de Ploërmel, Patrick Le Diffon, a décidé de déménager les prochains conseils, prévus lundi 22 et mardi 23 mars : « Face aux recours potentiels, je préfère les transférer au gymnase Henri Bajeot ». Un rétropédalage qu’il regrette toutefois, contraint par quelques « esprits chagrins » : « Il va falloir acheter du matériel et de la moquette pour protéger le revêtement, ce seront des frais supplémentaires pour la collectivité ».

Le télégramme

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