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L’animateur a signé la pétition contre le projet immobilier prévu sur le terrain d’une maison de style Napoléon III à Meudon, dans les Hauts-de-Seine. Il s’alarme contre les menaces réitérées envers le patrimoine francilien.

Il ne décolère pas. Stéphane Bern fait partie des signataires de la pétition de l’historien d’art François de Vergnette contre le projet immobilier prévu sur le terrain devant une maison de style Napoléon III rue Marcellin-Berthelot à Meudon, dans les Hauts-de-Seine. L’animateur de « Secrets d’histoire », « Monsieur patrimoine » du gouvernement, s’alarme des menaces répétées contre le patrimoine francilien.

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Comment avez-vous entendu parler du projet immobilier sur le terrain de la maison de style Napoléon III à Meudon ?

STÉPHANE BERN. Par les réseaux sociaux et ceux qui m’alertent à chaque fois que du patrimoine est en danger. L’historien Didier Rykner, grand défenseur du patrimoine, a rédigé un article dans La Tribune de l’art à ce sujet. Monsieur de Vergnette m’a également écrit en me demandant mon soutien. Cette maison raconte l’histoire de l’industriel Charles Schacher mais aussi celle du XIXe siècle, avec un ensemble historique et architectural remarquable qu’on ne peut pas biffer d’un trait de plume au nom d’intérêts financiers. J’en ai marre qu’on détruise le patrimoine pour offrir des terrains aux promoteurs, qui n’en ont rien à faire de notre pays et veulent juste faire de l’argent.

Avez-vous échangé avec le maire ?

Je l’ai alerté sur les réseaux sociaux. Ce qui m’amuse, c’est que depuis qu’il m’a vu signer la pétition, il cherche à me joindre par un de mes amis. Je n’ai aucun problème à le rencontrer. Si je le vois, je lui dirai que c’est mal. Pour tous les habitants de Meudon, c’est un crime de laisser faire ça. Je sais que la politique des maires, c’est de dire : On a besoin d’argent. Mais qu’ils gèrent mieux leurs finances! Une fois qu’on aura détruit cet ensemble, ce sera trop tard. J’ai réveillé en France une sensibilité pour le patrimoine parce que c’est de l’identité, de l’art… Alors, cela m’agace que des maires disent : Ce n’est pas grave.

(…) Le Parisien


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